Délice Paloma
Publié le 5 Août 2007
Dimanche 5 août
Paris 19, MK2 Quai de Loire
DELICE PALOMA
De N. Moknèche (France-Algérie, 2007)
Mon appréciation: 16/20
Les films traitant plus ou moins de la guerre d'Algérie sont de plus en plus fréquents. Mais l'Algérie a aussi un présent, et c'est de ce pays que nous parle Nadir Moknèche. Mme Ladjérie "arrange
tout". Mariages, divorces, élimination de la concurrence... Mme Ladjérie veut surtout gagner suffisamment d'argent et d'influence pour accomplir son rêve, devenir la propriétaire d'un complexe de
thermes, qui hébergerait toute sa petite tribu. Oui mais voilà, un "client" un peu compliqué, une associée qui menace de partir, et ça risque de se compliquer, alors qu'il faut finir ce qui a été
commencé. D'où l'embauche de la jeune Nadira, future Paloma. Interprétée par Aylin Prandi, elle a des yeux (et un corps) à devenir fou. Comme le dit le critique dans Télérama, sa "beauté
(est) presque trop évidente". (Moi j'ai été conquis).
Mais les petites combines sont comme un chateau de cartes, elles peuvent s'effondrer. Et quand on passe par la case "prison", l'extérieur change encore plus vite. Mais l'Algérie d' "après le
terrorisme" et d'un tout petit peu avant aujourd'hui, semble nous dire ce film, c'est un pays qui a des rêves pour sortir d'un quotidien pas forcément magnifique. De beaux rêves. Et finalement,
les rêves ne sont-ils vraiment pas mieux "en rêve" qu'en "réalité "?
(La thématique du rêve est nettement plus et mieux développée dans Télérama, donc un petit clic et...)