Un mariage en Pologne - 4

Publié le 21 Août 2008

Dans le précédent épisode, les mariés quittaient l'église sous une pluie de centimes et la noce se dirigeait vers la salle des mariages de Bujakow, à quelques kilomètres d'Oswiecim.

"Sala balowa" (salle des bals, qui sert surtout pour des mariages), magnifique. Un parquet destiné à la danse, une scène pour nos musiciens du groupe "Nie ma sprawy" (Pas de problème), et une douzaine de tables qui attendent les convives... La fête commence par les félicitations aux jeunes mariés et la remise de cadeaux symboliques (d'enveloppes au paquet de pâtes). Puis c'est le champagne. Nous avions été briefés, seuls les mariés jettent leur flûte... et le marié manie un balai spécialement décoré pour ne pas laisser de verre sur la piste de danse.

Le festin peut commencer. Je vous ai scanné le menu, ça sera plus efficace qu'un long discours. A savoir qu'il ne s'agit pas d'un choix, mais d'une suite de plats. A noter également que le riz du premier plat dinatoire n'est jamais arrivé. Le champagne vient de la famille du marié, le vin de France, et la vodka... de Pologne !

Je ne vais rien vous cacher, nous étions affamés au début: nous avions pris un petit déjeuner, mais la faim se faisait sentir à la messe (le premier repas correspond au déjeuner, et est généralement servi vers 16h). Là il était 17h. Nous avons donc commencé avec entrain, d'autant plus que tout était excellent. Le rythme était d'ailleurs: on mange, on boit, on danse une demi-heure, et on recommence (le cycle devant durer une heure environ, avec une logistique forcément serrée pour que tout soit servi). Dès le buffet post premier déjeuner, j'ai eu du mal à faire passer un hareng (il a fallu ma 6ème et 7ème vodka pour qu'il nage, et encore). J'ai déclaré forfait pour le deuxième plat dinatoire, pour mieux apprécier le troisième, que je suis fier d'avoir bien attaqué. Le barszcz final, un peu trop salé, s'est pris vers 3 heures du matin. Bilan de la soirée en terme d'alcoolémie: 13 verres de vodkas. Il fallait demander aux serveurs de rapporter celle qui avait tiédi sur la table entre deux danses, c'était meilleur.

Photo Agata Stolecka (je suis au fond à gauche)

 

Photo Sébastien Bei


Les danses, parlons-en. La musique était très eighties. Je reprendrais la description du groupe Facebook sur le sujet:  "Si toi aussi tu t'es déhanché sur des versions revues et corrigées à la sauce polonaise de "Rivers of Babylon" (Boney M), "What is love" (Haddaway), "Enola gay" (OMD), la Chenille, et autres morceaux phares des années 80 en Europe de l'Est, " c'était comme ça. Pas un seul titre en français, ce qu'on a un peu regretté sur la durée de la fête, mais bon. Danses en couples mais aussi très nombreuses rondes endiablées ont rythmé la soirée, avec quelques jeux (il y en aura plus le second jour).

Photo Agata Stolecka

L'un des jeux: le marié va jeter sa cravate parmi les jeunes hommes non mariés - oui, je suis à gauche (photo Camille Gillet)


Retour en bus entre 4h et 5h. Certains (je n'en étais pas) avaient pris quelques bouteilles de vodkas à terminer dans le bus... Se coucher quand le soleil se lève, s'interroger sur les signes contradictoires envoyés par l'estomac vers midi (mais aucune trace de la vodka, par contre), et se dire qu'on recommence à 16h... Il y a eu la petite promenade digestive, juste avant l'orage, pour repérer les lieux de la gare routière que nous devions utiliser le lendemain. Ceux qui ont été à Sciences Po Lille jusqu'en 2004 connaissent M. Mougel. Je l'ai retrouvé, à la gare routière, dans une cahute: il y avait le look, la télé, l'expression et surtout l'immense calendrier d'une pin-up topless !

La deuxième partie de la fête (donc du vendredi 16h au samedi 2h), c'est pour le prochain post !

Rédigé par davveld

Publié dans #Vacances, voyages

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