Darwinia, de Robert Charles Wilson

Publié le 8 Octobre 2007

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Après Spin, j'avais demandé au libraire "spécialiste de la SF" lequel des autres livres de Robert Charles Wilson il me conseillait, parmi ceux qui étaient disponibles en poche. Darwinia était son préféré. Moi, j'ai moins aimé.

Nous sommes en 1912. Avant le Titanic, avant la première guerre mondiale. Soudainement, le continent européen est "rasé"; les terres restent, mais la faune et la flore ne ressemblent à rien de connu, et toute trace d'activité humaine a disparu. Où sont passés les millions d'Européens ? Et que s'est-il passé ? Pourquoi ce miracle, par qui ? Dans le même temps, les Européens alors sur l'océan et les autres continents n'ont pas changé. Plusieurs individus, ayant ce qu'on pourrait qualifier des "pouvoirs" tentent eux aussi de faire face à cette nouvelle façon d'envisager le monde. Où l'Europe devient une terre à coloniser.

Dans Darwinia, il y a cette surface terrestre, bouleversée. Et puis un autre combat, ailleurs. Déterminant pour l'avenir de l'humanité et où nos individus mentionnés plus haut sont parties prenantes. Bien sûr, même si la clé doit résider dans l' "ailleurs", ce n'est pas ça qui compte. En tout cas, ce n'est pas ça qui m'a déçu.

Déçu est probablement un peu fort pour décrire mon impression. Disons que je trouve l'idée de départ très intéressante, les personnages attachants, même si on glisse insensiblement dans le fantastique (qui, pour le coup, ne  m'a jamais enthousiasmé), mais il manque un petit quelque chose. Peut-être que de la SF dont le futur est antérieur à l'époque du lecteur... mais pourtant j'ai toujours beaucoup apprécié Jules Verne. Un mystère de plus pour Darwinia !

Rédigé par davveld

Publié dans #Livres

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B
La SF dont le futur est antérieur à l'époque du lecteur (et de l'écrivain) est devenue un genre à part : on parle d'uchronie (mot construit, comme ta sagacité te l'a déjà fait comprendre, sur le modèle d'utopie) : où l'écrivain prend un évenement dans l'histoire, le modifie et invente ce qui se passe alors. Le classique en la matière est Les Portes d'Anubis de Tim Powers, mais je l'ai pas encore lu.    
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D
<br /> <br /> Oui, on avait déjà parlé de l'uchronie sur ce même blog avec Le complot contre l'Amérique de P. Roth et Le Maitre du Haut Château, de Philip K. Dick, que tu m'avais recommandé.<br /> <br /> <br /> <br />