L'erreur est humaine, de Woody Allen
Publié le 25 Juillet 2008
Je continue sur les recueils de nouvelles. Mais là, changement de registre par rapport à Russell Banks. Woody Allen, par ailleurs
l'un de mes réalisateurs préférés, dont je ne manque plus aucun film, a plusieurs cordes à son arc (il est clarinettiste, et donc aussi écrivain).
Nous ne sommes pas dans des familles aux pères défaillants, dans le New Hampshire, mais plutôt dans la communauté juive de New York. On ne trouve pas de réalisme, mais plutôt du fantaisiste,
voire du complètement absurde. Un autre regard sur les Etats-Unis, qui pointe d'autres travers de la société (la première nouvelle décrit le désespoir et la déchéance d'une famille qui n'a pas
réussi à faire entrer son rejeton dans une maternelle prestigieuse; d'autres décrivent les déboires de naïfs qui sont prêts à s'humilier dans des sectes, ou à se ruiner pour des artistes obscurs,
tout cela bien entendu au juteux bénéfice d'habiles escrocs).
L'humour est souvent efficace, mais comme il y a aussi beaucoup de name-dropping, on est parfois perdu dans les références dont on ne dispose pas...
Pour l'instant, je préfère quand même les films de Woody Allen à ses nouvelles déjantées, pistes de scénarii qu'il faudrait bien trier avant d'en faire des films !