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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 13:32

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Encore un de ces beaux échanges d'émotions rendus possibles par Internet; à force de lire mes billets sur ce que je lisais, elle m'a recommandé - plusieurs fois - Christian Garcin. Pour "bien" faire, j'ai commencé par emprunter le premier roman de l'écrivain à la médiathèque du bout de ma rue (je suis ravi, après de longs travaux d'emménagement et l'ouverture il y a déjà quelques mois, je n'y avais pas mis les pieds). Quelques trajets en métro suffi... ah non, avec Christian Garcin, on voyage plus loin et plus vite, puisque j'étais en fait en Chine le temps de quelques heures. Où Eugenio, journaliste dans un quotidien régional de Marseille, est envoyé par son rédacteur en chef, soi-disant pour quelques reportages, mais en fait pour en savoir plus sur sa fille qui ne lui répond plus.

Le héros, indécis assumé, a quelques interlocuteurs à rencontrer et interroger. Il y aussi celles et ceux qu'il croise, que ce soit dans l'avion (où l'on reparle des steppes, d'Oulan-Bator - et où je repense au Dernier monde), ou au détour des rues de Pékin ou de Xian. Le fossé culturel est bien présent, mais il ne constitue peut-être pas tant une barrière qu'on (je) pourrait l'imaginer; de belles métaphores sont proposées. A l'Occident l'arbre et le champ; à l'Orient le fleuve et le jardin. Progressivement, par touches impressionnistes, on espère se laisser gagner par cette pensée du détour...

Le texte comprend un certain nombre de références (par exemple chaque chapitre contient le titre d'une chanson du patrimoine populaire de la deuxième moitié du vingtième siècle), sans que cela constitue un déferlement destiné à montrer la culture de l'auteur. C'est très agréable à lire, sûrement à relire. Merci donc pour la recommandation !

 


 

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Published by davveld - dans Livres
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