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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 23:20

Un billet que je comptais faire depuis un moment, et puis la miss l'a demandé, du coup je me permets de lui emprunter le titre.

 

401833_10152052367175413_235008666_n.jpgBelfort, mai 2012

Deux synodes (un synode est le rassemblement des délégués locaux à un échelon régional ou national dans les Eglises protestantes historiques, un peu le "Parlement" de l'Eglise). L'an prochain, les deux seront réunis en une seule Eglise. Emotions, donc, quand, signe d'un processus de rapprochement bien mené et aboutissant heureusement, l'un d'eux se dissout. Un demi-millénaire après la fin du monopole de l'Eglise catholique romaine sur la foi chrétienne en France, des frères luthériens et réformés (ou calvinistes) s'unissent enfin.

Pour moi, premier(s) synode(s). Une ville à parcourir, sous le soleil au moment opportun. Un fonctionnement à découvrir .Une atmosphère à apprécier (évidemment très sérieuse, mais avec aussi des temps pour rire). L'appréhension d'une autre dimension de l'Eglise, qui n'est pas une simple collection de communautés locales, mais un peu plus... Une grande famille, enfin, entre retrouvailles, "connaissances de nom", et rencontres nouvelles. 

"Reportage photos" ici.

 

251844_4138938632950_615360694_n.jpgTaizé, juin 2012

Il y avait eu une semaine, en avril 2005. Et l'envie de revenir. L'occasion est enfin arrivée. Semaine "creuse" pour la communauté, avec "seulement" un millier de jeunes.
Dans ma chambre, un autre Français, un Nigérian, un Coréen, un Hollandais, un Allemand...
Dans mon équipe de vaisselle, des Suédoises, des Britanniques, une Brésilienne, une Sud-africaine, un Danois, des Françaises...
Dans mon groupe de discussion (spécial "plus de 25 ans"), deux Suédois (un pasteur et un athée...), un Allemand, une Polonaise, une Britannique (puis trois)...

Taizé, c'est l'occasion de reprendre souffle. Avec un rythme de vie sain, autour de trois temps de prières (avant le petit déjeuner, avant le déjeuner, après le dîner), avec une hygiène de vie elle aussi basée sur l'essentiel, avec des temps de silence, des temps d'écoute, des temps de débats, des temps de jeux, des temps libres. L'occasion d'enfin tourner quelques pages que notre quotidien pré-Taizé retenaient. L'occasion, non pas tant d'approfondir sa foi, mais de la laisser rencontrer les certitudes et les doutes de jeunes du monde entier. L'occasion en somme de dénouer des blocages, de prendre un peu de recul, pour avancer.

Site de la communauté

 

540804_4175617236973_854695888_n.jpgMelun, juin 2012

Suivre un stage de formation BAFA, ou comment encore apprendre de nouveaux prénoms, et faire la connaissance de jeunes que je n'ai pas l'habitude de croiser; la plupart sortent du lycée. On est là pour apprendre quelques rudiments de réglementation concernant l'accueil collectif de mineurs, on est là aussi pour apprendre à fonctionner en groupe qui ne s'est pas choisi (mais qui évite les clashs, ce qui a détrompé les pronostics des formateurs), et enfin pour s'amuser, puisqu'il s'agit de préparer et de jouer les cobayes pour des animations pour des groupes d'enfants et d'ados (ça va de 3 à 17 ans). Des très bons moments, où il faut conjuguer bon sens, responsabilité d'adulte, et esprit d'enfant pour prendre du plaisir. Un cocktail assez enthousiasmant !

 

azeka5.pngIsraël, juillet 2012

Il fallait un grain de folie pour ce projet... Etudier la théologie, cela comprend l'étude de l'Ancien Testament et de l'histoire d'Israël au premier millénaire avant notre ère. Et on arrive assez logiquement à parler archéologie. Les efforts de notre professeur d'Ancien Testament ont fini par motiver un petit groupe de quatre étudiants, dont je suis, pour prendre part à une campagne de fouilles archéologiques en Israël. Le chantier est mis en place par l'Université de Tel Aviv, il rassemblera des étudiants du monde entier (essentiellement israéliens, anglo-saxons et allemands), et s'attaquera à Azéka, une butte qui a été coiffée d'une forteresse, et qui est mentionnée dans le célèbre épisode du combat de David contre Goliath. Mais je ne vous en dis pas plus, il y a un blog dédié, avec des informations préliminaires, et, très bientôt, des nouvelles du terrain !

C'est ici: http://ipt-azeka.blogspot.fr/

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 22:48

Sans le faire exprès, ce billet présente d'intéressants parallèles avec celui de septembre 2008. Il est vrai que mes passages à Lille sans activité pour l'association des Anciens sont (trop) rares. Néanmoins, quand je viens, comme ce samedi, j'ai la chance de bénéficier, que ce soit en septembre ou en mars, de rayons de soleil qui transforment la ville.

 

Comme tout Nordiste, le soleil doux (oui, 16°, ce n'est pas non plus écrasant) me donne des envies d'air. Pour ça, le Jardin des plantes est tout indiqué. Et puis, 10 ans après, reprendre le chemin du lycée Faidherbe (terminale + un mois de prépa en septembre 2001) - le Jardin est juste à côté du lycée -, a un petit goût de pélerinage pas désagréable. Au Jardin des plantes, quelques mères avec enfants, quelques jeunes couples, mais aucune foule. Quiétude, évasion... Les serres sont ouvertes, j'en profite pour changer de climat quelques minutes.

 

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Il est temps de regagner le centre. A pied, souvenir de manifestations, mais aussi l'occasion de prendre le temps, tellement rare à Paris ! Je déjeune avec Cyril, ancien du master suivi à Lille 2 en 2005-2006; gratins de pâtes et soupe au Toblerone... Qui devient quoi, études de théologie, cantonales en guise de conversation.

 

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Avec Lenka et Julien, que je connais par l'association des Anciens de Sciences Po, pause près de République, sur les bancs pris d'assaut par les promeneurs. Défile un cortège, pour le droit au logement. Passent de nombreux groupes de trois scouts chacun, vendant je ne sais plus quoi pour récolter des fonds contre la leucémie. Là encore, nous parlons religion, mais aussi un peu prison, avant de sprinter vers l'office du tourisme; comme il n'y avait plus de place pour la visite guidée du Vieux Lille à pied, nous nous étions rabattus sur le city-tour en mini-bus. C'est marrant de faire le tour des musts touristiques... et on apprend quelques infos, quand même. Je découvre l'existence du Palais Rameau, ou de l'église Sainte-Marie-Madeleine, désacralisée et servant de lieu d'exposition. Je ne savais pas non plus que Victor Hugo et Alexandre Dumas faisaient partie des officiels du voyage inaugural de la ligne Paris-Lille au milieu du dix-neuvième siècle, et qu'Hector Berlioz avait dirigé la partie musicale des festivités. La circulation de samedi après-midi ralentit le mini-bus, du coup c'est un peu longuet, mais... Nous parlons livres dans la Vieille Bourse. Lenka est, comme moi, en train de lire Don Quichotte !

 

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Samedi soir, la Cloche, sur la Grand'Place. Une Kriek. Un retour dans le passé. L'un de mes premiers contacts Nordistes était Jean, aux Assises jeunesse de l'Eglise réformée de France à Lyon en 2000; nous nous étions recroisés à deux-trois reprises, la dernière étant ma première braderie lilloise en septembre 2001. Grâce à F*cebook, nous avions renoué contact. Lui aussi "apprenti" théologien (il n'en est qu'à la thèse de doctorat...), nous n'avons pas manqué non plus de sujets de discussion. Impressions sur les études, travaux sur des sujets comme les communautés inclusives ou découverte d'églises atypiques dans les Flandres...

 

Enfin, nouveaux retours à la Vieille Bourse et en septembre 2001 (le mois de prépa à Faidherbe puis encore la magie du réseau social), pour retrouver Marie. Petite balade dans le Vieux Lille pour se mettre en appétit. La nuit tombée, les nuages reprennent leurs droits, et le début d'une averse nous fait rapidement fuir vers le sud, plus précisément un restaurant corse. I Muvrini en bande son, cadre cosy, filet de rouget - aubergines pour moi, assiette de charcuterie des montagnes corses pour elle... Des saveurs évocatrices ! Ne parle-t-on pas de Lille de beauté ? ;-)

 

Mais comme toute tradition doit être respectée, le dernier train pour Paris ne s'attrape qu'au prix d'un sprint entre le Vieux Lille et Lille Europe... Prochain voyage ? Ce sera avec la Carte Escapades, car oui, le temps passe !

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:26

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Le travail à la paroisse et les cours ont repris en début de semaine... et j'avais un peu oublié ce que représente un "atterrissage" après-camp, les jours qui suivent des moments très intenses avec un groupe donné. La transition n'est pas nécessairement facile.

 

Alors, bilan de cette semaine à Saint-Véran ?

En ski, j'ai appris, difficilement, à descendre des pistes vertes sans chute. Il a fallu toute la patience de Jean-Paul et de Chantal, plus quelques stratagèmes (l'emploi de mini-skis plutôt que de skis, l'abandon des bâtons) pour parvenir à ce résultat... Mais je n'en ai pas été dégoûté (pourtant, j'en ai mangé, de la neige !), et je pense qu'à l'occasion je pourrais même y prendre vraiment plaisir.

Côté animation, les debriefings de fin de camp sont très encourageants; j'ai su trouver la bonne position face à nos vingt jeunes âgés de 14 à 17 ans... Un art délicat, jamais acquis définitivement... mais j'ai bénéficié de conditions idéales (que ce soit avant le départ, mais aussi la composition du groupe). Je me suis découvert une patience plus grande que je ne croyais, certes avec ses limites, mais quand même !

Hormis le ski (et les raquettes le dernier jour, un moment épique), le groupe a profité des veillées pour écouter L'homme qui voulait être heureux (voilà pourquoi je l'avais lu !) et préparer des candidatures au projet ZeBible, à partir de la parabole de la mauvaise herbe. Deux films et une chanson doivent être finalisés ces prochains jours pour clore les participations à ce concours.

 

Ce fut donc une semaine très riche, riche en émerveillements, en découvertes, en surprises, parfois en incompréhensions, en somme une semaine extraordinaire où j'ai bien changé d'air, durant laquelle j'ai appris énormément et me suis beaucoup amusé. Une réussite donc !

 

Quelques photos supplémentaires ici.

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 21:52

Cet automne, l'un des pasteurs de la paroisse pour laquelle je travaille m'a proposé de rejoindre l'équipe d'animateurs pour le camp de ski destiné aux 14-18 ans des paroisses du secteur. Mes yeux ont brillé, même si je ne suis jamais monté sur des skis. Il se fait fort de m'apprendre !

 

Du coup, départ dans la nuit de samedi à dimanche prochain, pour huit jours, avec 20 jeunes, direction Saint-Véran, dans les Alpes, plus haut village d'Europe, et apparemment connu pour cette caractéristique. La station est très familiale, ce qui sera sûrement très appréciable.

 

En tant que secrétaire de la paroisse, le dossier m'occupe depuis déjà de longs mois: j'ai eu à gérer les réservations de train (depuis août, en vain...), les inscriptions, la collecte des documents nécessaires... une vision administrative !

 

Ca va changer. Je vais me mettre dans la peau d'un clown sur les pistes (forcément, grand débutant... mais je n'ai pas d'amour-propre à cet égard), d'un animateur (là aussi une première, qui m'intimide un peu)... Je vais sûrement apprendre des milliers de choses. Je me réjouis de ces chances, de ces bénédictions même, qui me sont offertes !

 

Ci-dessous, le flyer avec une photo du camp 2010.

 

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Je vous ferais naturellement part de mes découvertes et autres aventures !

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 22:21

Rouen ? J'y étais passé en 2008 pour rendre visite à Denis et Lourdes, et j'en avais évidemment profité pour faire un brin de tourisme, que je vous avais raconté là.

 

Cette année, c'est la destination de la "sortie de rentrée" organisée par l'Institut protestant de théologie, après Chartres en 2009 et une randonnée en Vallée de Chevreuse en 2008. Le principe ? Une journée entre étudiants des différentes promotions, avec les enseignants, la secrétaire, l'aumônier... pour découvrir un endroit et (surtout) apprendre à se connaître. Une sorte de journée d'intégration au sens littéral du terme !

 

Nous sommes donc 25 environ à partir de la Gare Saint-Lazare. Ciel couleur normande à l'arrivée, mais sec. Le soleil arrivera en fin de matinée, le ciel bleu s'imposera dans l'après-midi, comme quoi comme dans le Nord, il fait beau en Normandie. Nous sommes pris en charge par le père d'une ancienne étudiante de l'IPT, qui est guide bénévole -et passionné- de la ville. Jeanne d'Arc est partout dans la ville, mais nous avons aussi les explications de notre guide pour nous arrêter devant les portes cochères des (nombreux) hôtels particuliers, pour passer dans les rues aux colombages et encorbellements authentiques ou plus récents, etc. Nous passons évidemment devant le Palais de Justice, avec ses impacts de balles datant de la seconde Guerre mondiale; le pilori de la place du Vieux-Marché; nous entrons à nouveau dans la chaleureuse église Sainte Jeanne d'Arc, que j'apprécie tout autant qu'en 2008. Passage également devant la maison de Corneille, que j'avais visité la fois précédente mais pas le temps cette fois-ci.

 

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Nous gagnons la salle paroissiale pour partager un repas arrosé d'un cidre local sympathique. C'est au moins le troisième repas en moins d'un mois qui réunit étudiants et enseignants... C'est exceptionnel, c'est aussi extrêmement enrichissant car les parcours de chacun d'entre nous sont d'une grande diversité. Aucun moule, au contraire. Après un repas quasi-pantagruélique, le pasteur Zoltan Zalay nous emmène visiter le temple, en fait une église attribuée aux protestants en 1803 par Napoléon. Quelques hypothèses sur la "gloire" qui domine le lieu suivent ainsi qu'un exposé inattendu sur Wilfred Monod, pasteur très engagé dans ce que nous appelons aujourd'hui le christianisme social, et par ailleurs père du célèbre Théodore Monod, né à Rouen. La visite se poursuit avec le gros horloge, la cathédrale et ses environs, avec l'aître Saint-Maclou. Aître ? Voici un mot que j'ai découvert ! Il s'agit ici d'un ossuaire, du fait des différentes épidémies de peste qui firent des ravages. Cela ressemble au cloître d'un monastère, mais les poutres sont "décorées" de reliefs "osseux" ou macabres, comme on préfère... Un chat momifié "protège" le lieu, aujourd'hui reconverti en école des beaux-arts !

 

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Une journée au grand air, avec de nombreuses discussions, nous sommes un peu moins loquaces dans le train du retour (d'ailleurs rempli alors qu'à l'aller nous pouvions être moins discrets), mais en ce qui me concerne, l'idée excellente s'est transformée en réussite.

 

Toutes les photos de la journée ici.

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 23:54

Ce samedi 28, Sabrina et Stefan se mariaient à Dresde, d'où il est originaire. Comme plus d'une vingtaine d'amis français du couple, j'ai répondu volontiers à leur invitation. Avion entre Roissy et Berlin, puis bus entre Berlin et Dresde (aussi rapide que le train), et c'est parti pour deux jours dans la capitale de Saxe (500 000 habitants quand même).

 

Hébergement très bien organisé, c'est donc avec une quasi-absence de préparation (j'avais investi dans un Guide vert Michelin Allemagne, parcouru dans l'avion) que je suis arrivé, et j'ai eu la chance de pouvoir profiter à plein du samedi matin pour visiter la ville. Je commence par la Theatherplatz, bordée de l'Opera Semper, du château, de la cathédrale, et du Zwinger, regroupant une série de musée autour d'un parc, le tout dans des bâtiments reconstruits après le bombardement de 1945, l'un de ses épisodes incompréhensibles de la deuxième guerre mondiale.

 

DSC00095.JPGTheaterplatz

 

DSC00105.JPGZwinger

 

Il fait frais (à peine 14°C-15°C un 28 août...), mais le soleil daigne se montrer à travers les nuages, ce qui est toujours plus agréable sur place mais aussi pour les photos ! J'entre dans la Hofkirche (la cathédrale, style baroque), la Kreuzkirche (aux murs gris très curieux), et me dirige, à travers le Altmarkt (place du vieux marché pour les non-germanophiles) et le Neumarkt (place du nouveau marché) vers la Frauenkirche. La Frauenkirche (église Notre-Dame, qui, comme son nom ne l'indique pas, est protestante - mais "luthérienne") est relativement célèbre car ses ruines ont symbolisé pendant de nombreuses années la ville après la guerre. Après un travail absolument époustouflant, l'édifice baroque a été reconstruit, inauguré en 2005 et sert maintenant normalement. Plusieurs mariages se font photographier devant, à proximité d'une statue de Martin Luther, sur les coups de midi. J'entre avec une foule de touristes, l'église est pleine et les entrées sont contrôlées. Un moment liturgique orgue + message commence ! Bach et Schumann pour la partie instrumentale, et un pasteur lit quelques prières, un texte biblique, donne un message de quelques minutes, puis l'assemblée récite le Notre Père et entonne un cantique (quelle chance, je le connais !). Après cette demi-heure qui me ravit (même si je n'ai pas tout compris du message, je suis heureux d'avoir pu assister à un culte ce week-end), la foule reste, pour écouter un exposé d'une quinzaine de minutes rappelant l'histoire de la Frauenkirche. Je suis fan du concept: démonstration de l'orgue, temps liturgique pour les croyants (mais aussi les autres, qui assistent comme cela à un condensé d'un culte), et explications culturelles et touristiques. Bravo !

 

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Frauenkirche

 

Il est plus que temps de rentrer à l'hôtel, se changer, et rejoindre les invités pour le bus qui nous conduit sur les rives de l'Elbe, où un bateau nous attend pour une croisière sous les rayons de soleil, entre deux averses. L'occasion de retrouver Sabrina et Stefan, qui viennent de passer en petit comité (taille de la salle oblige) devant les autorités. On découvre Dresde différemment; beaucoup de verdure sur les rives, comme on peut s'en douter, quelques pieds de vigne, et bien sûr quand on rentre vers le centre-ville, les bâtiments rénovés... Très agréable.

 

DSC00137.JPGCentre-ville de Dresde vu de l'Elbe

 

Quelques gouttes perturbent la fin de la photo de mariage, mais qu'importe, on se réfugie dans la salle où aura lieu la fête. Apéritif puis dîner entrecoupé de jeux sympas, avant de passer sur la piste de danse. Le DJ a puisé dans ses stocks de musique française des années 60, ce qui surprend parfois, mais on s'amuse bien. Excellent champagne, ambiance très bon enfant (et très raisonnable)... Une réussite !

 

50434_126122307435237_4581_n.jpgDimanche fin de matinée, brunch collectif et très convivial à l'hôtel avant la dispersion: ceux qui restent à Dresde, ceux qui partent pour Berlin pour y passer quelques heures, ceux qui rentrent (via Berlin ou non)... Retour sans histoire sur Paris en ce qui me concerne, d'attaque pour reprendre le travail de la semaine qui s'annonce chargée.

 

Pas de photos "publiques" du mariage, je vous mets donc "juste" le visuel des invitations, du menu, du thé qui nous a été offert...

 

En revanche, toutes mes photos de "touriste" à Dresde sont accessibles en cliquant ici...

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 22:23

Je suis (très) en retard pour ce billet, que j'aurais voulu écrire dès mon retour, il y a dix jours; mais une semaine de vacances très remplie entraîne souvent un rythme soutenu dans les jours qui suivent. Bref. Donc, comme je vous l'avais annoncé, je suis parti en Ecosse du 7 au 15 août, avec deux amis connus en "militant" dans l'Association des Anciens Elèves de Sciences Po Lille. Plutôt qu'une narration du séjour, qui me prendrait trop de temps, une série de "facts & figures" pour donner les faits marquants et les impressions du voyage. Bonne lecture !

 

Les 5 moyens de locomotion:

  1. la voiture de Nicolas (3600 km en tout, sachant que la moitié est dûe aux trajets Lille>Haddington et Durham>Lille);
  2. le Shuttle, pour traverser la Manche (rapide, à peine le temps de sandwicher);
  3. le ferry (retour de l'île de Skye);
  4. le bus (à Edinburg) et le métro (à Glasgow);
  5. nos pieds (avec 3 balades: sur les rives du Loch Ness; au nord de l'île de Skye; dans les gorges du Glen Nevis).  

 

Le top 5 des bed&breakfasts:

 

  1. Île de Skye, hôtes très prévenants, adorables, avec... du saumon maison au breakfast !
  2. Keith, un bled paumé à l'est d'Inverness, en pleine campagne, avec le "best fish & chips" de la région... euh... pas terrible, mais vraiment "couleur locale" !
  3. Durham (en fait en Angleterre), où on a dormi à l'université (château du 13ème siècle, breakfast dans la salle d'apparat, il paraît que des scènes des films Harry Potter y ont été tournées);
  4. Oban, sur la côte ouest, pour la vue magnifique (avec soleil, malheureusement la fenêtre était côté ville);
  5. Haddington, à l'est d'Edinburg, le plus "self service" avec une vue là encore très rurale.

Non cité: le B&B sur Black Isle, près d'Inverness (pas d'avis négatif mais rien de marquant)

 

 

Les 5 anecdotes:

  1. A la National Gallery d'Edinburg: fermeture affichée à 17h; à 17h30, nous sommes encore dans les salles, sans qu'aucun gardien ne fasse mine de nous indiquer la sortie (impensable dans de nombreux pays !), by the way musée gratuit...
  2. A Glamis Castle, où nous arrivons après l'heure de fermeture (!), passons (à pied) par la sortie, parcourons bien 2 km dans le parc avant de trouver le château, et faisons du stop auprès d'un car de touristes polonais (ah !) pour qu'ils nous ramènent à notre voiture (et en plus on les a aidés à trouver la sortie, le chauffeur s'était perdu dans le parc !!!).
  3. Après Keith, quand je "répare" la voiture (oui, moi !), dont la "moustache" s'était détachée après des routes pas très carrossables !
  4. Sur l'île de Skye, quand notre hôtesse nous a promis des chaussures de randonnée "toasty" (de toast, of course), après l'averse diluvienne autour du Loch Ness (nous lui demandions des vieux journaux pour faire sécher nos chaussures, elle se précipite et nous indique l'installation avec des barres pour les chaussures près du radiateur de l'entrée, fourre des journaux dans les chaussures, et nous promet de changer les journaux avant de se coucher et en se levant !)
  5. A Oban, pour la baignade matinale dans l'océan, autour de 8°C... avant le breakfast !

 

Les 5 "qu'on n'a pas vu":

  1. les midges, célèbres moustiques locaux;
  2. les sites sans touristes français (bien sûr les restos et les musts touristiques, mais même au milieu d'un nuage sur une hauteur du nord de l'île de Skye);
  3. Nessie dans le Loch Ness;
  4. le soleil dans les Highlands et sur l'île de Skye;
  5. le haggis (plat à base de panse de mouton); pour être plus exact, je me suis abstenu le premier soir (à Edinburg), et par la suite les cartes étaient riches en poissons; Nicolas et Antoine en revanche y ont goûté !

 

Les 5 autres listes:

  1. Poissons et fruits de mer mangés pendant le séjour: saumon, colin, lotte, huîtres...
  2. Châteaux "vus" mais pas visités: Edinburg, Holyrood, Glamis, Inverness, Eilian Donean, un autre à l'est d'Oban...
  3. Châteaux (ou ruines de châteaux) visités: Stirling, Cawdor, Urquhart, Duncan, Durham...
  4. Edifices religieux: ruines de la cathédrale de St-Andrews, ruines de la cathédrale d'Elgin, cathédrale de Glasgow, ruines de Melrose Abbey, ruines de Dryburgh Abbey, ruines de Jedburg Abbey, cathédrale de Durham...
  5. Autres curiosités: le début des festivals estivaux à Edinburg avec des parades militaires; le premier golf du monde le Old Course à St-Andrews; la distillerie de whisky de Keith; le Loch Ness (sans Nessie donc mais avec de gros nuages); le Nest Point, pointe occidentale de l'île de Skye; le Loch Lomond (avec des rayons de soleil); le mini-métro de Glasgow...

Non cité: le top 3 des restaurants, avec le Mustard Seed à Inverness, le Creelers sur l'île de Skye, et le Waterfront Restaurant à Oban. Parmi les pires: Edinburg le dimanche midi et soir; le fish & chips de Keith.

 

 

Les 5 autres chiffres:

  1. 18: l'âge du whisky Strathfila single malt que nous avons dégusté à la distillerie de Keith;
  2. 1,28 à 1,31: le taux de change £/€
  3. 15000: le nombre d'emplois supprimés dans la Justice au Royaume-Uni (headlines des journaux télé du séjour);
  4. 16: les cartes postales écrites et envoyées en ce qui me concerne;
  5. 430: le nombre de photos prises, là encore en ce qui me concerne.

 

Les 5 images (x2):

  1. Notre itinéraire (dans le sens contraire des aiguilles d'une montre)
  2. L'architecture d'Edinburg
  3. Répétition en tenues traditionnelles au pied de Stirling Castle
  4. Cawdor Castle et ses jardins
  5. Urquhart Castle et le Loch Ness

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  1. Eilean Donan Castle et son Loch
  2. Nord de l'île de Skye 
  3. Loch Lomond et un rayon de soleil
  4. Dryburgh Abbey
  5. Durham Castle/University, salle de breakfast (et d'apparat en général)

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Toutes les autres photos ici.

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 21:30

Comme annoncé dans mon billet sur mon séjour viennois de la fin du mois d'avril, la journée passée dans le Museumsquartier de Vienne mérite à lui seul un certain développement... Le Museumsquartier est, comme son nom l'indique, une concentration de musées proche du "coeur de ville" de Vienne, à quelques pas du Neueburg. Entre les deux, le Kunsthistorisches Museum et le Naturhistorisches Museum, ça impressionne déjà. Le MQ est organisé autour d'une grande cour, avec des bâtiments "historiques" et d'autres résolument plus modernes (l'histoire architecturale du lieu est riche...); je choisis de visiter le Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig Wien, abrégé en MUMOK, et le Leopold Museum, réputé pour sa collection de tableaux de plusieurs maîtres autrichiens.

 

Site officiel du Museumsquartier - Parmi mes photos sur Facebook, quelques photos du MQ et des expositions visitées.

 

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Le MUMOK (site officiel)

 

Exposition Pictures on pictures, Discursive painting from Albers to Zobernig (Bilder über Bilder)

 

La collection Daimler (l'industriel) s'interroge ici sur l'image, avec les recherches d'artistes dessinant "pour l'image". Je n'y connais rien, et je découvre plein de courants tels que le suprématisme, le minimalisme, le neo-geo...

 

bb_288.jpgCela donne des rayures de Buren (comme celles des colonnes du Palais Royal à Paris), un très déconcertant 'Jardin de monastère' de Fruhtrunk (qui a dessiné le logo de la chaîne Aldi), ou encore un automate, la 'Do it yourself structure' de Jean Tinguely. Je remarque aussi un collage de bouchons en liège ('Korkenrelief' de Henderikse), un autre collage particulièrement réussi et brûlant d'actualité sur la contraction d'une dette et son utilisation ('Home equity loan & what I really spent it on' de Phelps), un monde de métal ('Bronze and silver prisons' de Halley), et aussi une ré-utilisation de la célèbre chaise du néerlandais Rietveld (Télérama signale d'ailleurs un documentaire sur Arte sur cette chaise, les 9, 11, 15, 18 et 19 mai...): 'König gerrit' par Nic Hess. J'aime beaucoup, comme d'ailleurs les autres oeuvres du groupe De Stijl (Mondrian).

 

Autres noms avec des oeuvres qui ont retenu mon attention: Arp (qui me rappelle Kandinsky), Albers, Monk (lui me fait penser à Malevitch)...

 

De l'art moderne, pas toujours facile d'accès, qu'il faut donc avoir le temps de parcourir.

 

Exposition Changing Channels, Art and Television 1963-1987

 

cc_289_01.jpgLA grande exposition du moment au MUMOK. Des télés partout, sur plusieurs niveaux (4 sur les 6 exploités pour des expositions). Un peu frustrant de se planter devant des écrans alors qu'il fait un temps magnifique à l'extérieur ! L'idée générale, montrer que les artistes se sont appropriés l'objet (au sens physique) et le média télé au moment même où il devenait "de masse". "Se sont appropriés", c'est, bien souvent, essayer de jouer avec ses limites, ou en dénoncer les dangers sur la manipulation des images puis des masses, la culture qu'elle propage, celle d'une société de consommation sur le modèle nord-américain. Mais la télé c'est aussi une technique à tordre dans tous les sens, une réorganisation des lieux de vie, bref c'est très englobant. L'exposition représente probablement des centaines d'heures de vidéo, inutile de dire qu'on "zappe" d'un écran à l'autre assez rapidement.

 

Quelques installations à noter, quand même.

Le collectif Ant Farm a créé en 1975 'Media Burn', ou la mise en scène fictive d'un président étatsunion prêt à tout pour délivrer ses concitoyens de leurs addictions, en lançant une voiture (mythe US) contre un mur de téléviseurs (mythe US) avec vrais et faux journalistes. Jouissif.

Dan Graham a conçu un cube avec des miroirs en guise de parois, une caméra et un écran. Sur l'écran apparaît en léger différé ce que filme la caméra, à savoir les visiteurs du musée entrant dans ce cube. 'Present continuous past(s)' date de 1974 et viendrait de la collection du... centre Pompidou !

Citons également 'Reverse television - Portrait of viewers 1983-84' de Bill Viola (le titre dit tout), ou encore 'Andy Warhol's TV, 1980-83', série d'interviews iconoclastes par l'artiste américain tête de gondole de l'exposition, la 'Sky-TV' de Yoko Ono (une caméra en circuit fermé filme le ciel au-dessus du bâtiment où "l'oeuvre" est exposée, donc ici le ciel viennois, qui était donc d'un bleu sans nuage quand je suis passé), ou encore une installation illustrant la fascination de certains pour la mort: 'TV-Aquarium (TV-Tod 1)' et 'TV-News (TV-Tod 2)' de Peter Weibel.

 

Une exposition pas inintéressante mais beaucoup trop foisonnante et qui aurait gagné à être plus ciblée.

 

Exposition Gerhard Rühm, The Ambivalence of the Concrete

 

Mini-exposition de dessins et collages de l'artiste viennois (né en 1930), qui s'interroge sur le mot et le language: comment peuvent-ils représenter une certaine réalité ? Je remarque une photo de forêt avec du papier à lettres déchiré figurant des flocons de neige, ou encore une espèce de rateau avec des mots lisibles sur chaque face (pratique pour apprendre l'allemand).

 

Exposition Konstellationen, Together for a new century

 

Là, pas de feuille présentant l'exposition en anglais, il n'y a que de l'allemand ! Bon, on est dans le "contemporain", comme le titre le laisse supposer. Très intéressantes photos gigantesques montrant des foules de touristes à Florence ou à Londres (Struth, Grübl), avec des "uniformes" de la mondialisation... et une mise en abyme pour les visiteurs du musée ! Cela rappelle un peu, en mieux, la sociologie de café du commerce de Musée haut, musée bas. Un tableau ('Phare du Farman 1' de Elger Esser) fait immédiatement penser à Proust (que je n'ai pas pu lire au-delà d'un chapitre), sans que je sache bien pourquoi (les couleurs, rappelant un portrait connu de Proust ? L'horizon de la mer ? Mystère...).

 

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Le Leopold Museum (site officiel)

 

Comme j'avais passé beaucoup de temps au MUMOK, j'étais bien entendu un peu moins frais pour le Leopold Museum. A la différence du premier, j'ai commencé par les niveaux les plus élevés avant de descendre.

 

Exposition Vienna 1900, Leopold Collection

 

Vienne au début du vingtième siècle connaît vraisemblablement son plus récent âge d'or. Capitale de l'empire austro-hongrois, elle est pionnière en terme d'urbanisme, sa vie intellectuelle (Freud...) et artistique est très riche. C'est le lancement du mouvement Secession (sa devise: "A chaque siècle son art, à chaque art sa liberté ?"), c'est aussi le triomphe de l'Art nouveau, jusqu'à l'expressionnisme. L'étage est varié, avec des salles de tableaux, d'autres consacrées à l'urbanisme avec des plans d'une ville à l'époque en très forte croissance et différentes conceptions de l'art d'organiser une ville qui s'affrontent, d'autres encore consacrées aux ateliers viennois (très belle salle Wiener Werkstätte). Des noms ? J'ai bien aimé Moser, que je préfère à Klimt, Egger-Lienz, Von Zülow. Il y avait aussi Kokoschka, Gerstl, Schiele (mais Schiele occupe un autre étage).

 

Exposition From Expressionism to New Objectivity, 1908-1938 et Exposition Thyssen-Bornemisza Collection

 

Des lithographies, et deux expositions que je n'ai pas bien distingué même si on reste dans la première moitié du vingtième siècle. Encore une fois plein de courants, mais plus connus: l'expressionnisme, le cubisme, le constructivisme russe, avec aussi quelques "Fauves". J'aurais retenu plus de choses avec un petit prospectus mais il n'y en avait pas pour cette partie de l'exposition :(

 

Exposition Egon Schiele

 

Schiele_Egon_Selbstbildnis_1910.jpgSchiele, c'était juste un nom pour moi. Maintenant je crois que je reconnaîtrais son style ! Le Leopold Museum se vante d'avoir la collection la plus importante au monde d'oeuvres d'Egon Schiele (et de Gustav Klimt aussi me semble-t-il). Normal peut-on penser, on est en Autriche et il s'agit de peintres autrichiens. Mais le marché de l'art (et l'histoire tourmentée du vingtième siècle) a aboli depuis longtemps les frontières, donc ce n'était pas si évident. Pour faire simple (et court, ce billet s'allonge !), j'apprécie nettement plus les paysages peints par Schiele (l'un aurait très bien pu inspiré Jacques Tati quand il a conçu la maison de M. Hulot dans Mon Oncle) que ses portraits, tourmentés, représentatifs de cette fascination pour la mort d'un certain nombre d'Autrichiens. On est mal à l'aise, et on ne comprend pas cette douleur, ces déchirements, cette morbidité dans un si beau pays (surtout au début du printemps). D'accord, les guerres de l'époque étaient de véritables boucheries (on voit les stigmates de la Grande Guerre, chez Egger-Lienz que je mentionnais plus haut), et conduisent à un certain pessimisme.

 

Exposition Hidden Treasures of Austrian Watercolor Painting

 

Alt_Rudolf-von_Die-alte-Fichte-in-Bad-Gastein_1899.jpgDu "plus classique" vu qu'on se retrouve avec des oeuvres du dix-neuvième et du début du vingtième siècle, quand l'aquarelle a été "redécouverte". Tons pastels inédits, aspect "instantané" de l'oeuvre, l'exposition montre bien la paletter des possibles explorés par de très nombreux artistes à cette époque. Von Alt (paysage de gauche) peint de magnifiques paysages de Venise et des Alpes; Laske illustre des scènes tout autour de la Méditerranée. J'aime bien également les tableaux de Dobrowski, de Stark...

 

Exposition Waber Restrospective and Companions et African Art

 

Parcourues en quelques minutes, ces deux expositions ont souffert de la fin de mon enthousiasme et de ne pas avoir d'oeuvres interpellant le regard...

 

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Ouf, me voilà au bout de ce compte-rendu/commentaire de visites ! J'en ai bien profité, ai découvert plein d'oeuvres intéressantes, et, même si certaines parties me sont passées au-dessus, j'ai trouvé la journée bien employée !

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 22:51

Ils ont déménagé, il y a quelques semaines, à Vienne. Dans un appart' avec chambre d'ami. Par chance, le nuage du volcan islandais avait fini de perturber les déplacements, j'ai donc pu profiter de mes deux semaines de vacances pour passer quelques jours dans la capitale autrichienne. Le premier séjour, il y a cinq ans, avait déjà permis de faire une grande partie des musts de la ville. Mais là, premiers jours de météo printanière et touristes moins nombreux, c'est une autre atmosphère que je découvre... et qui me plaît beaucoup !

 

Je suis arrivé mardi avec la compagnie Austrian. Avion à moitié plein. Pour compléter le mini-sandwich de l'avion, je me mets dans le ton avec un hotdog Bratwurst. Puis c'est le Stadtspark et ses nombreuses statues d'artistes et autres personnalités. En franchissant le Ring, direction le Stephansdom, en reconnaissant les rues et les places d'il y a cinq ans.

 

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Cette fois-ci, alors que la rénovation de la cathédrale se poursuit, pas question d'escalader la tour ! Les repères se retrouvent rapidement: le Staatsoper, les Graben, la Hofburg...

 

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Près du Kunsthistorisches Museum, je fais une petite pause avant de retrouver Sabrina. Fin de l'excursion avec quelques églises: la Ruprechtskirche, toujours la plus vieille église de la ville, et toujours fermée... dommage, un peu de style roman ne manquerait pas d'exotisme; la Karlskirche et ses clôchers en forme de minarets...

Soirée pizza-foot, durant laquelle le Bayern fait son boulot et Lyon moins le sien.

 

Mercredi, je profite du très beau soleil et parcoure le quartier du Parlement, du Rathaus, de la Votivkirche, avant d'atteindre le Museumsquartier, gigantesque complexe artistique et culturel, un peu comme le Centre Pompidou en plus varié et plus "ouvert" sur la ville ou comme le Parc de la Villette en plus central dans la ville. Le Museumsquartier est d'ailleurs dans le prolongement du Kunsthistorisches Museum et du Naturhistorisches Museum, bref le Louvre et le Muséum d'histoire naturelle. Vous l'aurez compris, il y a de quoi y faire.

 

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Grande différence avec la France, c'est plein de jeunes, sûrement des étudiants car il y a des facs pas trop loin; il y a aussi plein de cafés, de restaurants, une scène en plein air où se produisent plusieurs dizaines de jeunes danseurs. Le Museumsquartier est un espace "vivant", vraiment exceptionnel ! Je visite le Museum Moderner Kunst (MuMoK, musée d'art moderne) et le Leopold Museum; mais je vous raconterai cela dans un billet à part, parce que j'y ai passé du temps !

 

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Mais Vienne, c'est aussi sa cuisine. Goûter avec Sabrina au Café Central: Sachertorte ou Café Central Torte, et bien sûr les cafés qui vont avec... un régal !

 

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100_3622.JPGObjectif Wienerschnitzel (l'escalope panée viennoise) pour le dîner, mais nos premières adresses sont prises d'assaut. On se rabat sur un restaurant dans une cave, avec des Schnitzel bien impressionnantes quand même. Et pour finir... des bières, tchèques, Stefan connaissant le seul bar de la ville où l'on peut boire des Pillsner Urquell non pasteurisées. 

 

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Encore quelques églises et bâtiments remarquables le jeudi, avant d'entamer le Naschmarkt, long marché bordé de belles façades, marché plein de couleurs, d'odeurs, de saveurs... Oui, Vienne est une ville bien cosmopolite, et pas seulement du fait des nombreuses institutions internationales qui y siègent (ONU, AIEA, OSCE...). Mais il est déjà temps de repartir...

L'enregistrement automatique aux bornes électroniques ne fonctionne pas et à Roissy, le bus arrive avec 20 mn de retard; avec le temps orageux, la parenthèse hors du temps est finie...

 

Toutes les photos ici.

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 23:36

Ce week-end, je suis allé à Strasbourg. Les occasions étaient multiples: je ne me suis jamais arrêté dans la ville (hormis une heure, entre deux trains, en 2001); ma soeur Isabelle y est depuis septembre; et puis c'était la première édition de Protestants en fête, le premier rassemblement de tous les protestantismes français. Oui, parce que les protestants français ont beau ne pas être nombreux (bon, 4% de la population se dit "proche du protestantisme" selon l'IFOP), on est divisés en des dizaines de dénominations (rappel: il s'agit de la religion chrétienne, de la confession protestante... et en-dessous, on parle de dénominations). "Historiques" (réformés, luthériens...) ou plus "évangéliques" (baptistes, méthodistes, évangéliques de toutes sortes...), les occasions de se retrouver sont rares.



Protestants en fête
est donc d'abord une très belle initiative.


Ayant fréquenté pas mal des dénominations évoquées plus haut, je regrettais ces clivages: pour les "historiques", on a des rassemblements très intellos (et un peu poussiéreux, comme l'Assemblée du Désert, le 1er dimanche de septembre, dans les Cévennes); les "évangéliques", c'est plus festif (autour de Pentecôte, par exemple) mais pas toujours intéressant sur le côté spirituel. Dans une église évangélique, on n'annonce pas les événements des luthéro-réformés; pareil chez les "historiques", on est en-dehors des grosses fêtes organisées par d'autres. Dommage...

Protestants en fête se proposait de rassembler tout ce monde. Pari gagné, même si on imagine la difficulté de prévoir la programmation et l'organisation. Heureusement, Strasbourg et l'Alsace-Moselle sont des terrains de choix, du fait de la richesse (je ne parle pas de finances) des églises. Un vivier de bénévoles et de ressources, qui a bien fonctionné. Et le week-end a intégré des activités pour tous les goûts: expositions aux scénographies travaillées, débats sur des questions liées aux protestantismes mais surtout aux enjeux de société, concerts un peu partout le samedi en journée et au Zénith le soir; et un culte exceptionnel dans le même Zénith le dimanche matin.

Remplir les quasi-10000 places d'un Zénith, pour des protestants, c'est une belle performance.

Le samedi soir, la soirée musicale fut un temps fort, mais aussi une illustration que les manières de vivre sa foi sont très éloignées. Le public plus âgé a apprécié le jazz manouche, la chorale classique. Les jeunes ont beaucoup aimé le groupe punk-rock néerlandais (j'y reviendrais).
Moment de communion néanmoins autour du gospel: la belle histoire des Gospel Kids (le gospel qui "sauve" les gamins des cités alsaciennes), et l'excellente performance de Theresa Thomason, des "Lift up your voice" et du maître Marcel Boungou réunissent toutes les générations et c'est d'ailleurs lors de ces deux groupes que le Zénith sera plein (oui, on se compte souvent, parce que c'est tellement rare...); avant, il y avait de la place, et après, les "moins jeunes" ont fui.


Deux temps décalés, inégaux: le conte africain de Chyc Polhit, et l'électro-slam de Sodapop (sa performance est assez inhabituelle pour des gens comme moi pas très au fait de la scène chrétienne électro-slam, mais les textes sont très recherchés, la chorégraphie un peu savante... bref, ça aurait mérité un temps à part, parce que cela s'intégrait mal dans le reste de la soirée).
Dans le même concert, passer de Bach, Haydn, Haendel et Mendelsohnn à Django Reinhardt, puis aux standards du negro-spiritual, c'est déjà peu évident. Ca devient le grand écart quand on ajoute de l'électro-slam probablement trop "différent/novateur" (faisant littéralement fuir une part importante du public), et du punk-rock très commercial/boys band (on pense à Kyo...) pour (pré-)ados en délire, avec des messages aussi profonds que "Dites à vos amis et à vos proches combien vous les aimez". Tous ces publics n'en font décidément pas un, et je me prends à constater (un peu pessimiste) un fossé que les hommes ne semblent pas pouvoir combler (c'est dans ces cas-là que le Saint-Esprit est appelé à la rescousse).


Retour au Zénith le dimanche matin.
J'employais l'expression "remplir un Zénith pour les protestants"; pendant plusieurs jours, et jusqu'à après une demi-heure après l'heure théorique de début du culte, ce "remplissage" a fait l'objet de toutes les rumeurs et de pas mal de petits soucis. Un système de tickets insuffisant et une gestion curieuse des 500 derniers sièges illustrent là encore qu'on n'a pas l'habitude de ce genre de choses. On ne s'improvise pas une "mega-church" ! Oui, parce que l'image de ce Zénith plein pour un culte, ça rappelle les reportages télé sur les immenses églises américaines !
Le culte est incontestablement LE moment attendu par tous, et vu les enjeux, il a été plutôt une réussite. Côté chants, je les connaissais tous, du psaume du 17ème siècle aux chants du 20ème (on n'est pas allé plus récent), en passant par Taizé... Côté messages, l'exercice (trois messages courts par trois pasteurs sur trois textes) n'est pas le plus heureux, à moins que l'aspect "spectacle" ait un peu nui au recueillement nécessaire). Une Sainte-Cène a même pu être servie à toute l'assistance !
Pour faire simple, ce culte m'a plu dans sa dimension "événement", mais - en fidèle très exigeant que je suis - ne m'a pas franchement marqué sur le plan "enseignement"/"foi personnelle".

Bien sûr, "rassemblement" suppose retrouvailles. La galaxie protestante a beau être éclatée, on se connaît vite. Il y a les retrouvailles prévues, et tous ces connaissances qu'on croise après avoir perdu contact pendant des années. Ca fait plaisir ! Les stands dans la journée de samedi, et les deux événements au Zénith ont permis de saluer des têtes connues, d'échanger des nouvelles... On n'est jamais seul !

J'ai profité de Protestants en fête avec Isabelle, et elle m'a aussi fait découvrir la ville: la cathédrale, le centre-ville, la "Petite France". Le ciel bleu a tardé à apparaître, mais ca y est, j'ai enfin eu le temps de voir quelques lieux emblématiques de la capitale alsacienne !


Toutes mes (bonnes) photos du week-end en cliquant ici !



Pour en savoir plus:

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