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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 19:43


Troisième et dernière pièce de ce recueil (il y avait eu Les Révérends, et Les Veuves).

L'Amour en Crimée
se passe en Crimée (!), en trois actes, chacun témoin d'une époque: les dernières années tsaristes (et je suis ravi d'avoir vu et lu La Cerisaie, citée explicitement dans L'Amour en Crimée), les débuts de la Révolution, et pour finir l'après-Perestroïka. Près d'un siècle s'écoule donc. Mrozek précise, à chaque acte, si tel personnage a vieilli depuis l'acte précédent ou pas. Certains ne vieillissent pas, d'autres si...

A chaque acte, Mrozek donne des indications très précises concernant le décor, l'action... et ce indépendamment des didascalies, envahissantes. Il y a plus d'informations de mise en scène que de dialogues... C'est déconcertant, mais intéressant, car si je devais voir cette pièce jouée, je comprendrais la difficulté de la tâche du metteur en scène, et ne pourrais pas l'accuser de pas mal de choses que je trouve franchement bizarres.

La seule chose que je saisis bien dans L'Amour en Crimée, c'est justement cette série de bouleversements inouïs qu'une partie de l'Europe a connu en un siècle. Malgré l'adaptabilité de l'être humain, de tels changements sont difficilement appréhendables. A l'échelle de trois générations, la société russe, ses valeurs, son organisation, ont été pulvérisées, et tant pis pour ceux qui n'arrivent pas à "changer de logiciel" dirait-on aujourd'hui. Faire évoluer des mentalités prend du temps. Cette lenteur est-elle un handicap, ou au contraire une question de survie ?

Décidément, malgré mes efforts, j'ai du mal avec Slawomir Mrozek. Mais on ne peut pas aimer tout ce qu'on lit !



Pour en savoir plus
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Published by davveld - dans Livres
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