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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 20:43

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John Le Carré est réputé pour ses romans enracinés dans l'actualité du village-monde, dans ses mécanismes politiques, économiques, sociaux, culturels... On reconnaît sans peine les différents événements ou phénomènes que l'on suit dans la presse. L'auteur se les approprie, se documente sérieusement, et nous propose une fiction qui n'en est pas vraiment une. Comme de nombreux écrivains à succès, les recettes des paragraphes courts avec changement de perspective à chaque chapitre, etc. sont utilisées. Voir les ficelles n'empêche pas de se prendre au jeu.

Dans Un homme très recherché, John Le Carré part de Hambourg, ce port européen symbole parmi d'autres de la mondialisation des échanges et du brassage des cultures, ce port où ont séjourné quelques-uns des kamikazes du 11-Septembre. Sur fond de pressions diplomatiques et  de guerre des services de renseignements, humiliés de n'avoir rien vu pour prévenir les attentats, l'arrivée d'Issa sert d'élément déclencheur du récit. Après un long périple, avec des étapes dans des geôles russes et turques, une quasi-arrestation par les douanes suédoises suivie d'une évasion rocambolesque, l'homme, de religion musulmane (quoique...) et d'origine tchétchène (là encore, des doutes subsistent), rencontre plusieurs personnes lors de son arrivée à Hambourg. Malgré ses efforts, il ne passe pas inaperçu. Qui est-il ? Que veut-il ? Qui accepte de l'héberger ? Pourquoi doit-il voir le propriétaire de la banque Brue Frères ?

Oui, Issa, le "Tchétchène", est mystérieux, et suspect. Comment en savoir plus ? C'est tout l'objet du roman, et comme dans le précédent livre de John Le Carré que j'avais lu (Le tailleur de Panama), je ne peux m'empêcher de trouver le dénouement mal négocié; dans les deux livres, le dernier chapitre constituerait à mes yeux un bon point intermédiaire/médian entre deux parties de l'intrigue (et non le mot de la fin)... or justement on reste sur notre faim, on n'assiste pas au décryptage des épisodes précédents, et puisqu'on laisse tous les protagonistes à des carrefours ou dans des situations particulièrement incertaines le récit en arrive même à perdre en crédibilité.

John Le Carré est un maître du story-telling, mais je ne suis pas complètement d'accord avec les "bornes temporelles" de ses histoires ! 


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Published by davveld - dans Livres
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