En discutant cette semaine avec un ami, à propos de l'identité européenne, je me suis demandé (cela pourrait faire un beau sujet de mémoire pour un sociologue) si, dans une certaine mesure, l'expérience Erasmus ne constituait pas l'équivalent du service militaire dans la France de la Troisième République: un brassage de diverses origines (sociales pour le service militaire, plutôt culturelles pour Erasmus), avec plusieurs mois passés en commun à un moment décisif de la construction de l'individu, qui crée un sentiment d'appartenance à un collectif, avant la Nation, ici l'Europe (le taux d'europhiles parmi les anciens Erasmus doit être vertigineux). Le parallèle me semble assez pertinent, avec une réserve, de taille. Alors que le service militaire concernant l'ensemble d'une classe d'âge, Erasmus ne touche que les jeunes poursuivant des études supérieures, et encore qu'une infime minorité d'entre eux. L'initiative est tellement bonne, et sert tellement la cause du "vivons ensemble en bonne intelligence" qu'on ne peut que souhaiter son extension, encore et encore !
Je suis un peu fâché contre Arrêt sur images, qui semble avoir minimisé le rôle du Parlement européen, et donc l'importance d'une forte mobilisation dans
les urnes à l'occasion des élections européennes. Certes, le Parlement doit partager nombre de ses pouvoirs... mais ce sont des pouvoirs qu'il retire d'instances qui ne sont pas nommées avec autant
de légitimité: faire voter des dizaines de millions de citoyens d'Européens vaut quand même que laisser quelques chefs d'Etats se partager les différents postes de la Commission... Et, comme le
disait je ne sais plus qui, la liberté s'use si on ne l'utilise pas. Etre libre de choisir celles et ceux qui légifèrent pour notre quotidien, c'est à défendre. De plus, critiquer les décisions
d'élus quand on n'est pas allé voter (alors qu'on en avait le droit) devrait être interdit.Bref, demain dimanche, votez !
Pour ma part, je n'ai pas hésité longtemps entre les deux seules listes qui ont une vraie approche européenne: le MoDem, et Europe Ecologie.
Le MoDem a oublié son europhilie au profit de la mégalomanie de son leader (il ne comprend rien à rien, décidément: aux présidentielles, il convainc sur l'Europe, et aux européennes, il essaie d'être présidentiable); son anti-sarkozysme primaire et donc systématique est aux antipodes d'une opposition raisonnée qu'il prônait avant mai 2007.
Europe Ecologie a
réinvesti le créneau, c'est tant mieux; l'expérience européenne de Daniel Cohn-Bendit et ses analyses, que je ne partage pas toujours, mais qui montrent une vraie réflexion, sont des arguments aux
côtés d'Eva Joly (si l'Europe pouvait être moins corrompue que certains de nos dirigeants nationaux, quelle chance !)... OK, un bémol, la présence de José Bové... mais c'est sur la liste Sud-Ouest
donc je ne vote pas vraiment pour sa liste ! Voter écolo me paraît aussi prendre acte de cette lame de fond qui depuis quelques années traverse les sociétés occidentales: il est temps de changer,
maintenant, et même de profiter de la crise pour redonner au politique du pouvoir sur l'économique (voir les plans de restructurations des grands constructeurs automobiles aux States: l'Etat vous
sauve mais vous construisez "vert"). Lors de la législature précédente, et malgré ses limites, le Parlement a quand même fait passer la directive REACH, qui nous concerne tous, consommateurs, sur les produits chimiques auxquels nous sommes exposés. Ca ne suffit pas, mais avec Europe Ecologie, j'ai la conviction
que nous continuerons à aller dans le bon sens, celles de mesures plaçant l'homme et la femme européens au centre de toute réflexion.J'espère même qu'Europe Ecologie fera un très bon score, battant Bayrou et se rapprochant des listes socialistes; cela enverra des messages à ces partis, qui - bien sûr - ne les entendront pas (mais ce sera un problème de réception de message, pas d'émission).
D'accord, pas d'accord ? Dites-le, dans l'urne ! :-)






Bon, j'ai toujours été passionné par l'actualité des médias. Alors bien sûr, quand Sarkozy,
pour faire un coup, annonce la suppression de la publicité sur les télés du service public, je ne peux m'empêcher d'admirer le talent politique de piquer cette idée, plutôt de gauche a priori (la
publicité, c'est le Grand Méchant Capital) (bon, il paraît maintenant qu'on peut oser dire être socialiste et libéral, faudra que j'en reparle), pour surprendre tout le monde. Y compris les
ministres concernés, les pédégés etc. Evidemment, ça ne fait pas très sérieux. Mais bon... Une
La semaine dernière, ma solution aux grèves des transports (enfin celle de la RATP uniquement en ce qui me concerne) était le
J'ai découvert en
consultant régulièrement le site de la RATP qu'aux heures de pointe, le service devenait de plus en plus proche de la normale: d'une rame sur trois à une rame sur deux, avec une attente de 5 à 10
mn sur les lignes qui m'intéressent. Bien sûr, on y est très serré, mais on se déplace au chaud (!), en sécurité, et presque aussi vite qu'en vélo. Le matin, c'est le trajet habituel (ligne 3 de
Gambetta à Réaumur-Sébastopol puis ligne 4 jusqu'à Marcadet-Poissonniers). Le soir, la ligne 3 fonctionne moins (une rame toutes les 15 à 20 mn), donc je prends la 4 de Marcadet-Poissonniers à
Barbès-Rochecouart, puis la 2 jusqu'au Père Lachaise, et je termine à pied.
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