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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 22:28

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Eh oui, encore un billet "livres" ! Cette fois-ci, c'est par l'intermédiaire de mon père que j'ai pu lire ce livre, qui a fait l'objet de recensions enthousiastes dans Réforme, mais aussi Télérama, et donc aussi dans  les Cahiers de l'Association des Pasteurs de France (ça, c'est de mon papa). Oui, des romans avec des pasteurs comme héros, il y en a quelques-uns, mais pas beaucoup. Et celui-ci est vraiment original.

En Finlande (ce qui explique les noms tordus du pasteur mais aussi de l'auteur), le pasteur Huuskonnen s'ennuie dans sa paroisse luthérienne. Ses prêches enflammés ne parviennent pas à cacher une crise de foi. Quand, à la suite d'un accident rocambolesque, ses paroissiens lui offrent un ourson à l'occasion de ses 50 ans, notre héros va changer de vie. Petit à petit. Sa femme n'en peut plus de prendre son mal en patience, et la situation dégénère. Les supérieurs du pasteur (on est chez les luthériens, plus proches des catholiques sur ce point-là que les réformés/calvinistes, où la dimension hiérarchique existe peu) sont eux aussi préoccupés. Un pasteur qui hiverne avec un ours et une jeune scientifique, sans compter ses activités de promotion du "javelot ascensionnel", ça n'est ni sérieux, ni très sécurisant. Le pasteur et son ourson (qui répondra, adulte, au nom de Belzébuth) sont donc plus ou moins contraints de faire leurs valises. Commence alors une révolution autour du continent européen. Avec le sens propre/étymologique/scientifique du mot "révolution".

Le livre date déjà d'il y a quelques années, mais la traduction en français est du printemps 2007. Et le roman se dévore (j'ai mis moins d'une semaine, en sachant que j'ai lu surtout dans le métro), grâce à un rythme très maîtrisé. On sourit, on rit même, devant ces aventures vraiment pas ordinaires. Bien sûr, les pasteurs ne doivent pas s'inspirer de leur homologue de papier, mais en filigrane, et toujours avec humour, la question de ce don de soi à Dieu est re-posée, dans un monde occidental où beaucoup de certitudes du passé sont contestées. La même question, en somme, que celle du doute chez Mère Térésa, dont on parlait il y a quelques mois. Des serviteurs de Dieu (plus ) humains: une re-découverte, une nouveauté, ou quelque chose de déjà démodé ?

En novembre 2005 (il y a deux ans), je terminais aussi un livre -mais pas une fiction- sur les pasteurs. Et déjà, sur les questions que se posent leurs enfants... Flash back ici.

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Published by davveld - dans Livres
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Mélie 04/11/2007 09:07

tu vas me tuer :pet ça a l'air classe ce module de formation des responsables associatifs O_Obon... Rousseau >

davveld 04/11/2007 23:40



Le module ? Pas d'enthousiasme excessif, hein, comme je leur disais à la première séance, c'est "expérimental". Je fais encore ça à l'ancienne (des notes manuscrites, même pas tapées, pour le
moment !)
Et puis, tu fais déjà assez de choses comme ça. Non mais.



Mélie 03/11/2007 23:27

c'est bien d'avoir les explications à un commentaire en décalé :)(j'ai encore vanté les mérites d'extrêmement fort, etc. mais c'était pour précher un convaincu, en fait. ^^)

davveld 04/11/2007 00:05



Me suis dépêché de finir le livre, pour en parler, et te donner un sens de plus ;)

Non c'est pas vrai (que je me suis dépêché). J'avais même mal calculé mon coup, cet aprèm', j'ai fini le livre à l'aller, j'avais rien à lire au retour... heureusement, ce n'était que 15 mn de
métro ! Du coup, je suis passé à la librairie récupérer ce que j'avais commandé: le tome 3 d'Aya de Yopougon, De la
beauté de Zadie Smith, et le plus sérieux Le droit d'ingérence est-il légitime ? de François Rubio, un de mes anciens profs, qui a une résonance particulière avec l'actualité au
Tchad...
J'ai poursuivi mon après-midi en allant à la médiathèque, pour emprunter quelques bouquins pour le module de formation des responsables associatifs que j'anime à Lille (bah oui, ça se prépare),
et quelques BD. Mais, bad news dans cet après-midi au programme pourtant si agréable car peuplé de livres, la médiathèque ferme du 24 novembre au 2 janvier et tournera ensuite au
ralenti, déménagement oblige.

David, rat de bibliothèque !



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