Jusqu'à toi
Publié le 6 Août 2009
Jeudi 6 août
Paris 1, UGC CinéCité Les Halles
JUSQU'A TOI
De J. Devoldère (F, 2009)
Mon appréciation: 6/10
Je vais être honnête, je suis allé voir Jusqu'à toi pour Mélanie Laurent, en attendant Inglorious Bastards, le prochain Tarantino qui jouit
déjà d'un excellent bouche à oreilles (c'est la première fois qu'en plusieurs conversations "ciné" avec différents amis, on parle avec tant d'à priori positifs sur un film pas encore à
l'affiche), dernier Tarantino donc où joue la belle. Ici rien à voir, le film de Jennifer Devoldère (son premier) ne vaudrait pas la peine d'être vu s'il n'y avait pas Mélanie Laurent. D'ailleurs
Télérama s'est fendu d'une critique de trois phrases en version papier, trop courte pour être une "critique" sur le site web. C'est dire.
C'est une "comédie sentimentale" avec tout ce qu'on peut redouter de mièvrerie. Soit Chloé, jeune journaliste de 28 ans, un peu solitaire/misanthrope, et Jack, Américain banal qui aimerait bien
que son couple aille mieux, et gagne un voyage à Paris. Nos deux sont des malchanceux en voyage, et la même mésaventure va leur arriver: à Roissy, tous deux perdent leur valise rouge. Chloé
récupère celle de Jack, qu'elle ne connaît pas, mais qu'elle va imaginer à partir de sa valise. Jack, lui, passe des vacances pourries à Paris (ça fait peur). Bien sûr, ce qui devait arriver
arrive, et après quelques péripéties, ben voilà je vous avais prévenu c'est un peu cul-cul.
Plusieurs éléments sauvent quand même le film de la catégorie "navet à éviter, même à la télé": Mélanie Laurent et ses yeux, bien sûr, mais aussi le rythme de la bande-son (Kate Nash, à la limite de la surexploitation, avec trois fois Mouthwash), et quelques seconds rôles savoureux: Géraldine Nakache (vue
dans Comme t'y es belle), Eric Berger (Tanguy, dans le film du même nom, même si ses personnages commencent à se ressembler un peu), Valérie Benguigui, Maurice Bénichou,
Arié Elmaleh...