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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 20:40

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Cela commence comme un polar qui prend son temps. Pensez donc ! Le lieutenant Taïbo n'est pas un de ces super-détectives, non, il est en bas de l'échelle (mais sa hiérarchie le laisse en paix). Sur la "colline Dollars", où se concentrent les villas et palais des "grands" et autres nouveaux riches, un puis plusieurs propriétaires l'appellent car il apparaît que des gens aient habité leurs demeures pendant qu'ils étaient absents, laissant les frigos vidés et un certain désordre, mais sans rien voler. Chez les Izzara, bien sûr, on est perplexe. Augusto travaille dans l'industrie des instruments médicaux. Vida, tirée d'une vie de misère - on pense aux favelas (nous sommes en Amérique du Sud) -, son épouse, intrigue notre lieutenant Taïbo. Elle ne parle pas de sa fille, Paloma, qui visiblement a quitté la maison. Adolfo, le jardinier que Vida venait d'embaucher, n'est peut-être pas étranger à ce départ.

 

L'écriture de Véronique Ovaldé est d'une efficacité redoutable. Des vies d'oiseaux se lit avec impatience. Au-delà de l'accroche policière, le texte s'attache à tisser les liens et examiner l'étoffe déjà constituée entre les personnages. Histoires de familles, de classes sociales, et donc de la liberté à conquérir pour trouver son identité, Des vies d'oiseaux sont sans prétention. La légèreté du début se fait plus grave ensuite, à l'image d'un monde sans illusions mais non sans espérance. Paru ce 18 août - c'est le début de la rentrée littéraire -, ce roman nous embarque avec délicatesse dans un univers très original. A découvrir !

 


 

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Published by davveld - dans Livres
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