J'avais rappelé
récemment que j'avais besoin, de temps en temps, de me plonger dans des intrigues policières ni trop complexes, ni
trop simples, et que l'univers de Maigret par Georges Simenon convenait tout à fait à la chose.
J'ai donc relu
Maigret et la grande perche (que j'avais dû lire une fois, il y a plusieurs années). Où une ancienne prostituée, précédemment arrêtée par le commissaire,
lui rend visite pour défendre son mari, cambrioleur à ses heures, et qui a fait une découverte embarrassante dans un hôtel particulier à Neuilly (oui, Simenon a ce talent pour parcourir l'ensemble
de la société, des marins sur des canaux aux bourgeois et aristocrates, en passant par les agriculteurs de province, etc.). Dans cette demeure, un dentiste pas surmené, et sa mère. Curieusement,
autour de ce "couple", beaucoup de personnes souffrent de "maladies du coeur". Certains en sont morts. Mais l'épouse du dentiste, malade elle aussi, a disparu alors qu'elle faisait ses bagages pour
les Pays-Bas. Pas de cadavre, un témoignage insolite, un dentiste revêche perçu par Maigret comme un défi, une mère poule... une enquête à la fois inhabituelle et tellement typique (voir
l'atmosphère de canicule qui écrase la capitale, par exemple), de celles du commissaire.
Une lecture facile, plaisante, efficace. Objectif atteint. Bravo !
par David Veldhuizen
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