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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 22:36

Mercredi 15 octobre
Paris 13, MK2 Bibliothèque

VICKY CRISTINA BARCELONA
De Woody Allen (USA, 2008)

TELERAMA 1 - 2


Mon appréciation: 6/10

Oui, je suis un fan de Woody Allen. Inconditionnel non, car à la différence du critique enthousiaste de Télérama (qui dit beaucoup de choses justes, allez quand même la lire), je ne trouve pas ce dernier film "exaltant" ou "indispensable".

Bien sûr, impossible de nier son plaisir devant la réalisation, devant les décors (je doute que Barcelone ait besoin de publicité, mais si je me trompe, voilà qui est fait !), devant les acteurs et actrices, devant les scènes où Scarlett Johansson et Pénélope Cruz (et Javier Bardem pour ces dames) profitent d'être dans une chambre noire pour agir de façon à ce que la bien-pensance et la morale (identifiées par Woody comme américaines, ce qui rappelle qu'on aime moins Woody Allen au Texas qu'à Paris) aient à y redire. C'est gentil, sûrement pas infondé, mais un peu facile de faire passer la vieille Europe pour un lieu plus ouvert que les States...

Bon. Woody Allen n'a pas perdu sa capacité de faire rire tout en faisant mouche. Pour coucher avec une fille, les méthodes ont changé. Aujourd'hui, c'est direct. D'autres le disent en images: c'est aussi simple que ça. A Barcelone, dans les milieux créatifs, l'articulation entre romantisme et sincérité est une interrogation ouverte, existentielle. Vicky et Cristina, deux touristes américaines, se font inviter par un peintre catalan, pour le week-end, et pour du plaisir (aux différents sens du terme). Parfait pour l'une, libre comme le vent et attirée par l'absence de stabilité, plus problématique pour l'autre, sur le point de se marier, raisonnablement, mais avec une passion soudain détournée de son futur mari. D'autant que les exemples font réfléchir: d'un côté un couple impossible sans un "tiers" stabilisateur et apaisant, de l'autre l'image d'un mariage d'ennui, piège terrible qui ne se rompt pas.

On le voit, malgré la légèreté de la bande-son, les marivaudages et les réparties dignes des comédies "pour s'amuser", les décors de vacances, le fond est "sérieux". C'est décalé. Et c'est "mal" fait. La voix off est à cet égard une catastrophe. Au début surtout, où les signaux que j'évoquais invitent à la détente, à un moment sans conséquences, sont parasités par une masse d'informations (certes difficilement traduisibles en images) un peu prise de tête. Le dispositif "voix off" se fait ensuite plus discret mais ne disparaît pas.

Je ne reproche pas le mélange des genres; il y a toujours un peu de gravité dans les sujets, même les plus légers. Mais je n'ai été du tout convaincu, je dirais même que j'ai été franchement déçu par la méthode... Dommage, vraiment.

Pour l'instant, Match Point reste mon film préféré de Woody Allen. Suivi d'une vraie comédie, Le sortilège du scorpion de jade...

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Published by davveld - dans Cinéma
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