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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 00:54

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Peu avant les vacances, Guilhem, étudiant à l'IPT, me dit "J'ai vu ton blog, tu es ce qu'on appelle un 'grand' lecteur". Oui, ça doit être vrai... Du coup, il me prête Larrons, de François Esperet, un de ses amis qui vient juste de voir son premier texte publié (le livre est paru en novembre 2010).

 

Comme beaucoup, j'ai le réflexe de parcourir la quatrième de couverture. Pas d'accroche, mais les premières lignes du texte... sans ponctuation aucune ! Eh oui, sur plus de 80 pages, il y a 4 (quatre !) points, pas une seule virgule, bref, quelques sauts de lignes et retours à la ligne mais c'est tout. Si ça vous intrigue, je me suis enregistré lisant une page (une seule) de Larrons, le début du chant 2 (il y en a 4) (et désolé, l'insertion de son  directement sur le blog n'est pas encouragée par Overblog).

 

Larrons, ça se passe à Paris. Drogue, trafics, casse, prison, mort, sexe, racket, prostitution... Un Paris loin des clichés touristiques. Un Paris que je ne connais pas, qui existe peut-être. Un Paris de perdition, glauque, violent, désespérant.

 

Voilà pour le thème. Mais impossible de ne pas revenir sur la forme. Un texte sans chapitre, je connais et ça peut ne pas poser de problème. Un texte avec de très longues phrases, tourmentées, d'une violence crue, dont l'objectif apparent est de plonger dans les pensées de drogués, je connais aussi: vous vous rappelez Dorota Maslowska, peut-être ? Je pense aussi à la première partie d' Olimpia de Céline Minard, en m'interrogeant sur l'écriture (et aussi la personnalité) de ces auteurs aux textes aussi corrosifs que l'acide le plus fort: où vont-ils chercher une telle noirceur ?

 

Ca me déconcerte, et j'ai du mal à adhérer. Certes, la langue française est maniée avec adresse; il y a des métaphores filées, des assonances, des champs sémantiques qui forment un canevas, presque une dentelle (en particulier le sexe et la religion), tout un travail d'orfèvre... Mais ces Larrons sont trop morbides et désespérants. Un autre, défini comme 'bon', m'avait plus convaincu il y a quelques mois.

 


 

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Published by davveld - dans Livres
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