Le Bon, la Brute, le Cinglé
Publié le 21 Décembre 2008
Samedi 20 décembre
Paris 1, UGC CinéCité Les Halles
LE BON, LA BRUTE, LE CINGLE
De Kim Jee-Won (Corée du Sud, 2008)

Mon appréciation: 8/10
Comme la veille, c'est un film avec des moyens. A la différence de Largo Winch, il y a plus que des moyens dans Le Bon, la Brute, le Cinglé.
Un western, entre Corée et Mandchourie. De la violence donc (beaucoup), dans des décors magnifiques aussi. Le scénario ? Une carte de trésor est transportée par un officiel japonais. Mais
son train se fait attaquer par un bandit d'envergure limitée, qui met la main sur la carte. Il n'est pas le seul à attaquer le train, d'autres viennent juste pour la carte, et ne la trouveront
donc pas. Les "autres" sont dirigés par la Brute du film, Brute recherchée par un "Bon" chasseur de primes, à priori sans intérêt pour le Cinglé voleur de trains et la carte. Mais forcément, tant
de convoitises, et tant d'armes, ça tire dans tous les sens, et les cadavres des deux heures de film doivent se compter par dizaines.
Le scénario vous rappelle un "western spaguetti" de Sergio Leone, ayant pour titre Le Bon, la Brute et le Truand ? Normal, naturellement. Mais la référence explicite n'est qu'un prétexte pour un film jubilatoire,
débordant de trouvailles et d'humour. Les longues batailles sont à couper le souffle, que ce soit l'attaque du train, le combat dans le Marché fantôme, ou la poursuite du dernier quart du film.
Le réalisateur s'amuse, et la salle avec lui. C'est un peu comme les Coen, qui savent faire du "n'importe quoi", du "je ne me
prends pas au sérieux" avec beaucoup de professionnalisme. La référence à un film-culte n'est pas prétentieuse, en somme.
Un mot pour résumer le film ? Jubilatoire.