Le sens de la vie pour 9,99$
Publié le 11 Mai 2009
Dimanche 10 mai
Paris 19, MK2 Quai de Seine
LE SENS DE LA VIE POUR 9,99$
Film d'animation de T. Rosenthal (ISRAEL, 2009)
Mon appréciation: 6/10
Le sens de la vie pour 9,99$, c'est ce qui est écrit sur un prospectus publicitaire qu'un des personnages remarque. Nous sommes dans un immeuble israélien, et nous
observons le petit microcosme: un père entrepreneur bientôt à la retraite vit avec ses deux fils, l'un employé d'une agence de recouvrement (chargé donc de vendre les biens des personnes
insolvables) "un boulot honorable" selon le père, et l'autre au chômage - c'est lui qui est intéressé par les publicités métaphysiques. Le frère "recouvreur" sort avec une top-modèle qui vient
d'emménager dans l'immeuble, et qui suggère à ses amants de subir d'importantes modifications morphologiques. Un autre père un peu sévère essaie d'enseigner à son fils niveau primaire les vertus
de l'épargne (en échange de chaque verre de lait bu, il lui donnera 50 cents à mettre dans une tirelire, pour acheter un jeu de foot) - mais le petit se prend d'affection pour son cochon
tirelire. Son institutrice est fiancée avec un des autres habitants de l'immeuble, ado attardé qui, dans ses moments de boisson, s'occupe avec trois amis imaginaires. Enfin, un petit vieux
pratiquant cherche à qui parler (y compris aux employées de télémarketing); il héberge un peu forcé un SDF avec des ailes; un ange ? Pas si sûr...
Le scénario est tiré d'un recueil de nouvelles d'un auteur israélien. Ces récits ont leur part d'universel, de très contemporain aussi. Malheureusement, je trouve le film desservi par la
technique choisie: il s'agit d'animation en pâte à modeler, comme Wallace et
Gromit, ce qui, en soi, est un travail de fourmi époustouflant pour un film d'une heure vingt, mais n'apporte rien du tout. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi il n'a
pas été fait appel à de vrais acteurs, qui auraient cassé l'effet saccadé de nombreux mouvements. Par ailleurs, la musique, généralement très appropriée, se fait un peu envahissante. Dommage.