Comme tous les après-midi, de Zoyâ Pirzâd
Publié le 27 Septembre 2009

Ce week-end, j'avais prévu d'aller au cinéma, il y a presqu'une dizaine de films, sortis ces deux dernières semaines, qui m'intéressent. Pas eu le temps... mais au passage, entre la librairie et
une poignée d'heures de métro durant ces deux jours, j'ai commencé... et fini le premier recueil de nouvelles de Zoyâ Pirzâd traduit en français (j'avais lu le roman, je commence les nouvelles sachant que deux ou trois autres recueils plus récents sont aussi disponibles).
Il faut dire que les nouvelles sont très courtes (en général moins d'une dizaine de pages), et que l'éditeur a choisi un texte aéré, très beau (j'aime les caractères Garamond !) et de nombreuses pages de séparation entre deux textes. Comme
tous les après-midi, ce sont aussi des phrases très courtes, percutantes, comme je les aime (et bien mieux écrites que les miennes). Des rythmes (les saisons et la flore, la journée
et ses repas...), donnant une fluidité naturelle aux récits.
Comme tous les après-midi, ce sont des quotidiens, très souvent de femmes, qui vaquent à ce qu'on appelle les tâches domestiques/ménagères, qui attendent leurs maris
chez elles, qui regardent les voisines faire de même. Des quotidiens de "femmes au foyer", des quotidiens où l'on perçoit à la fois un relatif apaisement (la routine, l'absence de surprises y
compris mauvaises), et une pointe de résignation (ces rêves qu'elles ne pourront réaliser). Un sentiment diffus, complexe, intime, humain. Zoyâ Pirzâd est décidément douée, pour faire passer
autant en si peu de mots.
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