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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 14:06

Hier, dans ma boite e-mail, une invitation à répondre à un sondage (je suis chez Maximiles, qui donne des points - et au bout, des cadeaux - si on achète chez certains e-commerçants, ou si on répond à des sondages, justement.

Le sondage d'hier, c'était sur le livre numérique. Celui de demain, "au point techniquement", explique la page internet du sondage. Il ne faudrait pas que des testeurs des actuels prototypes polluent les résultats, parce que non, l'outil ne répond pas aux promesses qu'on lui fait porter.

Qu'importe. Il y avait un champ d'expression libre sur notre avis sur les choses irremplaçables du support papier. Génial, parce que j'avais de quoi dire. L'objet livre, c'est aussi au toucher, à l'odorat (les vieux livres reliés en cuir, parfois les tous nouveaux fraîchement sortis de l'imprimerie ont aussi une identité olfactive), à la vue, qu'on l'apprécie. C'est aussi un gage de crédibilité, c'est "what's fit to print" pour reprendre le slogan du New York Times. L'écran ne laisse pas de traces, l'écran c'est l'immédiateté et aussi l'éphémère, c'est le pire encore plus facilement que sur une série de feuilles de papier relues des dizaines de fois. Le papier, c'est la possibilité du "retour à la source", cher aux protestants, aux Lumières, aux personnes qui veulent avoir leur propre liberté d'analyse. Le livre, c'est aussi tellement pratique: il suffit d'un peu de clarté, alors que le support électronique nécessite des téléchargements, des batteries qui se rechargent (et des points pour les recharger)...

Le livre papier - et je regrette de ne pas y avoir pensé hier -, c'est aussi quelque chose qui se trouve, au hasard des prêts des uns et des autres, au hasard des rayons d'une bibliothèque ou d'une librairie, lieux sacrés s'il en est. Le livre papier, c'est du lien social: tu vois dans le métro la couverture du livre de ton/ta voisin/e, tu peux en laisser un quelque part pour un inconnu (il y a des sites internet qui organisent ça), tu peux en envoyer (et surtout en découvrir dans ta boite aux lettres, avec le goût de la surprise qu'un e-mail ne pourra jamais procurer).

Le livre que je lis actuellement, il m'est arrivé dans les mains par hasard. J'ai feuilleté les premières pages, parce que le titre m'intriguait, et parce que je dois le transmettre d'une amie à une autre amie, dont j'apprécie les goûts littéraires. Je l'ai feuilleté, avec le sentiment de "je n'aurais pas le temps de le lire". Finalement, je vais le lire. Vite, probablement, parce qu'il se dévore. Avec un bonheur immense, parce que ce n'est pas un livre comme les autres. Il s'adresse au lecteur, sur les conditions dans lesquelles on le lit, sur les rencontres dans les librairies (!), sur les surprises qu'apportent les livres... sur papier bien entendu.

D'habitude assez "geek", je pense que sur ce sujet, je suis un "fondamentaliste" du livre papier. Et vous ?

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Published by davveld - dans Livres
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