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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 22:31

Dernier concert de mon "abonnement Jeune Prestige" pour la saison 2008-09 (je viens d'envoyer ma demande d'abonnement pour l'année prochaine). Hier soir, au théâtre des Champs-Elysées, très grande affluence. Je comprendrais après coup pourquoi. En attendant, pas assez de programmes disponibles ! Même après le concert, nous étions plusieurs dizaines à parcourir les travées de la salle en espérant récupérer ce petit souvenir souvent précieux en informations sur les oeuvres écoutées et leurs interprètes, et plusieurs dizaines bredouilles un peu fâchés contre l'imprévoyance des organisateurs.

Le public était venu nombreux pour plusieurs raisons:
- le chef Seiji Ozawa (né en Chine d'origine japonaise) qui dirige sans baguette et - plus rare - sans partitions, avec une grâce impressionnante;
- la soprano Renée Fleming:
- l'interprétation d'une oeuvre de Henri Dutilleux, composé à l'attention d'Ozawa et de Fleming;
- et aussi... la présence de Henri Dutilleux !

Mais le concert a commencé par le ballet "Ma Mère l'Oye" de Maurice Ravel. Univers féérique, je pense (lectures obligent, voir mon prochain billet) à la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak, et à Peer Gynt, de Grieg. C'est très beau, une évocation d'une nature sauvage, bucolique. J'ai beaucoup aimé, et re-découvre que Ravel n'a pas composé que son célébrissime Boléro !

Deuxième pièce, Le Temps L'Horloge, de Henri Dutilleux. Avec Renée Fleming au chant. Et désolé, l'oeuvre ne m'a pas réconcilié, ni avec la musique "classique" depuis la deuxième moitié du vingtième siècle, ni avec le chant version lyrique. Certes, des prouesses sont réalisées. Mais leur écoute est trop exigeante pour moi (c'est la version diplomatique de dire les choses). Les textes sont de Desnos, Tardieu, Beaudelaire. A côté de moi, des gens venus de Toulouse, d'autres fans de Dutilleux, qui s'extasiaient. Après la pièce, et l'interminable ovation, notamment au compositeur, Renée Fleming propose de recommencer l'oeuvre. Je dois avouer que la deuxième écoute a été moins difficile (moins de surprise ? voix de la cantatrice plus claire ? les deux ?). A côté de moi, on se réjouit d'aller acheter l'album pour encore le ré-écouter. Le mérite de l'abonnement pris, c'est que ça m'a donné la patience de l'écouter en entier non pas une mais deux fois. Je suis sûr qu'en album, ou sur une radio, j'aurais renoncé au bout de trois minutes (et encore).

Après l'entracte, on revient à des valeurs très sûres, en l'occurrence des extraits symphoniques du "Roméo et Juliette" d'Hector Berlioz. "Extraits symphoniques", donc sans voix. Les instruments ont des sonorités admirables. Flûtes, clarinettes, harpes, bassons, etc. On pense par moment à des concertos de Mozart (clarinette, hautbois), à Beethoven (pour les passages "tutti")... Evidemment, c'est moins surprenant que du Dutilleux. Mais tellement plus agréable !


Pour en savoir plus:
La fiche du concert sur Radio France
La critique de Télérama

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Published by davveld - dans Musique
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