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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 20:21

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Alice Plane est une camarade de promotion de mes précédentes études; nous étions même tous deux dans la petite équipe qui avait rédigé le discours des étudiants pour la Cérémonie de remise des diplômes de l'école en 2006. A l'époque, elle préparait un voyage. J'avais vaguement retenu la zone géographique, vers l'est.

 

Au printemps dernier, ce voyage accompli depuis plusieurs années voit son récit publié. A l'auberge de l'Orient, Seule sur les routes d'Asie centrale est le deuxième ouvrage des éditions Transboréal que j'ai déposé dans ma pile "à lire" au début de l'été, c'est le premier que j'ai lu. L'éditeur se spécialise dans le récit de voyage vers l'est, semble-t-il. Et prend soin du texte (dans ma fonte préférée, le Garamond), texte qu'il met joliment en page et accompagne d'un cahier de photographies pour que les paysages évoqués ne soient pas trop tributaires de l'imagination probablement un peu ignare du lecteur. Seule le kitch de la photo de couverture dessert un peu l'ensemble.

 

Voilà pour les à-côté. A l'auberge de l'Orient, c'est Alice qui part découvrir les merveilles de l'Asie centrale à travers la gastronomie. L'idée ? Aller à la rencontre des femmes (oui, évidemment...) dans leurs cuisines, recueillir des recettes (plusieurs dizaines figurent en annexe du livre, si on cherche des recettes exotiques, on est servi !), bref, à travers le geste universel de l'alimentation, toucher ce qui nous rapproche et ce qui nous différencie. Son itinéraire ? L'Azerbaïdjan, puis l'Iran, le Tadjikistan, l'Ouzbékistan, le Kirghistan et le Kazakhstan (une carte bienvenue permet de réviser sa géographie).

 

Un tel voyage, de plusieurs mois, avec un refus assumé des circuits touristiques, constitue une aventure difficilement transmissible (Alice évoque d'ailleurs ce problème au retour, à la fin de l'ouvrage). Si l'on peut imaginer des paysages décrits, se rejouer certaines rencontres narrées, il est plus compliqué de partager les états d'esprit de la voyageuse. Elle nous en fait part, justement, parce qu'ils comptent. Notamment en Iran, où les bonnes surprises semblent l'emporter sur les préjugés et les mauvaises expériences. A l'inverse, plus loin, au Kirghistan en particulier, où son statut de jeune Européenne isolée la place dans des situations précaires voire dangereuses. L'enthousiasme et la peur altèrent différemment la saveur des mets, la convivialité des plats, le souvenir d'un repas.

 

A l'auberge de l'Orient, c'est la preuve que malgré cette planète-village qui rétrécit à une vitesse astronomique, de par les progrès de transports, de communication, mais aussi la mondialisation des cultures, malgré donc ces phénomènes, il reste de la place pour des voyages hors normes, des explorations pour des baroudeurs à la fois impressionnants d'audace et très proches par leurs émotions du commun des mortels, aux habitudes plus casanières. 

 


 

Pour en savoir plus:

Site éditeur

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Published by davveld - dans Livres
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