PostMortem, de Patricia Cornwell
Publié le 29 Décembre 2008

J'avais dû l'acheter dans une brocante/fête de paroisse il y a une dizaine d'années, et ne le lire qu'une fois... C'est donc avec un souvenir bien lointain de l'intrigue (la lecture de la
quatrième de couverture me rappelait quelque chose, c'est déjà ça) que je me suis replongé dans ce thriller.
Un thriller qui va mal vieillir, car quand l'héroïne est un médecin légiste à Richmond, Virginie, elle est forcément assez bien outillée en terme d'high-tech. Or ce qui était prodigieux il y a
quinze ans est au mieux banal, au pire complètement dépassé. En effet, Kay Scarpetta, le médecin légiste donc, est sur la sellette alors que son laboratoire s'est fait piraté son système
informatique (et vas-y que je t'explique ce qu'est un modem, un mot de passe, etc.). Les tests ADN ? Ca existe, mais il faut des mois avant qu'un échantillon ne soit analysé...
A la différence des enquêtes de mes "policiers" préférés (Agatha Christie avec Hercule Poirot, Georges Simenon avec le commissaire Maigret), l'enquête est trop liée à des techniques très
évolutives pour que ces détails ne soient ni flagrants ni un peu curieux. Il faudra faire des efforts dans 20 ans, pour se rappeler/expliquer que l'on devait se connecter à un réseau d'ordinateur
via une grosse boite externe (le fameux modem) et que l'on avait des disquettes dans tous les sens... L'intrigue, donc. Trois femmes ont été violées et assassinées, souvent torturées, avant que
ne commence le récit. Pas de trait commun aux victimes, si ce n'est le mode opératoire du criminel. Le livre s'ouvre sur l'autopsie de la quatrième. Il y en aura une cinquième, avec des sévices
toujours plus cruels. Or le criminel ne laisse pas beaucoup de traces. Entre révolte devant de tels actes, pressions politiques, maladresses policières, et soucis domestiques, Kay Scarpetta doit
garder la tête froide pour rassembler des pièces à convictions, mettre en place les pièces du puzzle, etc.
Le dénouement est efficace, je recommenderais donc bien ce thriller aux amateurs du genre, tant qu'ils savent s'amuser des balbutiements informatiques des années 1990...
Pour en savoir plus:
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