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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 01:29


J'avais découvert Arto Paasilinna avec Le Bestial serviteur du pasteur Huuskonen. J'avais beaucoup aimé. Quand je suis allé à la médiathèque il y a quelques jours, j'ai découvert en parcourant les rayons (quelque chose que je n'avais pas fait depuis longtemps) que je pouvais emprunter d'autres romans de l'auteur finlandais. Un homme heureux donc, et je l'ai dévoré en moins de trois jours. Des chapitres très courts, un style extrêmement fluide et efficace (quelle est la part du traducteur dans ce résultat ?), et une histoire vraiment marrante. Jubilatoire est le qualificatif approprié.

Donc il s'agit de l'ingénieur Jaatinen qui débarque dans le village de Kuusmäki pour y construire le pont que la commune attend depuis longtemps. Mais à Kuusmäki, les notables se méfient des étrangers. Et encore plus si celui-ci adopte parfois des comportements excentriques. Jaatinen a vite fait de se faire de féroces ennemis mais aussi des alliés extrêmement zêlés. Alors que les notables arrivent à le faire chasser par les Ponts et Chaussées, l'ingénieur ne plie pas sous les affronts et va méthodiquement se venger. Plus audacieux que les villageois, et particulièrement malin, il transforme (presque) tout ce qu'il touche en or. Déconcertant, absurde, hilarant.

Il veut par exemple noyauter les associations locales pour disposer de relais d'information efficaces.  Il échange avec son allié, Manssila:

(Jaatinen) "Tu pourrais t'affilier à la ligue paysanne, tu possèdes bien un petit lopin de terre et tu peux sûrement aussi adhérer à l'association des sous-officiers de réserve, tu as terminé la guerre sergent-chef. Et t'inscrire en même temps chez les anciens combattants.
- Ca m'étonnerait que les sous-officiers de réserve veuillent de moi, protesta Manssila.
- D'après leurs statuts, ils sont obligés de t'accepter, c'est une association apolitique, du moins officiellement, tes sympathies de gauche ne les regardent pas. Alors vas-y, et essaie de te faire nommer au bureau. S'il te reste du temps, adhère aussi à la société des éleveurs de chevaux. Tu as bien eu un jour un bourrin ?"
Il s'avéra que Manssila avait possédé un cheval à peine trois ans plus tôt, et l'aurait sans doute encore eu si le proviseur Rummukainen ne l'avait pas pris pour un élan au cours d'une partie de chasse.

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Published by davveld - dans Livres
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