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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 21:07


Jeudi soir, alors que l'orage s'apprête à éclater au-dessus de Paris, je retrouve Aurélie et Antoine pour visiter l'exposition sur les villes chinoises, abondamment annoncée dans le métro parisien, ayant fait l'objet d'un récent article dans Télérama (qui m'a motivé), et installée à la Cité de l'architecture et du patrimoine, au Palais de Chaillot. On hésite d'abord à prendre un ticket pour voir les autres expositions (en arrivant vers 18h15 pour une ouverture en nocturne jusque 21h, la question semblait pertinente), mais heureusement on n'en a rien fait.

En effet, l'exposition est très riche si on prend un peu le temps de tout regarder. Très longue aussi, de nombreux moyens métrages (au moins trois ou quatre de 20 mn environ) sont visionnables sur le parcours. Nous n'en verrons que des extraits pour arriver à finir (à peu près, au pas de course sur les dernières salles) la visite avant d'être enfermés. Cela ne nous empêche pas de faire des remarques dignes de pré-ados sur des répliques assez hallucinantes. Exemples:
Deux anciens camarades de classe se retrouvent:
    Elle: "Cela fait dix ans que nous avons eu notre diplôme."
    Lui "Tu es mon fantasme sexuel absolu"

Dans un autre film, le patron d'une vendeuse d'appartements drague son employée en l'invitant dans son nouvel appartement sous le prétexte de faire de la décoration:
    Elle "Mais je ne suis pas spécialiste en décoration"
    Lui "Plus la jeune femme est belle, meilleur est son goût"

L'exposition est aussi assez mal conçue (même très mal): certaines photos sont absolument inaccessibles car soit au ras du sol, soit à 2,5 m de hauteur; de nombreuses légendes sont imprimées sur des supports reflétant les spots, ce qui les rend illisibles. Or pour une telle exposition, qui ne joue pas sur les impressions comme le musée du Quai Branly, et avec une thématique si peu familière, le support pédagogique est essentiel... Dommage.

Au final, je sors encore plus déboussolé, et même plutôt préoccupé sur le monde du vingt-et-unième siècle avec le rouleau compresseur chinois. Les villes, les barrages, tout m'y semble incontrôlable, et surtout, échappant à toute clé de compréhension à ma disposition. Quelle place pour l'individu ? Mais surtout, comment faire pour que le développement de l'empire ne dévaste pas la planète ? Moi qui pensais apprendre quelque chose, avec le principe que la connaissance fait reculer la peur, me voilà bien embêté.

Allez, j'ai quand même beaucoup aimé le petit film à bord du téléphérique dans une agglomération de 32 millions d'habitants (Chongqing) en pleine montagne. Je n'y monterais pas (je me méfie des cabines suspendues dans le vide, au-dessus de gratte-ciels, sur des centaines de mètres de câbles, surtout si c'est chinois), mais les images font très science-fiction et sont vraiment sympas.

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Published by davveld - dans Sorties
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