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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 22:11


Sepulveda reste associé à mes migrations pendulaires entre Paris et Lille: la première fois, c'était en décembre. Ce deuxième livre de Sepulveda, je l'ai terminé le week-end dernier, dans le train vers la capitale du Nord. Pour les Anciens, encore une fois. Je vous raconterais d'ici deux-trois jours, ce qui sera l'occasion de rattraper le retard que je commençais à accumuler dans mes billets.

Le vieux qui lisait des romans d'amour, c'est une plongée dans la jungle, sur les rives du fleuve. Là, loin de tout, Antonio José Bolivar vit des jours paisibles à El Idilio, malgré la sourde hostilité du "maire" du village. Antonio José Bolivar a vécu avec les Shuars, un peuple de la forêt, qui lui ont sauvé la vie et lui ont appris les secrets de la jungle. Lui a découvert par hasard la lecture, et dépend de l'arracheur de dents itinérant pour être approvisionné en livres (de préférence des romans d'amour tristes), qu'il déchiffre et savoure. Un jour, un cadavre arrive à El Idilio. Une panthère rôde, rendue furieuse par les chasseurs européens. Antonio José Bolivar, perçu à raison comme un allié de poids des humains pour contrer ce danger, est mobilisé...

Cent pages brillantes, ayant reçu plusieurs prix, mérités. Il y a tout. La lecture comme découverte du monde, comme évasion contre la barbarie du quotidien; l'aventure; le dépaysement et l'exotisme; l'humanité dans sa folie destructrice, mais aussi dans son respect de la nature pour les peuples dits primitifs...

Lecture fortement recommandée !


Pour en savoir plus:
L'auteur sur Wikipedia
Site éditeur (pas l'édition que j'ai lue, mais vous connaissez mon boycott des sites du groupe La Martinière).

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Published by davveld - dans Livres
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