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Samedi 6 juin 2009
Il y a cinq ans, je m'apprêtais à clore mon année Erasmus à Cracovie. En juin 2004, la Pologne venait d'entrer dans l'Union européenne; et à la mi-juin c'était les élections européennes.

En discutant cette semaine avec un ami, à propos de l'identité européenne, je me suis demandé (cela pourrait faire un beau sujet de mémoire pour un sociologue) si, dans une certaine mesure, l'expérience Erasmus ne constituait pas l'équivalent du service militaire dans la France de la Troisième République: un brassage de diverses origines (sociales pour le service militaire, plutôt culturelles pour Erasmus), avec plusieurs mois passés en commun à un moment décisif de la construction de l'individu, qui crée un sentiment d'appartenance à un collectif, avant la Nation, ici l'Europe (le taux d'europhiles parmi les anciens Erasmus doit être vertigineux). Le parallèle me semble assez pertinent, avec une réserve, de taille. Alors que le service militaire concernant l'ensemble d'une classe d'âge, Erasmus ne touche que les jeunes poursuivant des études supérieures, et encore qu'une infime minorité d'entre eux. L'initiative est tellement bonne, et sert tellement la cause du "vivons ensemble en bonne intelligence" qu'on ne peut que souhaiter son extension, encore et encore !

Je suis un peu fâché contre Arrêt sur images, qui semble avoir minimisé le rôle du Parlement européen, et donc l'importance d'une forte mobilisation dans les urnes à l'occasion des élections européennes. Certes, le Parlement doit partager nombre de ses pouvoirs... mais ce sont des pouvoirs qu'il retire d'instances qui ne sont pas nommées avec autant de légitimité: faire voter des dizaines de millions de citoyens d'Européens vaut quand même que laisser quelques chefs d'Etats se partager les différents postes de la Commission... Et, comme le disait je ne sais plus qui, la liberté s'use si on ne l'utilise pas. Etre libre de choisir celles et ceux qui légifèrent pour notre quotidien, c'est à défendre. De plus, critiquer les décisions d'élus quand on n'est pas allé voter (alors qu'on en avait le droit) devrait être interdit.

Bref, demain dimanche, votez !

Pour ma part, je n'ai pas hésité longtemps entre les deux seules listes qui ont une vraie approche européenne: le MoDem, et Europe Ecologie.
Le MoDem a oublié son europhilie au profit de la mégalomanie de son leader (il ne comprend rien à rien, décidément: aux présidentielles, il convainc sur l'Europe, et aux européennes, il essaie d'être présidentiable); son anti-sarkozysme primaire et donc systématique est aux antipodes d'une opposition raisonnée qu'il prônait avant mai 2007.
Europe Ecologie a réinvesti le créneau, c'est tant mieux; l'expérience européenne de Daniel Cohn-Bendit et ses analyses, que je ne partage pas toujours, mais qui montrent une vraie réflexion, sont des arguments aux côtés d'Eva Joly (si l'Europe pouvait être moins corrompue que certains de nos dirigeants nationaux, quelle chance !)... OK, un bémol, la présence de José Bové... mais c'est sur la liste Sud-Ouest donc je ne vote pas vraiment pour sa liste ! Voter écolo me paraît aussi prendre acte de cette lame de fond qui depuis quelques années traverse les sociétés occidentales: il est temps de changer, maintenant, et même de profiter de la crise pour redonner au politique du pouvoir sur l'économique (voir les plans de restructurations des grands constructeurs automobiles aux States: l'Etat vous sauve mais vous construisez "vert"). Lors de la législature précédente, et malgré ses limites, le Parlement a quand même fait passer la directive REACH, qui nous concerne tous, consommateurs, sur les produits chimiques auxquels nous sommes exposés. Ca ne suffit pas, mais avec Europe Ecologie, j'ai la conviction que nous continuerons à aller dans le bon sens, celles de mesures plaçant l'homme et la femme européens au centre de toute réflexion.
J'espère même qu'Europe Ecologie fera un très bon score, battant Bayrou et se rapprochant des listes socialistes; cela enverra des messages à ces partis, qui - bien sûr - ne les entendront pas (mais ce sera un problème de réception de message, pas d'émission).

D'accord, pas d'accord ? Dites-le, dans l'urne ! :-)

Par David Veldhuizen - Publié dans : Actualité
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Mercredi 5 novembre 2008
Il est 4h du matin. 6 heures que je suis chez moi, devant CNN et mon ordinateur. Car on projette cette nuit, en continu, en direct, en exclusivité et pour une seule fois un grand moment de télé. Mieux qu'une série, plus cher qu'une série, plus sérieux qu'une série. Aussi addictif, aussi surprenant, aussi high tech que les meilleures séries hollywoodiennes.

Les Américains élisent leur Président, leurs Sénateurs et plein d'autres choses encore. A 4h, les projections sont très encourageantes. Pour une fois, je serais "en faveur" de celui qui gagne. Ca va me faire bizarre !

Sur Facebook, plein de mes amis français, qui devraient, comme moi, plutôt être couchés, suivent aussi l'événement et le commentent. La débauche de moyens de CNN nous impressionne:
- des écrans tactiles géants et ultra-sophistiqués
- des statistiques prudentes, expliquées clairement
- des sondages et des analyses brillantes (le vote par catégorie sociale, par Etat, par "critères de choix", etc. est tout bonnement passionnant)
- une hotline pour signaler les "anomalies" constatées (et avec une armada de juristes et la "force de frappe" du réseau CNN, essayer de faire pression pour corriger les anomalies) comme un vrai service public (ce que n'est pas CNN)
- et même des hologrammes, une première mondiale, d'ailleurs vraiment bluffantes (j'explique: une responsable du staff de campagne d'Obama, à Chicago, a été "matérialisée" par hologramme, en direct, sur le plateau new-yorkais du CNN Election Center, comme dans Star Wars mais pas en 256 couleurs, juste en 16 millions !).

Et puis il y a ce qui rend une soirée électorale américaine infiniment plus intéressante qu'une soirée française:
- l'échelonnement des clôtures de bureau, des estimations, des résultats, du fait des fuseaux horaires
- la complexité du fonctionnement de ces élections
- l'impact de l'élection sur le monde
- le charisme et les parcours des candidats
- l'absence de débats très ennuyeux sur les plateaux

Rester éveillé, c'est également une superstition. Certains disent qu'en 2004, on s'était couchés avec Kerry gagnant et réveillés avec Bush gagnant. La solution, pour prévenir le pire: ne pas se coucher pour éviter un renversement de tendance !
Par David Veldhuizen - Publié dans : Actualité
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Jeudi 2 octobre 2008
Au boulot, chez ma grand-mère, dans les journaux, à la télé... et sur la blogosphère !

Il y a les pédagogues, les virulents, les amères, les scientifiques...

J'ai personnellement du mal à percevoir l'ampleur du problème, entre discours politiques forcément rassurants, raccourcis journalistiques à sensation, rumeurs de sauvetages et de garanties (ce qui suppose un danger). Je ne crois pas que la crise financière ait oublié son visa pour passer la frontière (on se le rappelle, le nuage de Tchernobyl avait dû rester outre-Rhin, faute de papiers en règle), il est évident qu'à l'heure de l'économie mondialisée la France sera autant touchée que le reste du monde.

Il est aussi prévisible que tous les discours sur les nécessaires garde-fous des spéculateurs et banquiers inconscients ne dureront que le temps de se donner bonne conscience (or le temps d'adopter des régulations efficaces est plus long que le temps de se donner bonne conscience). S'il n'y avait pas tous ces milliers d'emplois à sauver de simples exécutants d'ordres insensés, je serais personnellement "pour" donner une bonne leçon à ceux qui perdent toute notion de leurs actes. Cela suppose de leur faire supporter le coût (ou au moins une partie) des dégâts, et non de passer l'éponge. Parce qu'ils nous diront "on a compris", mais ils auront intégré l'idée qu'en cas d'erreur ils seront quand même aidés. Oui, mais voilà, on a quand même des économies à faire tourner... et des dirigeants politiques lâches, donc rendez-vous dans quelques années pour une nouvelle crise.

Au fait, on me dit que je suis "négatif". Vous trouvez ? ;)
Par David Veldhuizen - Publié dans : Actualité
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Jeudi 25 septembre 2008
Bon. Je vais encore parler de ma librairie... Ce jeudi 25, le Comptoir des Mots (239 rue des Pyrénées, Paris 20, Métro Gambetta, pour ceux qui débarquent) conviait Thierry Pech, secrétaire général et auteur de la République des Idées, et Loïc Blondiaux, l'avant-dernier auteur (pour le moment) à avoir été publié par la collection.

Donc vous connaissez la librairie. Vous savez aussi l'a priori très favorable que j'ai envers l'initiative de la République des Idées. Vous ne savez peut-être pas que Loïc Blondiaux a été un de mes professeurs à Sciences Po Lille, et que c'est lui qui a été mon directeur de stage quand j'étais à Réforme durant l'été 2004. Nous avions eu une longue soutenance de rapport de stage, écourtée par le cours qu'il devait donner après. Je l'avais croisé à deux-trois reprises ces deux dernières années: c'est bien simple, il habite le quartier.

Bref, la soirée avait été rapidement bloquée dans mon agenda.

L'affluence était moyenne, mais je pense que personne n'a regretté d'être venu (je me reproche en revanche de ne pas avoir invité quelques amis "amateurs" de ce genre de démarche).

La genèse de la République des Idées, l'absence de positionnement comme lobby, l'exigence de qualité, le succès (mérité) mais un peu inattendu, les thèmes abordés, les sujets qui pourraient faire l'objet de futurs ouvrages... et ces questions de la participation politique, de la démocratie participative, des interrogations fondamentales pour le présent et l'avenir de la démocratie en France... La République des Idées, c'est tellement rafraîchissant dans le débat public, et tellement pertinent, que la nullité de la Politique (au sens des hommes politiques actuels, des systèmes partisans, de l'absence de débats dans la société, etc.) apparaît encore plus grande, désespérante.

J'avais feuilleté, il y a quelques jours, Trois leçons sur l'Etat-Providence, et acheté il y a bien longtemps La discrimination négative. J'ai acheté ce soir Le nouvel esprit de la démocratie, et Les multinationales du coeur. Re-motivé pour les lire, plus qu'à trouver le temps... ;)

Voir aussi: La vie des idées
Par David Veldhuizen - Publié dans : Actualité
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Samedi 5 juillet 2008
A moins que la lecture de ce billet soit votre premier contact avec l'actualité depuis quinze jours, la date du 1er juillet évoque immédiatement pour vous le début de la présidence française de l'Union européenne (-la PFUE- pour six mois, selon un principe de rotation entre les Etats membres). Il y a le programme officiel. Et naturellement, toute une série d'événements liés à ce semestre où la France devra laisser de côté toute arrogance et convaincre par ses actes.


Mardi 1er donc, Coordination SUD (Solidarité Urgence Développement), la plateforme des organisations françaises de solidarité internationale, lançait elle aussi son programme pour la PFUE. Cela a pris la forme d'un séminaire sur le financement du développement. Oui, vous savez, la France patrie des droits de l'Homme, prête à un nouveau partenariat avec l'Afrique, tout ça... et la France parmi les derniers du classement de l'OCDE et de l'UE en terme de pourcentage de la richesse utilisée pour les actions de développement. En 2006, le taux a même reculé après plusieurs années de hausse. L'objectif de 0,7% du Revenu national brut à l'horizon 2012 a été reporté en 2015, il ne sera probablement pas atteint. Et sur les 0,36% actuels, très peu transitent par les organisations non-gouvernementales (il s'agit notamment de réduction de la dette, de contributions aux organisations multilatérales type ONU et ses agences). Pour être diplomate, la marge de progression est plutôt grande !
Quatre tables rondes se sont tenues dans la journée.

La première traitait de la question de la dette. Où, pour la première fois, je prends conscience que l'on demande à certaines populations de rembourser la dette contractée par leurs anciens dictateurs pour les opprimer ! C'est le cas de Suharto. C'est aussi le concept de "dette odieuse". Côté institutionnel, on se félicite des annulations de dette récentes, et on explique que les créanciers (publics mais aussi de plus en plus privés) raisonnent peu en termes moraux ou éthiques. Tiens donc...

La seconde table ronde avait pour thème les financements innovants. Cocorico, avec UNITAID, la France est pionnière dans ce domaine. Philippe Douste-Blazy, chargé de la question auprès du secrétaire général de l'ONU, n'en était pas peu fier. Oui mais voilà, l'initiative peine à faire tâche d'huile. Douste-Blabla faisait aussi un peu pitié, racontant rencontrer les présidents qui veulent rejoindre le fonds, mais incapables de surmonter les oppositions de leurs ministères des finances... Là aussi, too bad.

Dans l'après-midi, le troisième sujet est celui de l'évasion fiscale. Un fléau, qui nuit bien entendu aux recettes des Etats, au Sud d'une part, et même au Nord (or si on récupérait certains des fonds qui échappent aux taxes, on aurait plus de moyens publics, notamment pour l'aide au développement). Le débat est très technique, les arguments pour plus de transparence sont tous bons, mais en France on est plutôt tièdes sur le sujet. C'est bien connu, nous avons des dirigeants politiques irréprochables pour lesquels tricher avec de l'argent est tout simplement inconcevables.

Enfin, la quatrième table ronde aborde l'aide publique au développement et plus précisément son "appropriation" (une mauvaise traduction de ownership) par les bénéficiaires dans les pays du Sud. Les bailleurs de fonds (France, Union européenne) en prennent pour leur grade. L'UE moins que la France quand même, car ses dispositifs sont nettement moins problématiques, et seraient encore mieux si certains Etats, par exemple français, acceptaient de donner au Parlement le contrôle de la majorité des fonds, via le Fonds européen de développement (un fonctionnaire dit "on est pour ce contrôle, ce serait moins cher pour la France"; il ne dit pas que le système actuel est peut-être plus coûteux, mais tellement plus pratique pour mener une politique "française" plutôt qu'européenne en Afrique, avec les différences que l'on connaît...)

Lors de la conclusion, quand la chaleur et la fatigue s'accumulent, l'assistance a du mal à garder son sérieux quand une fonctionnaire haut placée s'étonne que Coordination SUD organise des événements quelques jours avant d'autres sur le même thème mais sous le patronage des services publics. Bizarre en effet que pour faire passer une voix "différente", on se prépare avant. Je ne pourrais décidément pas être fonctionnaire :)
Par David Veldhuizen - Publié dans : Actualité
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Jeudi 29 mai 2008
Ce billet va "ressusciter" la rubrique "actualité", laissée à l'abandon depuis six mois... et ce n'est pas parce que j'écris sur mon blog politique (faudra que je le ferme, au passage), non plus !

Bon, j'ai toujours été passionné par l'actualité des médias. Alors bien sûr, quand Sarkozy, pour faire un coup, annonce la suppression de la publicité sur les télés du service public, je ne peux m'empêcher d'admirer le talent politique de piquer cette idée, plutôt de gauche a priori (la publicité, c'est le Grand Méchant Capital) (bon, il paraît maintenant qu'on peut oser dire être socialiste et libéral, faudra que j'en reparle), pour surprendre tout le monde. Y compris les ministres concernés, les pédégés etc. Evidemment, ça ne fait pas très sérieux. Mais bon... Une commission a même été créée pour faire comme si...

Depuis, entre Télérama, ou encore @rrêts sur images, que je consulte régulièrement (d'autres s'y sont sûrement mis, mais bon, je ne parlerais que de ce que je connais), les papiers et points de vue se sont multipliés et ne manquent pas sur le sujet. Il y a évidemment un nombre important d'enjeux.

Comme je n'ai ni l'envie, ni le temps, ni suffisamment de données pour commenter tous ces débats, quelques réflexions.

Je regarde peu la télé, y compris les chaînes du groupe France Télévisions. Si je devais faire la liste des programmes diffusés par France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO (que, comme tout métropolitain, je regarde encore moins que les autres, et j'ai tort) que je trouve "dignes du service public", voilà ce qu'il y a:
- côté informations, les JT façon France 3 (avec les différents échelons en journée, et le Soir 3, avec une vraie hiérarchie des sujets, un maillage important au niveau local et qui pourrait être développé à l'international); Envoyé Spécial (France 2), Complément d'Enquête (France 2), C dans l'air (France 5); on pourrait aussi ré-activer Arrêt sur images bien entendu (ex-France 5);
- côté divertissement intelligent (l'autre n'a pas sa place sur le service public), je salue Des chiffres et des lettres(France 3), Questions pour un champion (France 3)...
- côté culture, il y a l'excellent Une nuit au musée (France 5), toutes les émissions de JF Zygel (Boite à musique, Leçon de musique, etc. sur France 2 et France 4), parfois Des racines et des ailes;
- n'oublions pas, dans le volet "télé intelligente", C'est pas sorcier (France 3), un must absolu; les excellents Ce soir ou jamais (France 3)...
... et je pense que c'est à peu près tout (bon j'ai peut-être oublié quelques trucs, je compléterais au besoin !).

Alors bien sûr, il ne faudrait pas que France Télévisions diffuse uniquement ces programmes, en boucle. Parce que j'aurais du mal à quitter mon écran ! Mais si je devais dire quelle est la télé qui me ferait plaisir, c'est celle-ci. Et, au risque de choquer, je dirais même que je n'ai pas besoin de quatre cinq chaînes pour ça. Deux ou trois suffiraient amplement. Style France 3 pour l'information (avec un réseau international commun à RFO et France 24*, ça serait encore plus intelligent) et le "divertissement intelligent", France 5 pour le pédagogique et le culturel, et France 4 en agitateur de trucs un peu alternatifs, décalés, en somme avec un ton plus "léger". Un peu ce qui se fait à l'heure actuelle, mais plus assumé (pour ces trois chaînes). Dans mon esprit, une chaîne comme l'actuelle France 2 ne sert à rien (Je suis un peu dur, mais...). Privatisons-la, ça sera la même qualité (ça ne sera pas pire en tout cas), avec autant de pubs qu'aujourd'hui, et ça ne baissera pas le niveau du service public.

Autre exigence. Quand il s'agit de films et/ou de séries, étrangères: je ne comprends pas que le service public ne diffuse pas de version multilingues (parfois France 4 et France 5, Arte souvent, mais France 2 jamais). Multilingue, ça veut dire que chaque téléspectateur choisit s'il veut la version française mal doublée, ou la version originale avec la coloration musicale des voix d'origine et des chances de mieux entendre (et donc de connaître) de langues étrangères.

Voilà mes rêves.

On va dans la bonne direction: regardez, on remplace le divertissement bête à la Laurent Ruquier par le racolage vulgaire de Julien Courbet sur France 2... Pour moi, c'est se tirer une balle dans le pied. Pourquoi pas Cauet à la place de Julien Lepers ?

L'affreux rêveur a parlé. Lynchez-moi en commentaires !

(* encore plus fou: si France 3 était une chaîne d'info en continu, centrée sur le national et les régions, et France 24 centrée sur l'international, avec des décrochages mutuels, à quatre ou cinq reprises dans la journée; décrochages durant lesquels le journal des rédactions régionales et nationale de France 3 est diffusé sur France 24 pour les Français et amis de la France à l'étranger, et le journal des rédactions ultra-marine de RFO et internationale de France 24 diffusé sur France 3 pour "ouvrir les horizons" des métropolitains ? Moi je n'aime pas les doublons, alors gardons les mêmes moyens, mais mutualisons-les)
Par David Veldhuizen - Publié dans : Actualité
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Mardi 20 novembre 2007
les-velos-visuel-rubrique-theme.gif La semaine dernière, ma solution aux grèves des transports (enfin celle de la RATP uniquement en ce qui me concerne) était le Vélib'. Mercredi et jeudi, j'ai eu du mal à trouver la bonne tactique (il s'agit vraiment d'une tactique) pour arriver à prendre un vélo dans mon quartier. A partir de vendredi, il y avait plus de vélos aux stations qui m'intéressent, mais une très grande majorité étaient dégradés. Dimanche après-midi, par exemple, sur deux stations, j'ai vu 7 vélos. Trois avec le pneu arrière crevé, un avec le pneu avant crevé, un qui avait déraillé, un sans chaine (comment ont-ils fait ? mystère). Je ne suis pas le seul à avoir constaté ces dégradations. Comme ce sont visiblement des imbéciles qui prennent plaisir à em...der les gens, je ne voulais pas leur donner la publicité qu'ils cherchaient. Mais ça m'a un peu refroidi.

De plus, la météo qui annonçait de fortes averses (heureusement, elles ne sont jamais tombées à l'heure où je sortais), et la prise de risques de la conduite de vélo à Paris (qui plus est, quand on a un temps compté, et qu'on préfère éviter de faire une étape et changer de vélo, vu que les vélos ne sont pas opérationnels) ont limité de plus en plus mes ardeurs cyclistes.

greve-metro200.jpg J'ai découvert en consultant régulièrement le site de la RATP qu'aux heures de pointe, le service devenait de plus en plus proche de la normale: d'une rame sur trois à une rame sur deux, avec une attente de 5 à 10 mn sur les lignes qui m'intéressent. Bien sûr, on y est très serré, mais on se déplace au chaud (!), en sécurité, et presque aussi vite qu'en vélo. Le matin, c'est le trajet habituel (ligne 3 de Gambetta à Réaumur-Sébastopol puis ligne 4 jusqu'à Marcadet-Poissonniers). Le soir, la ligne 3 fonctionne moins (une rame toutes les 15 à 20 mn), donc je prends la 4 de Marcadet-Poissonniers à Barbès-Rochecouart, puis la 2 jusqu'au Père Lachaise, et je termine à pied.

Le trafic reprend donc significativement aux heures les plus fréquentées. Un signe que le gouvernement devrait juger suffisant pour assister aux négociations et que le mouvement prenne fin...

Photos: Ville de Paris, AFP via RFI
Par David Veldhuizen - Publié dans : Actualité
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Vendredi 19 octobre 2007
On dit que... les Parisiens sont râleurs. Deux jours de grève dans les transports, et pour l'instant, je les trouve plutôt philosophes et assez pragmatiques, plaisantant même plus qu'à l'ordinaire, même avec une densité de 6 usagers au m2 dans le métro.

On dit que... les otages souffrent d'un syndrome dit de Stockholm qui les ferait sympathiser avec les causes de leurs "tortionnaires". Deux jours de grève, quelques discussions, et je me prends à espérer que les syndicats réaliseront vite
(1) que personne ou presque ne les soutient;
(2) que leur combat est voué à l'échec.
Un sondage (du Figaro, donc bon, on peut s'en méfier, mais quand même) rappelait ce matin que 67% des sondés souhaitaient que le gouvernement maintienne sa position. Et, les mouvements qui persistent et se durcissent n'ont (à mon avis, mais une étude plus approfondie ne ferait pas de mal) pas tendance à faire augmenter le soutien de l'"opinion publique" (avec tous les guillemets que je mets autour de cette notion, en ayant lu Bourdieu et Blondiaux, notamment) envers les grévistes.

Alors bien sûr, je ne veux pas rentrer dans cette logique que Sarkozy souhaiterait que l'on adopte, en désignant du doigt et en stigmatisant des "privilégiés individualistes sans aucun sens de l'intérêt général" (d'ailleurs, Sarkozy n'a aucune légitimité à invoquer, directement ou non, un quelconque intérêt général). Mais des formes alternatives de mobilisation, ça existe. Qui ne prennent pas en otage ceux qui n'y peuvent rien. Mais bon, allez savoir, des syndicats qui suivent l'actu de la CEDH, ça doit encore être de l'idéalisme.
Par David Veldhuizen - Publié dans : Actualité
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Lundi 8 octobre 2007
Comme promis, une série de liens vers des articles/billets ayant retenu mon attention ces dernières semaines:

Dans la rubrique "politique étrangère":

L'avis de la BBC sur la "rupture" sarkozyenne dans les relations franco-africaines.
Le problème de la dette en Afrique: le Monde revient sur l'évasion des capitaux.
Ces deux liens à mettre évidemment en parallèle avec ce livre.
En Turquie, la nouvelle Constitution serait un recul du droit des femmes (BBC).
Les dernières années d'un rayonnement français au niveau des institutions internationales... et quel bilan ? (Le Monde)
Politovskaïa un an après, et la tresse de Tymochenko: j'ai mis quelques liens sur orangeveld
Avec aussi, toujours sur orangeveld, quelques commentaires sur la Birmanie et l'Iran.

Dans la rubrique "politique française":

Quand la défenestration d'innocents n'émeut plus... (@rrêt sur images)
De l'usage du mot "rafles" et de son actualité (@rrêt sur images)
Suppression du cours du samedi: en CE2, je m'y étais opposé dans l'un des premiers numéros des journaux d'école que j'avais co-fondé. Apparemment, j'avais les bonnes intuitions ;) (Le Monde)
La capitale, ses quartiers, ses boutiques... ou pourquoi Gibert pourrait quitter St-Mich' (The Guardian)
Publicité et France Télévision: où le mieux de de Carolis risque de devenir l'ennemi du bien (relatif, existant) (Nues Blog)
Un JT sans Sarkozy, un rêve pas prêt de se réaliser (Le Monde.fr)

Dans la rubrique "réfléchissons un brin":

L'utopie, un message pour le présent (Nues Blog)

Dans la rubrique "médias et nouvelles technologies":

De l'usage détourné des tags pour les vidéos illégales (egoblog)
Facebook peut vous bousiller la vie. Comme d'hab', si vous n'êtes pas cap' de faire la part des choses... (Le Journal)
Acteurs du milieu et critiques: quand les journalistes veulent que ça change (Le Monde)
C'est du positif: TF1 se rend compte que la copie est moins bonne que l'original (Le Monde)
C'est du négatif: la publicité dans le métro va être encore plus agressive (Le Monde)

Dans la rubrique "insolite et/ou futile":

La reformation des Spice Girls: encore un beau coup commercial selon la BBC
Quand les publicités de Toussaint donnent des idées (Blog de Stellou)
Godtube, un YouTube chrétien (Le Journal)
Quand Barroso était communiste (Café Babel)

Oups, il y en a pas mal... sans compter ceux sur le nouveau Traité pour l'Union européenne, cette mission ONU-UA qui tarde à se déployer au Darfour, etc, etc.
Par David Veldhuizen - Publié dans : Actualité
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Mercredi 11 juillet 2007
Rapporté par TMF sur son egoblog:

 

Mircea Pavel, citoyen roumain emprisonné pour meurtre, attaque dieu en justice pour rupture de contrat.

Il [a] porté plainte contre “le nommé Dieu, domicilié aux cieux et représenté en Roumanie par l’Eglise orthodoxe”, l’accusant d’”escroquerie, abus de confiance, corruption et trafic d’influence”. Il reproche notamment à Dieu de ne pas avoir pris en compte ses prières. “Lors de mon baptême, j’ai conclu un contrat avec l’accusé visant à me délivrer du mal. Or, jusqu’ici, ce dernier n’a pas honoré ce contrat, bien qu’il ait reçu de ma part différents biens et nombreuses prières”, a écrit le plaignant.

Via leNouvelObs

 

Par David Veldhuizen - Publié dans : Actualité
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Mardi 10 juillet 2007
Lors de l'élection de Benoit XVI, une partie des protestants essayait de se dire qu'il ne fallait pas être déçu; peut-être que l'exercice de la fonction pontificale pourrait modérer/adoucir le cardinal Ratzinger. Mais les signaux  négatifs se multiplient: il y a l'histoire de la messe en latin et les autres démarches de réconciliation avec les plus traditionnalistes. Mais aussi ce texte, qui va faire du mal au dialogue oecuménique (c'est-à-dire le dialogue entre les différentes confessions du christianisme, donc essentiellement entre catholiques, protestants et orthodoxes, à distinguer du dialogue inter-religieux entre chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes, etc.) car établissant une hiérarchie entre les différentes confessions. Alors qu'avoir plusieurs rituels et interprétations d'une même Bible, ça devrait être complémentaire et non prétexte à hiérarchie. Dommage, dommage...
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Mercredi 4 juillet 2007
... pour Alan Johnston, le correspondant de la BBC à Gaza, kidnappé puis libéré au bout de 114 jours. On se réjouit avec et pour lui !

Tout le dossier de la BBC ici.

Du coup, je vais actualiser ma rubrique "Pensons à eux...", dans la colonne de gauche.
Par David Veldhuizen - Publié dans : Actualité
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