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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 22:16

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Je lis parfois (pire, je relis parfois, c'est le cas ici) ce qu'on appelle des "romans de gare". Nimitz en est un. La psychologie des personnages frôle le néant, il y a apologie d'une politique occidentale "neo-con" qui ferait passer D. Rumsfeld pour un modéré, et puis côté qualités littéraires, il n'y en a qu'une, celle du suspense, forcément moins efficace dans le cas d'une relecture, même après plusieurs années.

 

En 1997, l'auteur a imaginé qu'au début du vingt-et-unième siècle, les Etats-Unis seraient frappés par une poignée d'hommes. Le porte-avions Thomas Jefferson est victime d'une explosion qui le fait disparaître en quelques secondes, structure et équipage de 6000 hommes compris. Accident avec des armes nucléaires ou presqu'aussi improbable, vulnérabilité d'un groupe aéro-naval face à un ennemi doué ? Officiels américains et britanniques communiquent sur l'accident mais enquêtent... et commencent à relier des incidents isolés dans une théorie qui prend peu à peu corps. De la théorie qui s'étaye aux représailles, cela va assez vite, mais je ne vous en dis pas plus.

 

A la première lecture, le suspense, les considérations technologiques et géostratégiques font illusion. A la deuxième, force est de constater que le titre ne fait pas exception à ce genre de romans: on ne peut pas parler de littérature, et c'est même assez catastrophique, voire dangereux, de donner du crédit (ne serait-ce qu'en les publiant) à des visions du monde aussi manichéennes et militaristes...

 


 

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Published by davveld - dans Livres
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