Le joueur d'échecs, de Stefan Zweig
Publié le 21 Septembre 2009

Si j'avais été en Terminale L, j'aurais étudié Le joueur d'échecs. Il y a quelques semaines, je
m'interrogeais sur ce à quoi ma vie aurait ressemblée si quelques paramètres avaient été différents pendant mes années lycées. Ca m'a fait penser aux samedis matins, quand on s'attendait entre
élèves de la classe européenne, répartis en plusieurs sections, et les "L" qui travaillaient sur ce texte de Stefan Zweig. Un classique... que je me suis décidé à lire ces derniers jours, et je
ne le regrette pas !
A bord d'un paquebot, le narrateur remarque qu'un des passagers est Czentovic, un des champions d'échecs du moment. Czentovic est un phénomène: d'origine paysanne, il semble n'avoir qu'une
intelligence, celle du jeu d'échecs. Forcément, il suscite la curiosité. A bord s'organise, pour l'appâter, un tournoi d'échecs. Soudainement, les adversaires de Czentovic se font aider par un
mystérieux passager, Monsieur B. Le narrateur va essayer d'en savoir plus. L'histoire de Monsieur B. se révèlera au moins aussi fascinante que celle de Czentovic: les échecs lui permettent de
respirer quand il est interrogé par les nazis.
Publié en 1943, un an après le suicide de Zweig, le roman dénonce le totalitarisme et le processus de déshumanisation nazis. Comme Le dictateur, le chef-d'oeuvre de
Chaplin, Zweig est un contemporain du "worst in progress". La lucidité, l'effroi, sont là. L'impuissance aussi. Brillant, bouleversant.
Pour en savoir plus:
L'auteur sur Wikipedia
Le livre sur Wikipedia (texte intégral et gratuit en PDF ici)
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