De la Françafrique à la mafiafrique, de François-Xavier Verschave

Publié le 25 Septembre 2007

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Trouvé par hasard sur un rayon de ma librairie, ce petit bouquin (une soixantaine de pages) est la retranscription d'une conférence de François-Xavier Verschave en 2003. François-Xavier Verschave, c'est cet immense connaisseur de l'Afrique, notamment fondateur de l'association Survie, qui est mort en 2005.

Je croyais être assez lucide et très critique envers la politique africaine de la France. En fait, à en croire ce texte très documenté et s'appuyant sur des constatations pleines de bon sens (à défaut d'avoir pu en vérifier l'authenticité en ce qui me concerne, mais ça sonne très "vrai", ou en tout cas c'est plausible, crédible, etc...), je suis loin du compte. De Gaulle, Focart, Mitterrand, Chirac, Pasqua... Tiens, les deux derniers ont pu en toucher un mot à notre actuel Président... Le texte montre comment la France (via notamment ses services secrets) crée artificiellement la dette de ses anciennes colonies, aide les dictateurs à rester au pouvoir, etc. Terrifiant. Les dernières pages sont consacrées au débat. Et à l'espoir du chercheur-militant: cette création de biens publics mondiaux, du "gagnant-gagnant" à la Ségolène Royal de 2007. Pourvu que cette notion, qui avait vaguement été abordée lors de cours d'éco que j'ai eue, soit plus sérieuse !

Rédigé par davveld

Publié dans #Livres

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M
Terrifiant, oui, c'est le mot. D'ailleurs, dans un brouillon de mail qui date de l'an dernier, je t'en parlais. Aha. Le brouillon a été supprimé quand mon ordinateur a rendu l'âme, évidemment. >
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D
<br /> <br /> Le plus terrifiant, à part la mort de ton ordinateur (c'est du passé, je sais), c'est que j'ai entendu quelqu'un récemment (cette semaine en fait) dire que "Foccart, c'était pas si mal",<br /> que "ils (les Africains) n'étaient -et ne sont toujours pas- prêts pour la démocratie et en particulier le multipartisme". De la part de quelqu'un qui m'avait laissé anticiper ce genre<br /> de réflexion, mais de quelqu'un qui ne devrait pas penser un seul instant comme il le fait. Pour plusieurs raisons pas forcément des plus "courageuses", j'ai préféré ne pas réagir devant cette<br /> personne. Question de génération, de biographies aussi. Mais ça reste dur. Et devrait être inacceptable.<br /> <br /> <br /> <br />