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Chronique

Mercredi 4 novembre 2009
Depuis quelques semaines, la situation est de plus en plus difficile au boulot. Ce mardi, nouvelle étape. Ca faisait longtemps (mais jamais assez) que je n'avais pas éclaté en larmes. Pour une petite chose, en plus, mais qui s'ajoute à plusieurs dizaines d'autres.

Je ne suis pas une machine, je joue trop avec mes limites ces temps-ci, j'ai fini par craquer. Ca ira mieux, parce que je suis bien entouré. Mais j'ai besoin, pendant un moment, de respirer, de ne plus courir, de faire le vide.

Dans quelques jours (et après combien de dizaines d'heures supp' pour tenir ne pas trop dépasser les délais ?), je prends des vacances. Vitales. Pendant lesquelles je ne vais, veux, peux rien faire. Je pense que je me couperais d'Internet et du téléphone, pour être sûr.
Par David Veldhuizen
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Dimanche 1 novembre 2009
Ce week-end, je suis allé à Strasbourg. Les occasions étaient multiples: je ne me suis jamais arrêté dans la ville (hormis une heure, entre deux trains, en 2001); ma soeur Isabelle y est depuis septembre; et puis c'était la première édition de Protestants en fête, le premier rassemblement de tous les protestantismes français. Oui, parce que les protestants français ont beau ne pas être nombreux (bon, 4% de la population se dit "proche du protestantisme" selon l'IFOP), on est divisés en des dizaines de dénominations (rappel: il s'agit de la religion chrétienne, de la confession protestante... et en-dessous, on parle de dénominations). "Historiques" (réformés, luthériens...) ou plus "évangéliques" (baptistes, méthodistes, évangéliques de toutes sortes...), les occasions de se retrouver sont rares.



Protestants en fête
est donc d'abord une très belle initiative.


Ayant fréquenté pas mal des dénominations évoquées plus haut, je regrettais ces clivages: pour les "historiques", on a des rassemblements très intellos (et un peu poussiéreux, comme l'Assemblée du Désert, le 1er dimanche de septembre, dans les Cévennes); les "évangéliques", c'est plus festif (autour de Pentecôte, par exemple) mais pas toujours intéressant sur le côté spirituel. Dans une église évangélique, on n'annonce pas les événements des luthéro-réformés; pareil chez les "historiques", on est en-dehors des grosses fêtes organisées par d'autres. Dommage...

Protestants en fête se proposait de rassembler tout ce monde. Pari gagné, même si on imagine la difficulté de prévoir la programmation et l'organisation. Heureusement, Strasbourg et l'Alsace-Moselle sont des terrains de choix, du fait de la richesse (je ne parle pas de finances) des églises. Un vivier de bénévoles et de ressources, qui a bien fonctionné. Et le week-end a intégré des activités pour tous les goûts: expositions aux scénographies travaillées, débats sur des questions liées aux protestantismes mais surtout aux enjeux de société, concerts un peu partout le samedi en journée et au Zénith le soir; et un culte exceptionnel dans le même Zénith le dimanche matin.

Remplir les quasi-10000 places d'un Zénith, pour des protestants, c'est une belle performance.

Le samedi soir, la soirée musicale fut un temps fort, mais aussi une illustration que les manières de vivre sa foi sont très éloignées. Le public plus âgé a apprécié le jazz manouche, la chorale classique. Les jeunes ont beaucoup aimé le groupe punk-rock néerlandais (j'y reviendrais).
Moment de communion néanmoins autour du gospel: la belle histoire des Gospel Kids (le gospel qui "sauve" les gamins des cités alsaciennes), et l'excellente performance de Theresa Thomason, des "Lift up your voice" et du maître Marcel Boungou réunissent toutes les générations et c'est d'ailleurs lors de ces deux groupes que le Zénith sera plein (oui, on se compte souvent, parce que c'est tellement rare...); avant, il y avait de la place, et après, les "moins jeunes" ont fui.


Deux temps décalés, inégaux: le conte africain de Chyc Polhit, et l'électro-slam de Sodapop (sa performance est assez inhabituelle pour des gens comme moi pas très au fait de la scène chrétienne électro-slam, mais les textes sont très recherchés, la chorégraphie un peu savante... bref, ça aurait mérité un temps à part, parce que cela s'intégrait mal dans le reste de la soirée).
Dans le même concert, passer de Bach, Haydn, Haendel et Mendelsohnn à Django Reinhardt, puis aux standards du negro-spiritual, c'est déjà peu évident. Ca devient le grand écart quand on ajoute de l'électro-slam probablement trop "différent/novateur" (faisant littéralement fuir une part importante du public), et du punk-rock très commercial/boys band (on pense à Kyo...) pour (pré-)ados en délire, avec des messages aussi profonds que "Dites à vos amis et à vos proches combien vous les aimez". Tous ces publics n'en font décidément pas un, et je me prends à constater (un peu pessimiste) un fossé que les hommes ne semblent pas pouvoir combler (c'est dans ces cas-là que le Saint-Esprit est appelé à la rescousse).


Retour au Zénith le dimanche matin.
J'employais l'expression "remplir un Zénith pour les protestants"; pendant plusieurs jours, et jusqu'à après une demi-heure après l'heure théorique de début du culte, ce "remplissage" a fait l'objet de toutes les rumeurs et de pas mal de petits soucis. Un système de tickets insuffisant et une gestion curieuse des 500 derniers sièges illustrent là encore qu'on n'a pas l'habitude de ce genre de choses. On ne s'improvise pas une "mega-church" ! Oui, parce que l'image de ce Zénith plein pour un culte, ça rappelle les reportages télé sur les immenses églises américaines !
Le culte est incontestablement LE moment attendu par tous, et vu les enjeux, il a été plutôt une réussite. Côté chants, je les connaissais tous, du psaume du 17ème siècle aux chants du 20ème (on n'est pas allé plus récent), en passant par Taizé... Côté messages, l'exercice (trois messages courts par trois pasteurs sur trois textes) n'est pas le plus heureux, à moins que l'aspect "spectacle" ait un peu nui au recueillement nécessaire). Une Sainte-Cène a même pu être servie à toute l'assistance !
Pour faire simple, ce culte m'a plu dans sa dimension "événement", mais - en fidèle très exigeant que je suis - ne m'a pas franchement marqué sur le plan "enseignement"/"foi personnelle".

Bien sûr, "rassemblement" suppose retrouvailles. La galaxie protestante a beau être éclatée, on se connaît vite. Il y a les retrouvailles prévues, et tous ces connaissances qu'on croise après avoir perdu contact pendant des années. Ca fait plaisir ! Les stands dans la journée de samedi, et les deux événements au Zénith ont permis de saluer des têtes connues, d'échanger des nouvelles... On n'est jamais seul !

J'ai profité de Protestants en fête avec Isabelle, et elle m'a aussi fait découvrir la ville: la cathédrale, le centre-ville, la "Petite France". Le ciel bleu a tardé à apparaître, mais ca y est, j'ai enfin eu le temps de voir quelques lieux emblématiques de la capitale alsacienne !


Toutes mes (bonnes) photos du week-end en cliquant ici !



Pour en savoir plus:
Par David Veldhuizen
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Jeudi 24 septembre 2009

J'étais allé voir, au printemps, La Cerisaie d'Anton Tchekhov et en avais profité pour découvrir la salle la plus proche de chez moi, le Théâtre National de la Colline. Entré dans les mailing-lists de La Colline, je ne résiste pas à la tentation et décide de m'abonner pour cette saison 2009-2010: je ne vais pas assez souvent au théâtre, et à 8 euros la place pour du spectacle vivant de qualité, il serait dommage de s'en priver. Avec néanmoins des appréhensions, le programme faisant la part belle à des créations contemporaines que je ne suis pas sûr d'apprécier ou même de comprendre.

Ce mercredi soir, la surprise a été bonne. Notre Terreur se joue au "Petit Théâtre" de l'institution, avec une configuration originale. La salle, rectangulaire, est occupée par deux séries de gradins, sur chaque longueur. Les largeurs servent d'entrées, de coulisses... Au centre des gradins (style Chambre des Communes britannique donc), quatre très longues tables mises bout à bout. Une douzaine de sièges type fornica. Sur cette table, quelques bouteilles, quelques clubs-sanwiches, une carte Michelin, un taille-crayons en forme de guillotine rouge, des papiers, des stylos, un ballon de baudruche suspendu à une ficelle... Au cours de la pièce, les tables et les chaises seront déplacées, le sol souillé à de multiples reprises.

Notre Terreur, c'est un huis clos sur le Comité de Salut Public, ce gouvernement d'une dizaine d'individus qui a dirigé la France durant quelques mois entre 1793 et 1794. Ils sont là, avec des costumes du vingtième (pas du vingt-et-unième) siècle. Un logisticien, un poète, un stratège, un bricoleur, un défenseur des industriels, un représentant du Comité de sûreté générale, Barrère en greffier-secrétaire, Saint-Just l'enflammé et impulsif, et bien sûr le très charismatique Robespierre. Au "départ", ils ne sont pas souvent d'accord, échangent des arguments, parfois des coups. L'objectif de défendre la Révolution est le même, la question des moyens est quant à elle ouverte. Peu à peu, alors que la tension augmente, Robespierre confirme son ascendant. On cherche à l'assassiner. A travers lui, ce serait la Révolution qui serait attaquée. Contre les ennemis de la liberté, un seul verdict possible, la mort. Mais à partir de quand peut-on échapper à l'accusation d'ennemi de la Révolution ? Le Comité tourne mal. Jusqu'à la mort de Robespierre, fin de la pièce.

On a beau ne pas être familier avec la période historique, extrêmement dense et confuse, on se prend très vite au spectacle. Certes, le monologue introductif est un peu long (probablement plus de 15 minutes) mais il constitue une belle performance d'acteur.
Ensuite, les dialogues et débats de l'époque sont d'une actualité et d'une pertinence remarquables. Pêle-mêle: comment défendre la liberté ? une révolution sans morts d'innocents est-elle possible ? comment gagner la confiance du peuple ? comment juger les personnes commettant des abus ? faut-il obéir aux ordres ou pousser son avantage militaire ? peut-on éviter, même avec de bonnes intentions, de sombrer dans la dictature en voulant imposer la vertu ? la liberté est-elle vaine sans justice ?
Les personnages, de prime abord un peu caricaturaux, permettent au public d'avoir l'illusion d'être ethnologue/sociologue en étudiant les interactions dans ce petit groupe. Ils sont tous très bien interprétés, avec une mention spéciale pour les performances de "Robespierre" et "Saint-Just".
Il y a aussi d'excellents moments, comme le slam sur la mort de Danton, la leçon d'équitation sur des chaises et autour des tables...

Une pièce bien réalisée sur un thème original et judicieusement choisi: une réussite, donc.



Pour en savoir plus:
Par David Veldhuizen
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Mercredi 2 septembre 2009
OK je suis un peu silencieux ces derniers jours.
Pas de ciné à raconter, un livre que je prends du temps à finir, et puis pas mal de chantiers qui m'accaparent:
- nouvel agencement de mon petit chez-moi (c'est toujours petit, et c'est vraiment pas facile de tout ranger)
- planning "chargé" côté Anciens Sciences Po Lille, devenu "alerte rouge" depuis un méchant incident sur l'outil de base de l'association
- période stressante au boulot sur des questions de fret où rien ne se passe comme prévu, ce qui est supportable jusqu'à un certain point mais là on risque de compromettre des mois de boulot - bonne nouvelle néanmoins, après des mois de vacances, les renforts sont de retour (la liste et la complexité des dossiers ont de quoi occuper beaucoup de monde).

Petit billet sans autre intérêt que vous dire que je vais bien, quand même, et qu'on se retrouve très vite !

Par David Veldhuizen
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Dimanche 16 août 2009







Toutes les infos et de meilleures photos sur le site du chateau.
Par David Veldhuizen
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Samedi 8 août 2009

Pendant les vacances, à Côme, Aurélie et moi avions visité l'exposition Chagall-Kandinsky-Malévitch-Filonov, à la Villa Olmo. On peut aller aux quatre coins du monde pour voir des expositions exceptionnelles, mais aussi profiter de vivre dans une capitale comme Paris... Jusqu'au 10 août, le Musée national d'art moderne, le Centre Pompidou, héberge une rétrospective de l'oeuvre de Kandinsky, avec le concours des deux plus grosses autres collections de l'artiste: le musée Guggenheim à New York et la Städtische Galerie im Lenbachhaus à Munich. Quelques autres musées, russes, géorgiens, néerlandais, et une poignée de collections privées complètent ce partenariat.

Il y a du monde ce vendredi soir, mais l'exposition est suffisamment aérée pour que cela ne soit pas trop un problème. Le parcours est chronologique, du tout début du vingtième siècle, jusqu'en 1944, année de la mort du peintre à Neuilly/Seine. On passe des peintures proches de l'art populaire russe à des explosions de couleurs vives, avant de passer vers des tons plus pastels, puis des séries de formes géométriques, avec, très souvent, des rappels des périodes précédentes. Il y a des oeuvres qu'on a déjà vues, dans des livres, mais aussi des évocations d'autres expositions (une spirale sur fond bleu/vert me rappelle une exposition vue au MoMA, avec des travaux d'amis de Kandinsky, ce qui explique la réminiscence), ou de villes qu'on ne connaît (encore) que par leurs symboles bien ancrés dans les imaginaires (merci les photos des amis qui y sont allés, les -très nombreux- films...).

Une exposition de qualité, pour un des génies artistiques du siècle dernier.



Pour en savoir plus:
Site officiel de l'exposition
Kandinsky sur Wikipedia

200ème billet de la catégorie "chronique" !
Par David Veldhuizen
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Dimanche 19 juillet 2009
Suite de ce billet. Et près de 100 photos légendées de ces vacances en cliquant ici.




Jeudi 9 juillet, nous partons en direction du deuxième des lacs que nous souhaitions voir, le Lac Majeur. Nous arrivons sur sa rive orientale, et le traversons avec le ferry. Petit pique-nique, et nous voilà à nouveau à bord d'un bâteau pour les îles Borromées, les principales attractions du lac Majeur. Nous commençons par l'Isola Madre, son palais et ses jardins. Un peu sombre, mais une très belle collection de marionnettes (il y en aura d'autres à Isola Bella) ! Nous continuons avec Isola Bella, en forme de bateau avec poupe et proue, un palais un peu mégalo où ont séjourné de modestes personnages comme Napoléon Bonaparte ou encore Mussolini. Un bouge, vous l'aurez compris ! Moi je n'aime pas trop ces "spots" touristiques, et ce n'est pas plus mal que nous n'ayons pas le temps de poser le pied sur Isola Pescatori (l'île des Pêcheurs, visible d'Isola Bella), île convertie au tourisme de masse. Le temps d'une glace à Stresa puis nous regagnons, toujours en ferry, Laveno sur la rive ouest, avant de rentrer à Côme.

Nous sommes à quelques minutes de la Suisse. Difficile donc de ne pas y faire un saut, même s'il faut éviter les autoroutes (vignette à payer) et d'avoir des emplettes à faire (ça fait bizarre de devoir changer de devise alors que tout le reste ressemble à l'Italie - respect du code de la route excepté). Au grand plaisir d'Antoine, nous commençons cette journée par la visite de Bellinzona et de deux de ses châteaux forts, dont les restaurations enlèvent une bonne part d'authenticité. De l'ouvrage défensif, certes, mais en Suisse, tout est propre, et les ruines sont bien entretenues. Nous poursuivons par une étape à Lugano, et donc la rive helvétique du lac Majeur. Petite balade, petite sieste dans un parc en bordure du lac, glaces, la dolce vita, encore. On rentre par la route de Menaggio, pour longer le lac de Côme.

Pour nos trois derniers jours (samedi 11 à lundi 13), nous serons à Milan. Le temps de rendre la voiture, de poser les affaires à l'hôtel, et nous nous lançons à la découverte de la ville: Porta Venezia, Via Manzoni, la Scala, le Duomo (la magnifique et gigantesque cathédrale gothique de la ville, vraiment très bien)... Le Duomo, édifice religieux, est encadré par deux temples de la consommation: le centre Il Rinascente (une espèce de Bon Marché milanais, que nous parcourrons un samedi après-midi... on arrive à bien délirer dans l'étage design sans se faire mettre à la porte, c'est sympa !), et la galerie Vittorio Emanuele II. La Via Manzoni et quelques autres complètent ce "Quadrilatère d'or", capitale du design et de la mode. Evidemment, il ne faut pas y venir si on n'a pas un compte bancaire bien garni. Le temps d'une dernière glace, nous remettons la suite des visites au dimanche... que nous passerons quasiment intégralement au Castello Sforzesco (Château des Sforzas), de style Renaissance et complètement restauré au dix-neuvième siècle, et qui abrite de très nombreux musées. Le Musée des arts décoratifs, des Sforzas aux années 2000, est captivant; sa scénographie, très explicitée, me plaît beaucoup. Belle pinacothèque (collection de peintures), centrée naturellement sur l'art lombard. Le baroque lombard est légèrement moins insupportable que le baroque tout court ! Je m'attarde ensuite dans la partie des "instruments de musique"... Plus tard, déjà épuisés, nous renonçons à visiter la Pinacoteca Brera, pourtant très riche, du fait d'un tarif double à celui présenté dans le guide de Milan 2009-2010 ! On se rabat sur un café de la Via Brera, lui aussi hors de prix (enfin, prix parisien), avant de déambuler dans les rues du centre, voir quelques églises et l'université.

Il nous restait quelques églises à visiter le lundi, en particulier celle de Saint-Ambroise, patron de la ville, avec plusieurs curiosités (reliquaire, base de la chaire constituée d'un tombeau, etc.). On se promène encore un peu dans le Quadrilatère d'or avant de reprendre le train à 16h. A notre arrivée en région parisienne, nous pouvons observer les feux d'artifice des communes bordant la capitale. Eh oui, on est la veille de notre fête nationale !

Bilan: un très beau voyage, qui m'aura permis de bien apprécier cette région de l'Italie. J'ai bien envie d'y retourner. Néanmoins, quand je repense aux paysages pyrénéens, je pense que je préfère la nature "quasi" sauvage à ces très beaux environnements, à la flore magnifique, mais qui témoignent encore de la prétention humaine à adapter la nature à son bon vouloir...
Par David Veldhuizen
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Samedi 18 juillet 2009
Après une très courte nuit (concert suivi de préparatifs obligent), je retrouve en ce samedi 4 juillet Antoine et Aurélie à la Gare de Lyon. Nous avions parcouru ensemble la Slovénie, l'Autriche, la Forêt Noire, Cologne. Cette année, cap sur la Lombardie. Les sept heures de trajet (train direct - bien pratique - entre Paris et Milan) me permettent de récupérer un peu de sommeil. Nous récupérons sans problème la voiture que nous avions réservée, une Punto Dynamic 5 portes bleue foncée, qui sera rapidement baptisée Princesse (hommage à une fillette croisée dans une auberge de jeunesse allemande). On apprécie d'emblée la clim'. La sortie de Milan nous permettra de vérifier la persistance de notre goût pour les demi-tours (bon, on a été sages), et de découvrir la souplesse de respect du code de la route; on s'y fera vite. Nous arrivons à Côme en début de soirée. A l'auberge, la patronne, qui parle très bien français, nous accueille comme ses enfants. Elle nous donne aussi des dizaines d'idées de balades aux environs, avec les tarifs réduits que l'on peut obtenir à l'auberge. Nous commencerons par rejoindre le centre-ville via la promenade au bord du lac de Côme, un bon dîner (gnocchis, pâtes, risotto) et une dégustation de glaces italiennes (bien sûr !), qui, du fait du vent et probablement de cônes de qualité médiocre, s'est transformée en véritable massacre (on devait pouvoir nous suivre à travers la ville en regardant les gouttes sur le sol)... On le saura pour la suite, il faut prendre des coupes en cartons, pour profiter vraiment des glaces par ailleurs excellentes.

Nous reprenons notre visite de Côme le dimanche. Un funiculaire nous rapproche du Faro Voltiano. A midi, nouvelles spécialités italiennes: des polentas. Nous marquons bien le coup des vacances en enchaînant avec une pause dans un parc, entre sieste et tarot mexicain. Il reste moins de temps que prévu pour visiter le village de Brunate, et faire les attractions de Côme: le Duomo (cathédrale) et la vieille ville.

Dîner à l'auberge, puis Aurélie et moi parcourons quelques mètres pour profiter de l'ouverture en nocturne, dans la Villa Olmo (un des majestueux édifices qui bordent le lac), de l'exposition "Avant-garde russe". Chagall, Kandinsky, Malévitch (et son évolution à rebours des habitudes, du plus abstrait à une certaine forme de classicime), Livonov, l'exposition est pertinente, intéressante sur ce mouvement artistique vraiment marquant, et nous a bien plu ! Alors que l'orage éclate, nous préparons la suite du programme du séjour.

Lundi matin, nous partons pour un tour du lac de Côme à bord de notre Punto. Les routes étroites, dans des villages sans trottoirs, avec une circulation assez importante, me feront vite jeter l'éponge. Nous nous arrêtons dans les petits villages qui surplombent le lac, coincés entre l'eau et les montagnes. Moltrasio, Carate Urio, Laglio, Brienno, Argenio... Nous passons à Tremezzo, à Menaggio, à Domano... Nous visitons l'abbaye de Pinia, récemment rénovée, avec sa mini-grotte de Lourdes (hum...). Une abbaye qui a de sérieux arguments pour susciter des vocations contemplatives: vue sur le lac, flore magnifique, isolement, climat clément, arbres fruitiers appétissants... La boucle se termine avec Varenna, Lecco et retour à Côme.

L'aubergiste, les guides, tous sont unanimes: quand on visite le lac de Côme, il y a un must, la Villa Carlotta, à Tremezzo. C'est notre objectif de mardi matin. Le palais est magnifique, ses jardins splendides. Petit regret, cette admiration pour Napoléon, qui se retrouve dans toute la région. Difficile d'y échapper... Autre villa l'après-midi, celle de Balbianello, où la scène du baiser entre la sénatrice Amidala et Anakin Skywalker dans Star Wars, L'Attaque des Clones, 2002 (c'est bien ce qui me semblait, avec Natalie Portman ! on me disait qu'il s'agissait de l'autre trilogie, ce qui m'étonnait) a été tournée. C'est dire comme c'est un archétype du bucolique/romantique, George Lucas aurait pu créer le décor par ordinateur... En parlant de stars mondiales du glamour, on était passé la veille près d'une villa dont le propriétaire n'est autre que... George Clooney ("What else ?"). Bref. Là encore, les jardins feraient le bonheur d'amateurs de botanique. Enfin, nous partons visiter l'île Comacina (toute petite), et on se fait avoir. A part quelques ruines d'églises romanes, l'île (qui avait une importance stratégique car elle tenait tête à Côme) nous déçoit beaucoup. De retour à l'auberge, nous expérimentons un des jeux apportés par Antoine, qui se prête bien à l'environnement: Condottiere.

Sortant un peu des "musts" touristiques, nous partons à la découverte de la ville-jumelle de Côme, Lecco, qui donne son nom à une des branches du lac. Lecco est un haut lieu de l'identité culturelle lombarde (et même italienne), puisque Alessandro Manzoni, un auteur ayant vécu au dix-neuvième siècle, y dresse le décor des Fiancés, une oeuvre qui figure au programme de tous les écoliers italiens (l'équivalent d'Hugo en France, probablement). A l'auberge, on nous avait raconté les grandes lignes de ce roman fleuve, et Aurélie recevra même en cadeau l'exemplaire scolaire (en italien, abondamment commenté... et griffoné !) de la jeune réceptionniste de l'auberge. Chanceux à l'heure du déjeuner, nous croisons un prêtre qui nous ouvre les portes d'une église et d'un couvent mentionnés dans le livre. En milieu de journée, nous gagnons Bellagio pour embarquer dans l'un des navires qui sillonnent le lac. Nous voyons donc le centre du lac (parcours Bellagio - Venezzo - Menaggio - Venezzo - Bellagio), l'occasion de prendre quelques dizaines de photos de plus ! Petite baignade à proximité de Bellagio, sur une plage de San Giovanni (était-ce celle conseillée par l'aubergiste ? pas sûr, les panneaux manquaient), ce qui permet de se rafraîchir un peu... même si on n'aime pas trop les galets !

Deuxième moitié du séjour (Lac Majeur, Suisse, Milan) très bientôt... avec, bien sûr, des photos (une fois que je les aurais triées).

Par David Veldhuizen
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Samedi 4 juillet 2009
Après les Pyrénées, direction la Lombardie avec Antoine et Aurélie pour la deuxième partie de mes vacances.

Départ ce samedi matin en train pour Milan où nous rallierons le Lac de Côme. Au programme, lac de Côme, lac Majeur, Milan, et plus si nous avons le temps (lac de Garde, Vérone...). Retour le 13 juillet. La première fois que je mettrais le pied en Italie !

Par David Veldhuizen
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Vendredi 3 juillet 2009
(Suite de ce billet)


Pour faire simple, vous n'avez qu'à suivre ce lien vers 48 photos légendées...
Par David Veldhuizen
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Jeudi 2 juillet 2009
Comme annoncé, je suis parti une petite semaine avec mon frère dans les Pyrénées ariégeoises. Nous sommes de retour depuis mercredi soir.

Au camping "mettez-vous où vous voulez", la saison n'a pas encore commencé (ce week-end, ce sera le cas, et la semaine d'après, le Tour de France passe dans la vallée, autant dire que le calme ne doit pas durer). Nous sommes à Oust, dans la vallée où coulent - notamment - le Garbet, le Salat, l'Allet...

Le premier jour (vendredi), nous commençons par un tour à l'office du tourisme du village voisin, Seix (les deux villages alternent la permanence de l'office du tourisme en basse saison). Après l'acquisition d'un topo-guide qui nous sera très utile pour toutes les randonnées, nous allons découvrir les bords du Salat. Une fraîcheur appréciable, et nous re-découvrons la marche dans les sentiers à peine fréquentés. Heureusement, au départ, plusieurs habitants des lieux nous ont mis sur la bonne voie, parce qu'après, c'est à peine si nous avons rencontré un berger avant de terminer notre parcours par de la forêt.

Samedi, on prend la voiture pour monter un peu. Le chemin forestier de 10 km, non bitûmé, plein de cailloux et d'ornières, sera parcouru avec une vitesse moyenne de 15-20 km/h. Cela ne suffira pas pour éviter d'abîmer ma 206, qui n'est pas un véhicule tout-terrain (eh non). Au retour, j'apprends que le pot catalytique est à remplacer... Mais le paysage sur le Tuc de Peyre Mensongère (1500 m) vaut le détour. C'est de la haute montagne, des vaches paissent sur les chemins. Mon frère et moi, en contournant les bovins, perdons le bon chemin. Nous en sommes quittes pour une belle après-midi, des coups de soleil, un parcours incomplet... et surtout de très beaux panoramas !

Le même jour, nous allons visiter deux fermes d'éleveurs de chèvres, où sont fabriqués des fromages. On voit les pâturages, les bergeries, les animaux, dans l'une des fermes on assiste à la traite, et on est invité à voir les installations et les caves où sont affinés cabrits, tommes, et autres merveilles culinaires. Bio, qui plus est. Un moment fort pour deux grands amateurs de fromage, même si l'accès aux fermes demandait un peu de persévérance !

Une des deux destinations principales des touristes dans cette région du Haut Couserans est la Cascade d'Ars, fréquentée également par les curistes d'Aulus-les-Bains. Emportés par notre enthousiasme, nous dépassons le pied de la cascade et gravissons un chemin de grande randonnée (le fameux GR10, que nous suivrons à plusieurs reprises dans la semaine), assez abrupt et rocailleux. Là encore, au bout de l'effort, le réconfort, avec la magnifique passerelle d'Ars. C'est LE point de pique-nique, et nous ne dérogeons pas à la coutume du lieu. Le cadre est de toute beauté. Nous redescendrons par le même chemin, sauf sur la dernière portion où nous sortons du sentier "tous publics" pour le GR10, complètement désert.

Lundi, nous partons pour le cirque de Cagateille, la deuxième attraction de la vallée. La balade "minimale" étant courte, nous voulons prendre le GR10 un peu plus tôt qu'indiqué. Impossible de trouver son entrée ! Le balisage est nettement insuffisant dans le sens de la montée. Du coup on reste sur la route, avec un temps très orageux et donc assez désagréable. Jusqu'à ce que nous rejoignons le parcours normal. Là aussi, pique-nique sur un site magnifique, mais un orage guette et nous commençons le retour... cette fois-ci en ayant bien trouvé le GR10, bien plus sympathique... avant d'être, à nouveau, sans balisage sur plusieurs centaines de mètres. L'orage nous rattrape, mais sans faire plus que mouiller les K-Ways.

Enfin, nous terminons nos cinq jours par une nouvelle journée en haute montagne. Au départ d'Aulus-les-Bains, sur la route du col d'Agnès, un incontournable du cycliste grimpeur (et donc du Tour de France), après quelques dizaines de lacets, nous voilà marchant (sur le... GR10) direction le port de Saleix, puis le Mont Ceint (ou Pic de Girontos), culminant à 2088 mètres. On touche même quelques neiges éternelles, un 30 juin ! Nous croisons des troupeaux de chevaux, de moutons, de chèvres, sans aucune susceptibilité. Après le port de Saleix, et donc pendant plus de trois heures, nous serons seuls sur le chemin, à profiter de la météo idéale et des points de vue de tous les côtés.

Dès demain, des photos de cette première partie de mes vacances, où, vous l'aurez compris, il a beaucoup été question de montagnes, de cours d'eau, de marche sur des sentiers au balisage incertain...
Par David Veldhuizen
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Jeudi 25 juin 2009
Départ ce jeudi matin pour une semaine, avec mon frère, direction les Pyrénées ariégeoises.

On campera à Oust et on devrait profiter de la montagne pour faire de la marche.

A très bientôt !

Par David Veldhuizen
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