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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 22:21

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Tolstoï, Dostoïevski, Tchekhov... Je continue ma découverte des géants de la littérature russe avec Nikolaï Gogol. Géraldine, à la librairie, m'avait vanté l'humour des Âmes mortes.

 

Comme pour les autres géants cités, nous sommes au dix-neuvième siècle. Arrive dans une ville de province, entre Moscou et Saint-Pétersbourg, Tchitchikov, fonctionnaire de grade intermédiaire, son laquais et son cocher. La scène d'arrivée dans l'auberge n'est pas sans rappeler les premières lignes des Trois mousquetaires... Tchitchikov se lie rapidement avec tout ce qui compte dans la ville. Très discret sur son passé, ses manières et son affabilité le font apprécier. Jusqu'au jour où il commence une tournée des propriétaires de la région, pour leur acheter des serfs, mais pas n'importe lesquels: des morts exclusivement, considérés comme vivants dans les recensements. En les achetant, il évite à leurs propriétaires de payer des impôts sur des morts (car les impôts sont notamment calculés sur le nombre de serfs au précédent recensement, or chacun d'entre eux est espacé de plusieurs années et il y a des épidémies)... Une bonne affaire ? Certains hésitent, d'autres cèdent, malgré leurs doutes (quel intérêt pour Tchitchikov, de posséder des "âmes" mortes ?).

 

L'humour, c'est celui des personnages, dont l'auteur se moque fréquemment, mais il y a de quoi. C'est aussi les incursions du narrateur (qui se fait appeler l'auteur), ses interventions/disgressions pour interpeller les lecteurs, s'excuser de l'immoralité de tel ou tel personnage, etc.

 

Le talent, il m'est apparu dans le suspense qui traverse le livre d'une part, et d'autre part dans cette description - observation à la fois sociologisante (attention anachronisme) et pseudo-moralisatrice (c'est du second degré).

 


 

 

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Published by davveld - dans Livres
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