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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 10:07
Exposition Aardman L'art qui prend forme, à Art Ludique - Le Musée

Ce samedi, nous sommes allés à Art ludique - Le musée, sur le quai d'Austerlitz, dans ce Paris de bâtiments modernes et froids. Objectif, l'exposition sur le studio Aardman, du nom d'un personnage créé par une petite équipe britannique dans les années 1970, qui connaîtra la célébrité avec Wallace et Gromit. Le studio expérimente une grande diversité de techniques, dont celle de stopmotion (illusion du mouvement à partir de prises de vues figées - par exemple avec des personnages en pâte à modeler), et décroche plusieurs contrats avec les différentes chaînes télé de la BBC. De notre côté de la Manche, beaucoup de leurs productions nous sont inconnues, mais en longs métrages on peut citer Chicken Run et Wallace et Gromit: Le mystère du lapin-garou, que j'avais été voir au cinéma, il y a une dizaine d'années, et, depuis le 1er avril dernier dans les salles, Shaun le mouton.

L'exposition est dense, avec de nombreux dessins, croquis, concept arts, projections d'extraits des productions du studio, et surtout les figurines et les superbes décors utilisés pour plusieurs de ces films (en particulier de Pirates ! Bons à rien et mauvais en tout). La richesse des détails et le mélange de réalisme et de loufoque des univers créés émerveillent. Le commentaire de l'audioguide et les textes affichés sont instructifs et savent ne pas noyer dans trop d'informations.

Deux regrets (et demi) quand même:

  • le prix (15,5€ en plein tarif),
  • l'absence de regard critique/analytique (l'exposition pourrait figurer dans le musée du studio - elle manque en fait d'avis extérieurs, qui n'ont pas besoin d'être négatifs, mais qui contribueraient à éveiller l'attention sur des points qui auraient pu échapper aux artistes eux-mêmes),
  • et l'affluence (demi-regret car un samedi en plein milieu d'après-midi est forcément un horaire de pointe !).
Photos extraites du site de l'exposition (http://artludique.com/aardman.html)
Photos extraites du site de l'exposition (http://artludique.com/aardman.html)
Photos extraites du site de l'exposition (http://artludique.com/aardman.html)

Photos extraites du site de l'exposition (http://artludique.com/aardman.html)

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 18:47
Norman sur scène, à la Cigale

Quel internaute français de moins de 30 ans ne connaît pas Norman ? Norman fait des vidéos, donc, pour ceux qui ne connaissent pas, et ce depuis 4 ans, et ses petits films humoristiques ont rencontré un immense succès sur YouTube.

Comme il le reconnaît lui-même, et cherche aussi un peu à en sortir, son public est majoritairement plus jeune que lui (il a 27 ans, ses fans commencent à 7 ans et ont probablement en moyenne moins de 20 ans). Question de générations ? D'habitude de consommation d'Internet plutôt...

Quoi qu'il en soit, le jeune homme a décidé de passer sur scène, "in real life" comme on dit. Il est à la Cigale depuis le début du mois, où il joue à guichets fermés, avant une grande tournée. Nous y étions mercredi soir, en présence d'une salle en effet plutôt plus jeune que nous ! Heureusement, nous n'avons pas eu l'impression de manquer de "références" pour comprendre l'humour de Norman, qui porte notamment sur les transports d'Île-de-France (un thème commun à sa première partie, Noman Hosni), les nouvelles technologies, les Chtis, les bobos, les stages, les relations de couple bien sûr... C'est drôle et bon enfant, avec quelques fragments scatologiques probablement inévitables. Norman s'en sort bien dans un contexte miné.

En effet, comme je n'assiste pas souvent à des shows d'humoristes, je ne me pose pas souvent la question, mais il est vrai qu'il doit être aujourd'hui particulièrement difficile de faire rire sans blesser. Se moquer oui, si c'est de soi. Mais pas des autres, tant nos identités (et l'estime de soi) sont fragiles dans notre société en grave crise. Quand des jours meilleurs arriveront, il sera sûrement plus facile de supporter des blagues qui resteront bienveillantes. Mais aujourd'hui, l'humoriste fait sûrement plus de bien en étant prudent qu'en étant impertinent.

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 10:52
Photos Alexandre Galliez (http://7doigts.com/fr/spectacles/24-cuisine-confessions)
Photos Alexandre Galliez (http://7doigts.com/fr/spectacles/24-cuisine-confessions)Photos Alexandre Galliez (http://7doigts.com/fr/spectacles/24-cuisine-confessions)
Photos Alexandre Galliez (http://7doigts.com/fr/spectacles/24-cuisine-confessions)Photos Alexandre Galliez (http://7doigts.com/fr/spectacles/24-cuisine-confessions)

Photos Alexandre Galliez (http://7doigts.com/fr/spectacles/24-cuisine-confessions)

On peut en faire, des choses, dans une cuisine. Préparer à manger, bien sûr, manger aussi, parler, partager des moments heureux ou plus tristes, draguer, rire... mais y installer un cirque, c'est plus inhabituel.

C'est l'excellente idée de la compagnie Les sept doigts de la main, avec le spectacle Cuisine et confessions, une coproduction franco-canadienne, qui a des saveurs d'auberge espagnole et donc de cirque. Un mélange très original entre numéros de cirque dans un décor de cuisine, théâtre et performance interactive puisque le public est invité à casser des oeufs d'une seule main, à faire connaissance autour de quelques olives, à minuter la cuisson d'un gâteau, puis à goûter omelettes, pâtes et gâteaux confectionnés sur scène, pendant le temps du spectacle. Les artistes jonglent, bondissent, se contorsionnent, jouent avec un mât chinois... Et ils se confient, tant il est universel et vrai que la cuisine est le premier lieu où l'on se raconte et où l'humanité se retrouve. Un espace convivial où se joue tellement d'essentiel...

Cuisine et confessions est donc un spectacle complet, impressionnant et touchant, parfois grave, très souvent drôle. Une occasion de sortie originale, qui émerveille.

(Pour la voir dans les prochaines semaines, soyez bretons. Ou russes.)

Bande-annonce du spectacle

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 13:45

Ce n'est pas parce que l'on passe deux semaines au Japon, dont on ne parle pas la langue, que les opportunités de spectacle vivant manquent. Le 19 juillet dernier, nous avons assisté à une des représentations de Gear, un spectacle non-verbal, au Art Complex 1928, dans le quartier de Gion. Les organisateurs s'y connaissent en communication, puisque nous avons découvert cette possibilité par des tracts en anglais déposés à l'Office du Tourisme de la gare de Kyoto, des tracts qui mentionnent que la langue ne sera pas un problème et que malgré l'absence de mots, il y a quand même une histoire !

Soit, dans le futur, une usine de jouets tenue par des roboroïdes (des robots assez proches des êtres humains). L'usine n'est plus exploitée mais les roboroïdes l'ignorent. Soudain, une poupée surgit, une de celles qui sortait des chaînes de montage de l'usine. Cette poupée s'anime et interagit avec les roboroïdes... Mais l'usine, à l'abandon, se révèle dangereuse. Voilà pour la trame.

Le spectacle est composé de performances d'un contorsionniste, d'un breakdancer, d'un magicien, d'un jongleur, et donc de la "poupée". C'est drôle, très bien construit, dans des décors superbes et de géniaux accessoires, impressionnant... Ni vraiment du théâtre/mime, ni série de numéros de cirque, c'est original et les 90 minutes passent vite.

Pour en savoir plus, le site (en anglais), et un mini-clip de la version 3.50 (oui... mais nous on a vu la 3.70 !!!)

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 21:36

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Un spectacle de danse classique chinoise ? Je n'y aurais pas pensé tout seul, mais c'est l'une des multiples raisons pour lesquelles la vie se partage à plusieurs ! Hier vendredi, direction le Palais des Congrès à la Porte Maillot pour une soirée qui s'ouvre par un sourire: l'insistance des présentateurs chinois à rappeler l'interdiction de photographier ou de filmer au nom du droit d'auteur, ça vaut son pesant d'ironie ! Près d'une quarantaine de danseurs (en général, les tableaux alternaient entre une vingtaine d'hommes et une vingtaine de femmes), et un orchestre de type symphonique, ça fait de l'effet. Les prouesses "gymnastiques" des danseurs sont bluffantes. Avec les costumes, très soignés et toujours très bien utilisés/mis en valeur, les chorégraphies sont très belles.

 

Quelques bémols, néanmoins. D'abord, même si je m'y attendais, le kitsch des images projetées en décor (en particulier des couleurs inutilement "fluos"; un peu plus de sobriété n'aurait rien fait perdre au plaisir visuel). Ensuite, alors que j'avais entendu maintes et maintes fois que le mode de pensée asiatique (et chinois en particulier) était tout en détours et en subtilités, les messages politiques de la troupe étaient très explicites; le public était à mon avis suffisamment intelligent pour percevoir les mêmes idées avec davantage de poésie (remarque nécessaire: la troupe est basée à New York; membre de la diaspora chinoise, elle exprime une conscience en faveur de la liberté de conscience légitime). Enfin, la musique qui accompagnait les tableaux était beaucoup plus "classique occidentale" que "traditionnelle chinoise", ce qui est là encore étonnant alors que les affiches et les maîtres de cérémonie répètent les "5000 ans de civilisation chinoise" du spectacle...

 

Pour finir quand même, quelques tableaux "coups de coeur": Les moines Shaolin, la danse du bol de Mongolie, et les trois premiers tableaux de la deuxième partie: Les fleurs du ciel, La moisson joyeuse, et Le voyage de l'empereur vers la Lune. Ce dernier était suivi d'un duo erhu-piano de toute beauté.

 

 

 

Pour en savoir plus: site officiel de la compagnie

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 19:17

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Des places gratuites, une proposition de Sophie... Va pour Un conseil très municipal ce dimanche soir, dans une petite salle du deuxième arrondissement, le Théâtre Mélo d'Amélie. A la fin, l'un des comédiens précise: "la pièce a été écrite en 1985 par Christian Dob, c'était une farce... aujourd'hui c'est un documentaire !" 25 ans après, avec une "re-masterisation", les textes comprennent la main de Thierry Henry, les talonnettes offertes par le Président, les postures de Ségolène et autres adaptations.

 

Le public est impliqué: un des spectateurs devient le journaliste PQR craint (?) par tous les conseillers; une autre reçoit la médaille de la commune pour avoir tricoté des maillots pour l'équipe de foot; onze (dont moi) reçoivent des questions à poser à la municipalité (je me plains de crottes sur mon trottoir, provenant des caniches de la conseillère d'opposition...).

 

Le Conseil, c'est le Maire (imitant Chirac, Balladur, et tant d'autres), son adjoint, la conseillère d'opposition, un conseiller présent virtuel car occupé par les majorettes, et le secrétaire de mairie, caricature pas tendre de la fonction publique territoriale. L'ordre du jour comprend le vote du budget de la culture, le tracé d'un square, la transformation du Plan local d'urbanisme, les questions écrites, les questions orales, etc. On s'y croirait donc.

 

Un texte sans prétention bien pensé, de bons acteurs, et une mise en scène efficace. Une sortie pas prise de tête, qui correspond bien à la saison !

 


Pour en savoir plus:

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 22:39

Ce jeudi soir, peu avant que l'équipe de France de football ne se fasse éliminer (ou tout comme) de la Coupe du Monde, il y avait foule au Musée d'Orsay, pour l'un des derniers jeudis de l'exposition "Crime et châtiment", voulue par Robert Badinter et originellement prévue pour le Louvre apprendra-t-on par la suite. Jeudi c'est nocturne, et c'est aussi le seul créneau "hors horaires de bureau" pour la visite avec conférencier. L'occasion d'une sortie entre collègues de PRSF et quelques amis, qu'on a réussi à organiser et c'était vraiment une bonne chose !

 

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Image extraite du site du Musée d'Orsay

 

Pendant 90 mn, la conférencière nous éclaire tant sur le thème que sur les oeuvres, sans oublier la muséographie, et c'est tant mieux car pour les visiteurs individuels sans guide, les explications sont sybillines ou pour le moins vraiment concises.

Aurait-on remarqué que face à une Crucifixion (qui avait elle-même une tonalité "souffrance" plus que "rédemption") était accroché un tableau représentant Hitler aux enfers, pour montrer le référentiel religieux difficilement évitable ?

Aurait-on saisi les enjeux derrière les figures de "la" criminelle, avec les attributs variés de la sorcière, de la femme fatale, de l'hystérique ?

Aurait-on su que la guillotine exposée avait disparu des mémoires et qu'il a failli falloir ressortir une des guillotines démontées et ultra-marines du Musée national des prisons de Fontainebleau ?

Aurait-on prêté autant d'attention à ces dessins de Victor Hugo où la tête d'un guillotiné rebondit et percute le spectateur, à l'image d'un ballon de foot allemand ou mexicain contre les filets du but adverse ?

Aurait-on su qu'à l'origine de la chaise électrique instrument de mise à mort ET du verbe "galvaniser", il y a l'invention d'un certain Galvani censé guérir via l'électricité ?

Aurait-on autant frissonné devant une machine inspirée de l'imagination de Franz Kafka, d'une sophistication malheureusement toujours plus grande dans "la mise à mort dans la souffrance" ?

L'exposition comprend également des tableaux de Géricault, David, Munch, Picasso; la porte d'une cellule de condamnés à mort; des textes de Victor Hugo, d'Alexandre Dumas; des installations y compris une de Warhol, des archives de journaux (la thématique du lien entre presse de masse et crime est étourdissante de perspectives; il en est de même pour les liaisons dangereuses entre science et crime)...

 

Au final, on est encore plus convaincu de la complexité de la notion de justice entre êtres humains. En conséquence, de l'absurdité de la peine de mort. Son abolition est un acquis fragile à préserver, et surtout à partager.

 


Quelques liens intéressants:

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 22:55

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Mercredi soir, c'est la "première" de Combat de nègre et de chiens au Théâtre national de la Colline. La pièce a été créée à la fin des années 1970 et a été jouée à New York et dans plusieurs villes de France. Je n'en avais pas entendu parler, un de mes amis, cultivé, pense même l'avoir vu il y a quelques années...

 

Le pitch est intéressant. Sur un chantier géré par des "Blancs" en Afrique, le frère d'un ouvrier vient chercher le corps de son frère, accidenté. Mais le chef de chantier lui demande de revenir le lendemain. Il est lui-même occupé par l'arrivée d'une femme qu'il a séduit lors d'un passage en Europe; elle a accepté de le suivre en Afrique, mais bien sûr n'y connait rien. Le contremaître, lui aussi européen se réjouit de l'arrivée d'une femme pour "égayer" les derniers jours du chantier, dont la fermeture est annoncée. Une pièce sur une communauté recroquevillée sur elle-même, sur l'identité, sur les inégalités dans le monde... oui, ça promettait !

 

combatnegre1.jpgPhoto extraite du livret-programme.

 

Mais je n'ai pas compris la pièce... comme pour Les Justes , la fin fut un soulagement. Mais à la différence de la pièce de Camus, ni les acteurs ni la mise en scène sont en cause. J'ai été perturbé par les personnages; que je ne les ai pas apprécié, c'est normal, ils sont plutôt difficilement supportables; que je ne les ai pas saisi, ça m'embête plus. Autre problème, malgré les phrases du livret-programme vantant l'évidence d'un propos plus universel que l'histoire d'un petit chantier en Afrique, je n'ai pas réussi à appréhender la dimension générale de l'intrigue. Vu la force des applaudissements à la fin, j'ai dû manquer quelque chose... Quoi ? Et puis la pénibilité des 2 heures passées m'a poursuivi pendant la nuit :(

 


Pour en savoir plus:

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 22:51

Parisien de naissance et de résidence depuis plus de 4 ans, je n'avais encore jamais visité le Musée d'Orsay. Une faute de goût, impardonnable pour certains, surtout que, comme beaucoup, j'apprécie bien les impressionnistes. En vacances, et resté à Paris quelques jours de plus que prévu (mais ce n'est pas plus mal), je me décide, et je prends directement l'abonnement MuseO, qui me donne accès au musée de façon illimitée pendant un an, pour 15 euros, y compris les expositions temporaires (j'ai donc laissé pour plus tard Crime et châtiment, visiblement prise d'assaut).

 

Bien sûr, j'ai admiré le lieu. Le bâtiment vaut en effet déjà lui seul la visite. Je prendrais le temps de lire un peu plus l'histoire de la gare détruite puis reconstruite puis devenue musée. En parlant architecture, une maquette longitudinale de l'Opéra Garnier est exposée, et m'étonne: la salle semble minuscule, par rapport à l'ensemble du bâtiment (les coulisses, les halls devant, les couloirs derrière...). Une réussite artistique sûrement, mais quand on pense à ce qu'on met aujourd'hui dans des espaces très exigus, on mesure l'évolution des préoccupations ! Enfin l'espace a toujours été un luxe et une expression de pouvoir.

 

sr_sendcard_4a151f3a61.jpgVue de l'allée centrale, source site Musée d'Orsay

 

Côté oeuvres, je vais commencer par les noms qui m'ont le moins plu: Bonnard, Vuillard, et puis Toulouse-Lautrec, ce dernier un peu difficile à aborder à mon goût.

 

Mais quel régal avec Sisley et ses teintes de bleus; Monet, ses cathédrales de Rouen et ses coquelicots; Degas, ses pastels et ses bronzes; Renoir; Cézanne; Van Gogh; Gauguin; les aspects "mosaïques" des toiles de Cross et de Signac; les boiseries de Charpentier et les meubles de Horta (ça m'a rappelé Bruxelles) ! Il y avait aussi les bronzes de Maillol (une collection bien plus riche que le MBA de Lyon), le réalisme de Courbet (y compris L'origine du monde, qui garde une part de scandale), les tableaux de Jacques-Emile Blanche (notamment un portrait fameux de Proust), quelques (trop rares) Mondrian...

 

A noter aussi l'intéressante exposition temporaire consacrée à Meijer de Haan, ami de Gauguin avec qui il collabora notamment à Pont-Aven. Les comparaisons entre quelques uns de leurs travaux respectifs sont judicieuses. L'exposition est peut-être l'une des raisons pour lesquelles j'ai beaucoup entendu parler néerlandais autour de moi pendant la visite...

 

sr_sendcard_b56fb30503.jpgAutoportrait de Meijer de Haan, source site Musée d'Orsay

 

Côté impressionniste, ma préférence va à Pissarro (voir le catalogue du musée le concernant, malheureusement que de la mauvaise définition d'image...), sans que je puisse vraiment expliquer pourquoi. La fraîcheur de ses couleurs, la légèreté de ses sujets, sa touche particulière... oui, j'aime beaucoup . C'était déjà le cas au Met', il y a deux ans.

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 23:26
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Bonne surprise, en découvrant la distribution complète ce soir: Emmanuelle Béart est l'une des actrices des Justes, d'Albert Camus, mis en scène par Stanislas Nordey.

Quand j'avais choisi cette pièce dans le programme de la saison, l'année dernière, la star ne figurait pas dans la liste provisoire des acteurs. J'avais été attiré par l'auteur et par le thème: parce qu'à part L'Etranger, étudié pour le bac de français il y a déjà dix ans (aaargh !), et malgré beaucoup de "sollicitations" (amicales, médiatiques), je ne connais rien de Camus; et puis parce que les sujets "révolutions russes", "terrorisme", "justice" m'interpellent particulièrement.

Donc de quoi s'agit-il ? L'organisation de combat du Parti socialiste révolutionnaire - nous sommes en Russie vers 1905 - projette d'assassiner le grand-duc, symbole du régime despotique. Qui lancera la bombe ? Les terroristes sont idéalistes, mais peuvent avoir des états d'âme. Une première tentative échoue: on ne va quand même pas tuer les neveux du grand-duc ! Mais l'opération a finalement lieu. La pièce suit les préparatifs, le déroulement, et les suites de l'attentat.

Le texte de Camus dépasse mes attentes; d'une très grande richesse, brassant une multitude de facettes de l'humanité, avec des formules chocs (je m'en souviens d'une: "Dieu sans les prisons ? Quelle solitude !"), qui me donnent envie de me plonger dans le livre, ce que je ferais probablement.

Mais la pièce est ratée. Indicateurs: le nombre élevé de départs de spectacteurs entre les différents actes; la brièveté des applaudissements à la fin, à peine polis (rien à voir avec les autres spectacles que j'étais venu voir, en particulier La Cerisaie de Tchekhov, ou encore La Pierre de Mayenburg, et dans une moindre mesure Notre Terreur). Causes probables ? Une diction catastrophique, forcée d'un bout à l'autre de la pièce. Une mise en scène pénible, très dépouillée mais sans intérêt avec des mouvements ou des stations franchement discutables. Un gâchis.

justes.jpgPhoto © Élisabeth Carecchio



Pour en savoir plus:
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