Je poursuis mes re-lectures de polars avec le commissaire Maigret (après
celui-ci,
celui-là, ou encore
ce livre). Le commissaire est ici en vacances à Vichy.
En cure, pour être plus précis. Son médecin lui a conseillé de changer d'air, et de rythme pendant trois semaines. Le commissaire et sa femme se joignent aux colonnes de curistes et prennent leurs
habitudes. Et bien entendu, il est impossible de ne pas essayer d'imaginer qui se cache derrière chacun de ses buveurs d'eau. Une "dame en lilas" (qui s'habille souvent avec cette couleur)
l'intrigue particulièrement... et elle est retrouvée étranglée. Le responsable de l'enquête, un ancien adjoint de Maigret, trouve tout naturel d'inviter son ex-patron à assister aux
interrogatoires. Pour le commissaire, c'est plus dur. Il est partagé entre ces mystères humains, et son souhait d'obéir à son médecin. Difficile de dire qu'il mène l'enquête. Mais quand les choses
s'éclairent un peu, il lâche "
J'espère qu'il sera acquitté...", un moment de franchise qui résume à lui seul l'état d'esprit du "curiste" Maigret. Derrière les drames, il n'y a en somme
que des hommes et des femmes. Certains dangereux, d'autres malchanceux.
Ca me fait penser, sans lien direct, mais quand même... Lors de
la conférence au Grand Orient de France, le Grand Orateur expliquait
les conditions d'entrée/d'initiation. Parmi celles-ci, un casier judiciaire vierge... ce qui me choque: derrière l'affichage humaniste, on ne donne pas de seconde chance au condamné... alors que
"se surpasser soi-même pour bâtir un monde meilleur", ça peut aussi se faire avec des anciens délinquants et criminels. "Aussi". Je pourrais aussi écrire "particulièrement" ! Cette condition m'a
déçu.
par David Veldhuizen
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