Tout est bien qui finit bien, de William Shakespeare
Publié le 8 Février 2009

"Piqué" sur la bibliothèque de la miss, parce que les "classiques" ça se partage, et puis parce que ça faisait un moment que je n'avais rien lu
de Shakespeare, alors qu'il a été prolifique et que j'ai plutôt bien aimé ce que j'ai lu/vu au théâtre pendant mes études secondaires: Roméo et Juliette bien sûr, Macbeth (lu et vu en anglais à Lille), et aussi Le
Marchand de Venise (vu à Alès).
Et quelle surprise; d'habitude le preux chevalier doit conquérir la princesse, et là c'est la jeune femme d'origine modeste qui veut épouser le chevalier... et lui qui ne veut pas ! Le roi, guéri
par Hélène (la jeune femme, fille d'un médecin), voudrait bien la satisfaire, mais Bertrand (le chevalier, donc), préfère partir à la guerre plutôt que s'unir à Hélène. Hélène va ruser pour que
son mariage soit consommé et ne puisse être frappé d'annulation.
Une tirade d'anthologie (et probablement bien iconoclaste pour son temps) sur la virginité, quelques scènes avec des domestiques pas très honnêtes pour la farce (mais aussi multiplier les
potentialités de drames), et au final une vraie interrogation: même si Bertrand cède, cela sera plus pour ne pas s'opposer à une volonté bien plus forte que la sienne que par amour; un mariage où
l'une aime au point d'inventer des stratagèmes compliqués, et où l'autre renonce à fuir, est-ce vraiment "tout est bien qui finit bien" ?
Pour en savoir plus:
William Shakespeare sur Wikipedia
La pièce sur Wikipedia (article)
La pièce sur WikiBooks (en)