L'élégance du hérisson, de Muriel Barbery
Publié le 28 Juin 2007

Extraordinaire. J'en ai frissonné. Pour de vrai. Ce qui ne m'arrive pas quand je lis un livre, en général. Vous n'avez sûrement pas fini d'entendre parler de L'élégance du
hérisson.
Prix des libraires 2007 (et plein d'autres), best-seller pendant des semaines (cf. notamment Télérama). Nous sommes en présence
d'un chef d'oeuvre. Qui fait un bien fou. Parce qu'on s'y reconnaît, parce qu'on y rêve.
Ce sont les récits croisés de Renée Michel, concierge depuis 27 ans dans un immeuble bourgeois de Paris, et de Paloma Josse, douze ans et demi, habitante dans ce même immeuble. Deux femmes à
l'érudition impressionnante, deux esprits qui se cachent. Etre intelligent, quelle plaie dans notre monde, nous racontent-elles. L'amour de la langue française (un très bon passage sur une
virgule), la littérature (Tolstoï et d'autres, j'y reviendrais), la musique (de Mozart à Eminem), la nature (des animaux domestiques aux camélias), l'extrême Orient (le thé, les films de Ozu, la
cuisine japonaise), autant de points communs aux univers de nos héroïnes qui s'assemblent au fil de très courts chapitres. Un récit et une langue magiques.
L'élégance du hérisson. Un plaisir que je vais partager !
*
Comme il ne me restait plus qu'une trentaine de pages avant la fin de L'élégance du hérisson, je me suis rendu ce soir à ma librairie. J'y ai acheté
L'Affaire Bernini, troisième épisode des enquêtes de J. Argyll et F. di Stefano dans le monde de l'art, par Iain Pears (le compte-rendu du premier est ici, du second là). Et Anna Karénine
de Tolstoï. Pourquoi ? Parce que Muriel Barbéry y fait plusieurs fois référence. Parce qu'elle mentionne des passages de grands espaces russes (une des caractéristiques russes qui m'attirent,
après avoir lu notamment Michel Strogoff, de Jules Verne), parce que c'est un classique de la littérature russe (que je ne connais pas du tout).