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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 23:58

Vendredi 16 janvier
Paris 19, MK2 Quai de Loire

CHE, PREMIERE PARTIE - L'ARGENTIN
De Steven Soderbergh (USA, 2009)



Mon appréciation: 7/10

En fait, j'étais parti pour voir Slumdog millionnaire, inspiré d'un roman que j'ai lu en 2007. Mais la séance était pleine et nous étions plusieurs à nous faire avoir. Qu'importe, après trois semaines de "régime" et surtout des soirées bien remplies, j'avais accumulé un peu de retard dans les films à voir.

Du Che, je ne sais rien. Vraiment. Juste une photo, quelques mots-clés. Ni dans les programmes scolaires ou universitaires, ni particulièrement dans mes centres d'intérêt. Marion m'a d'ailleurs prêté le DVD d'un autre film sur cette icône du vingtième siècle.

De Soderbergh, en revanche, j'avais déjà vu plusieurs films, la trilogie (pour l'instant) des Ocean's.

Et j'avais apprécié le talent de Benicio Del Toro dans 21 Grams, en février 2004.

Contrairement à ce que me faisait craindre la bande-annonce, ce film ne joue pas sur le spectaculaire, n'est pas un déluge d'explosions et autres effets spéciaux qui assoment le spectateur. Non, on suit un homme et ses troupes, peu nombreuses, dans des marches dans la jungle cubaine, pendant des cours de formation des révolutionnaires, et naturellement dans des combats de rue, qui semblent bien plus crédibles quand on sait que les armes des uns et des autres ne sont pas de lourdes pièces d'artillerie, par exemple. On suit un homme, au charisme certain, mais sans empathie ni portrait à charge. La distance avec le "mythe" me semble vraiment très bien trouvée. Bravo. Je craignais aussi une histoire à l'eau de rose avec la guerillera de l'affiche. Pour l'instant (car il y a Che, seconde partie - Guérilla), cette crainte n'était pas fondée.

Car le Che, et Castro, revendiquaient la lutte armée comme seule voie pour la Révolution, et pour la libération de toute oppression au sens large. Avec une notion de patriotisme un peu inattendue dans la bouche d'idéologues très à gauche... Oui, les "logiciels" ont changé depuis 50 ans. Personnellement, je me réjouis que le "logiciel" cubain ait été abandonné. Problème, le "logiciel" optimal n'est pas encore de ce monde.

Pour revenir au film, le réalisateur et l'acteur sont des pros, et c'est toujours agréable. J'attends de voir la deuxième partie du film pour savoir si le prix d'inteprétation masculine du festival de Cannes 2008, attribué à Benicio Del Toro, n'est pas un peu généreux...

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Published by davveld - dans Cinéma
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