Fête de la musique 2009

Publié le 22 Juin 2009

La Fête de la musique à Paris, troisième édition en ce qui me concerne. En 2007 et en 2008, le programme était de se retrouver à quelques-uns avec quelques repères et de vagabonder... l'esprit de la fête en général, avec quelques bonnes surprises, mais finalement beaucoup de concours de décibels. Cette année, petit changement. Un programme à la fois peu ambitieux, mais qui se mérite quand même (quelques files d'attente)...



On se retrouve d'abord à 14h15 au Théâtre du Châtelet. A 15 heures, Jean-François Zygel (dont je suis un inconditionnel) enregistre Les clefs de l'orchestre avec l'Orchestre Philarmonique de Radio France (dont je suis aussi un habitué), dirigé par Christian Vasquez. En effet, les excellentes émissions de vulgarisation de la musique classique animées par J.-F. Zygel (Les clefs de l'orchestre, La leçon de musique), diffusées sur France 2 à des heures indignes, sont enregistrées en public tout au long de l'année. A des horaires peu pratiques néanmoins, et moyennant quelques euros. 21 juin oblige, c'est gratuit. D'où la nécessité d'arriver bien en avance pour être sûrs d'entrer. Finalement ça ira, on sera très bien placés.

Au programme de cet après-midi, deux poèmes symphoniques ultra-connus, la Danse macabre (1894) de Camille Saint-Saëns, et l'Apprenti sorcier (1897), de Paul Dukas, immortalisé par Walt Disney (qui n'a décidement fait que copier les maîtres). Les deux pièces font chacune 10 mn, J.-F. Zygel les décortique d'abord, thème par thème, avec l'aide des différents pupitres de l'orchestre. C'est naturellement très instructif, et un régal pour les oreilles.


Pour en savoir plus:

Site de l'émission sur France Télévisions
Site de l'Orchestre philarmonique de Radio France
Wikipedia sur Camille Saint-Saëns / sur l'oeuvre



Wikipedia sur Paul Dukas / sur l'oeuvre

 



Sortis du théâtre du Châtelet, c'est l'heure du goûter pour Aurélie et moi (Sophie et son amie partent courir en musique). Défilé de centaines de CRS et autres gendarmes, omniprésence et tapage diurne par un hélicoptère de la sécurité civile en vol stationnaire pendant plus d'une heure juste au-dessus des Halles, c'est désagréable au possible, on se croit en plein sommet international, ou sous la menace d'une armée de casseurs. En tous cas, il est évident que Michèle Alliot-Marie est plus écoutée que Christine Albanel: le concerto de matraques plutôt que la musique qui adoucit les moeurs... Quelle époque.

A 18h, la file est déjà longue boulevard des Capucines, à quelques dizaines de mètres de l'Olympia. Là encore, concert exceptionnel et gratuit, là aussi avec le service public, car c'est la radio FIP qui organise, pour la sixième année consécutive, un concert avec des artistes que la station soutient dans ce lieu mythique. Les portes s'ouvrent vers 19h, et si le balcon est pris d'assaut, nous trouvons place aux premiers rangs de la fosse. Le concert débute à 20h.


Le premier groupe ne doit sa (relative) notoriété qu'à la présence d'Yvan Le Bolloch (de Caméra Café). Ca s'appelle Yvan Le Bolloch et Ma guitare s'appelle reviens, ça s'inspire de la musique gitane, c'est sympa et gentillet, mais la moitié des gens sur scène ne servent à rien, sauf au spectacle. Mais ça met un peu d'ambiance.



Le groupe est suivi de La chanson du dimanche, deux ressorts hirsutes au fan club particulièrement enthousiaste (les fans clubs de chacun des artistes se relaiera aux premiers rangs pendant la soirée, c'est assez marrant). Là encore, musicalement c'est très basique. Un sampler et une guitare, et c'est parti pour faire chavirer la fosse, sur des textes à la simplicité désarmante. Ca bouge, ça fait sourire, et puis c'est à peu près tout.


Une petite pause puis on change vraiment d'atmosphère. Babx fait, comme les précédents groupes, son premier Olympia. Dans une version très calme, le leader du groupe me fait un peu penser à M (en vraiment moins rock...). Les groupies sont essentiellement des adolescentes (ce sera pareil après, ce n'était pas le cas avant). J'avais déjà entendu un ou deux titres, sur FIP naturellement, et ça m'a bien plu. Petit hommage à Alain Bashung, mais aussi des textes de Voltaire et de Beaudelaire, c'est "clââââsse" (Mélie ?).



Enfin, Arthur H. entre en scène. Seul, au piano ou à la guitare. Sa voix et ses textes le confirment d'emblée comme la star de la soirée. Des chansons à textes dans la pure tradition française, avec des rythmes bluesy ou plus américains, il maîtrise. "Cosmonaute père et fils" chantée à l'occasion de la Fête des pères. Un très bon moment.



La soirée FIP se poursuit, sans nous, un peu fatigués, avec l'afro-beat de Fanga...

Pour en savoir plus:
Site de FIP
Yvan Le Bolloch et Ma guitare s'appelle reviens: Wikipedia / Site / MySpace
La chanson du dimanche: Wikipedia (où l'on évoque - logiquement - les Fatals Picards) / Site / MySpace
Babx: MySpace
Arthur H.: Wikipedia / Site / MySpace



Je suis vraiment content de cette Fête de la musique, car avec le programme suivi, j'ai pu profiter de très bonne musique dans des conditions optimales. Pas la quantité (d'artistes, de décibels) qui compte, mais la qualité. Elle était au rendez-vous.

Rédigé par davveld

Publié dans #Musique

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