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Dimanche 6 avril 2008



J'avais lu une courte recension du livre dans Ouest-France, il y a quelques semaines. L'un des arguments pour que je le commande était sa brièveté (100 pages) et son côté bon marché (5 euros). De plus, le livre a obtenu le Prix du livre d'économie 2008, et précédemment avait été élu meilleur essai 2007 par le magazine Lire.

De quoi s'agit-il ? D'un discours simple, évidemment politique (le CEFREMAP, centre pour la recherche économique et ses applications, est dirigé par Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux affaires européennes actuellement en exercice dans le gouvernement Fillon). Qui relie comportements des Français et efficacité économique, qui remet en perspective le modèle social français. La méthode est intéressante, probablement assez innovante. Il s'agit de corréler les réponses de sondés à des questions sur la confiance (envers les gens en général, et envers certains concepts, comme le marché, ou institution, comme la justice) d'une part, avec des indicateurs relatifs au modèle social d'autre part (degré de protection de l'emploi, nombre de régimes de retraites pour une même catégorie, etc.).

L'exercice est riche mais pèche quand même par quelques raccourcis: les "déclarations" de "sondés", pour mesurer le "civisme des Français", c'est vraiment simplifier les choses ! D'autre part, comme les mêmes questions ont été posées à d'autres pays, il faut considérer quelques biais de traduction, inévitables.

Ces limites exposées, il faut bien reconnaître que les Français se méfient plus que les autres pays des autres citoyens et des corps institués: le marché, le syndicat, l'Etat... Pour les auteurs, c'est la construction de l'Etat-Providence depuis la Libération qui a favorisé le corporatisme et l'étatisme, deux causes de la défiance généralisée. Un cercle vicieux, car la défiance entraîne un mauvais dialogue social, donc encourage le corporatisme et l'intervention autoritaire de l'Etat, ce qui fait qu'on se méfie des corps intermédiaires: la boucle se referme vite. Conséquences: le système redistributif est particulièrement inégal (un comble !!!), et l'économie souffre de règles inadaptées.

Les pays scandinaves et nordiques sont cités en exemple à d'innombrables reprises dans le livre, qui se termine par quelques recommandations. La plus importante consiste à repenser complètement le syndicalisme en France (du mode de financement en passant par le pouvoir d'avancer sans l'Etat, etc). Pour gommer les effets désastreux du corporatisme (les taxis parisiens en prennent pour leur grade, mais c'est plus que normal), il faut également revenir à des aides étatiques plus universelles; pas seulement pour les cheminots, les facteurs, etc. Bref, les conclusions appellent aussi bien à un renforcement des groupes de défense de la société (mais dans son ensemble, et non morcelée) qu'à une libéralisation de certaines règles: c'est du "ni-ni" (ni "ultralibéralisme", ni "socialisme dirigiste", pour sortir de l'hypocrisie du discours égalitariste, en somme. Ca semble plein de bon sens, mais un peu illusoire. Dommage.

par David Veldhuizen publié dans : Livres
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Samedi 5 avril 2008
Samedi 5
Paris 19, MK2 Quai de Seine

DEUX SOEURS POUR UN ROI
De J. Chadwick (UK, 2008)



Mon appréciation: 7/10

Le vert flashy de la robe de Natalie Portman poursuit le brave Parisien qui circule dans les couloirs du métro de la capitale. Un brave Parisien qui ne peut s'empêcher de tiquer à la main qu'Eric Bana dépose nonchalamment sur la belle ! Mention spéciale dans ce film pour la richesse des costumes, bouffants à souhait, très colorés (enfin, en fonction des séquences, car le réalisateur alterne mathématiquement scènes aux couleurs vives et scènes aux couleurs sinistres et sombres), bref des costumes de films, un peu trop beaux pour qu'on y croie complètement. D'ailleurs les images sont aseptisées, avec le beau aux standards du 21ème siècle (des forêts bucoliques, des forteresses vraiment fortifiées, des personnages ayant tous des dentitions parfaites...).

La douceur de l'environnement et des traits des acteurs et actrices contraste violemment avec la dureté de l'époque. Relativement ignorant quand aux histoires compliquées des monarques européens jusqu'au 16ème-17ème siècle, je ne peux pas juger de la pertinence de l'angle retenu par le film (qui est lui-même inspiré d'un roman). Les deux soeurs Boleyn, belles à en damner plus d'un, se retrouvent à devoir séduire le roi Henry VIII déçu par l'incapacité de sa femme à lui donner un héritier mâle, et surtout par l'ambition de leur père et de leur oncle, prêts à tout pour obtenir des privilèges. L'aînée Anne était pressentie seule pour ce rôle de séductrice, et souhaite accomplir "pragmatiquement" sa mission, mais les circonstances font que Mary, sa soeur cadette, tombe amoureuse du roi, qui lui non plus n'est pas indifférent. Mary "la douce" ne résiste pas à Anne l'intrigante, qui, consciente du désir qu'elle inspire au roi, essaie de faire avancer ses pions. Mais elle est forcément perdante à ce jeu: comme maîtresse, elle est interchangeable. Seul son statut de potentielle procréatrice d'un dauphin compte, et c'est fragile, très fragile. Entre temps, il faut évincer la reine "officielle", et ne pas hésiter à provoquer la scission avec l'Eglise catholique.

A la fin du film, dans le traditionnel "que sont devenus les personnages", on évoque que la création de l'Eglise anglicane a changé la face de l'Angleterre. Pas seulement, aurais-je tendance à dire. Sans une Angleterre autonome du pouvoir du Vatican, le protestantisme en Europe aurait sûrement eu plus de mal à survivre. Et comme cette remise en cause du pouvoir du Saint-Siège n'est pas sans conséquence sur notre vie de tous les jours...

Pour en revenir au film, il est très "académique", aseptisé comme j'écrivais plus haut. Une "fiction de prestige" peut-être (l'expression revient dans les débats sur la télévision publique, notamment dans Télérama). Sûrement: la BBC y a participé. Il n'y a pas de "trouvailles", d'originalité. Mais c'est un beau divertissement, par moments poignant.
par David Veldhuizen publié dans : Cinéma
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Vendredi 4 avril 2008

USA-20080403
envoyé par davveld

Faudra que je coupe la tête au cadreur.

Bon, c'est expérimental... J'essaie de filmer quelques images, quelques extraits d'interviews, ou on se contente du texte et des photos-non-animées ?
par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Jeudi 3 avril 2008
Mercredi soir, au théâtre de l'ASIEM (Paris 7), la compagnie amateur "les 7 de la cité" joue Les Révérends, de Slawomir Mrozek, au profit de deux associations, dont PRisonniers Sans Frontières (où je travaille). L'année dernière, c'était Mort sur le Nil, d'Agatha Christie.

J'étais donc naturellement mobilisé pour l'événement, et ce avec d'autant plus de plaisir qu'il s'agit d'un auteur polonais (qui a vécu aux Etats-Unis), et que l'on parle de pasteurs !


Le pitch est simple. Dans une paroisse d'un village américain, la présidente du comité paroissial reçoit le nouveau pasteur... mais celui-ci arrive quelques minutes avant un autre prétendant au poste ! Il va donc falloir départager les deux candidats. L'un souffre de sa judéité, et l'autre est une femme... des inconvénients... ou des avantages en fonction des paroissiens ! Ce qui est intéressant, c'est plus la communauté que les deux pasteurs, car les paroissiens ne sont pas tristes !


J'ai trouvé le texte excellent, le jeu des acteurs un peu exagéré (quelqu'un de PRSF a dit "guignolesque", et je reconnais que c'est le terme approprié), mais c'était un bon moment, je ne regrette pas d'avoir invité plusieurs amis à venir, et Sophie et Antoine ont répondu à l'appel !
par David Veldhuizen publié dans : Chronique
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Mardi 1 avril 2008


J'aurais sûrement hésité longtemps, voire jamais choisi, avant d'acheter ce livre à ma librairie. C'est le "prix France Culture - Télérama" qui m'a décidé. Et je ne le regrette pas.

Lancelot (conscient par ailleurs de la difficulté de porter un tel prénom) apprend qu'Irina, sa femme, vient d'être victime de ce qui semble être un accident. Elle est tombée d'un pont en voiture. Oui mais voilà, non seulement elle était censée être à l'aéroport, mais en plus il ne s'agit pas de sa voiture. Pour Lancelot, comme pour la police, l'enquête commence: mais qui était vraiment Irina ? L'enquête policière n'est pas l'enjeu du livre. On suit plutôt le cheminement de Lancelot, qui, assommé ou complètement shooté par les anti-dépresseurs, revoit le moment de sa rencontre avec Irina (cause de séparation avec sa première épouse), mais aussi les silences de la militante pour le respect des animaux, et il fait également la découverte de personnages mystérieux mais pas étrangers à la vie de sa femme.

C'est très bien écrit, avec une économie d'indications (le discours direct n'est pas indiqué, ni par des guillemets, ni par des tirets, à peine une majuscule en début de phrase) qui ne nuit pas à la compréhension, qui fait un peu partager les introspections plus ou moins hallucinées du héros. Economie d'indications sur les lieux; j'ai tendance (mais ce sont peut-être mes préparatifs qui en sont la cause) à situer l'action en Amérique du Nord, mais ça ne tient pas la route non plus. On est déconcertés (mais pas perdus), donc sur la route de Lancelot, qui lui a de quoi se poser des questions.

Un très bon livre. J'allais oublier... Deux extraits (chapitre 6 et chapitre 31):

"Des piles de livres et des paires de chaussures, toutes avec des talons si hauts qu'elles existaient sans les pieds qui les chaussaient - les mocassins plats ont toujours un air abandonné, incomplet et pitoyable, les chaussures à talons aiguilles vivent leur vie de conte de fées sans le soutien de qui que ce soit, elles peuvent gésir à terre, sur un lino douteux, elles conservent une grâce miraculeuse et une splendeur distante."

"Une ombre vit sur le visage de ceux qui ont perdu quelqu'un. L'ombre d'une plante grimpante. Elle croît à leur insu et, quand ils pensent que personne ne les surveille, elle baigne leurs traits d'absence, de gravité et de perplexité. C'est un démon discret qui habite leur visage. Il se cache dès que quelqu'un le regarde."
par David Veldhuizen publié dans : Livres
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Lundi 31 mars 2008
Les Etats-Unis, c'est dans 10 jours... Depuis ce post, et incidemment celui-ci, je n'ai pas donné beaucoup de nouvelles des préparatifs. C'est bien simple, ils vont moins vite que prévus.

Ce qui est acquis:
- les billets d'avion (heureusement !);
- le passeport, et pas besoin de visa dans mon cas;
- pas besoin de formulaire de sécu (mais en revanche faut que j'appelle ma mutuelle);
- 5 nuits en auberge de jeunesse à Chicago sur les 6 que je passerais là-bas;
- un hébergement dans une famille à la campagne dans l'Indiana;

Sinon, il reste encore beaucoup à faire:
- relancer les contacts déjà appelés/e-mailés dans l'Indiana et à Washington;
- en contacter d'autres à Chicago, dans l'Ohio, à Philadelhie, à New York;
- acheter une valise ou deux (je n'ai plus rien en état);
- prendre des travellers cheques;
- penser aux bagages à prendre;
- affiner la "to do list" de Chicago, et commencer celles des autres villes !
etc.

Au cours de la rédaction de ce billet, un coup de fil arrive et de nouveaux contacts très prometteurs me sont donnés... Merci Olivier !

Durant mon séjour, mes centres d'intérêts seront variés: histoire des Etats-Unis bien sûr, les présidentielles et les interminables primaires côté démocrate (ça m'arrange), la religion (serais-je inquiet, style Jesus Camp, ou rassuré ?), la justice et les questions pénitentiaires, et les passerelles entre ces thèmes (style que pensent les évangéliques d'Obama, ou quelle est la position des Républicains sur la surpopulation carcérale...).

J'espère être en mesure de vous tenir informé de mes découvertes (!) au fur et à mesure, un peu dans l'esprit (mais pas dans la qualité) des blogtrotters, un modèle du genre.
par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Samedi 29 mars 2008
Partir à 16h30 du bureau, faire une mini-sieste dans le train, être à Lille à 18h, flâner au Furet du Nord, rejoindre des Anciens chez Morel pour un apéritif de l'association des Anciens de Sciences Po Lille, discuter de tout et de rien (notre "passé" d'étudiants, la politique -évidemment-, les potins concernant les absents -qui ont toujours tort-, les voyages, un peu du boulot des uns et des autres...), boire des Leffe, manger un welsh, des frites, courir après un train (et l'attraper, heureusement), lire quelques pages d'Aragon, commencer Ovaldé, revenir à la gare du Nord un peu après 23h; se poser chez soi un peu avant minuit. Et dormir.

J'aime (un peu) moins...
Ce samedi, boulot toute la journée, et dimanche, la grasse mat' amputée d'une heure.
par David Veldhuizen publié dans : Chronique
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Vendredi 28 mars 2008

9782253142232-G.JPG

J'avais rappelé récemment que j'avais besoin, de temps en temps, de me plonger dans des intrigues policières ni trop complexes, ni trop simples, et que l'univers de Maigret par Georges Simenon convenait tout à fait à la chose.

J'ai donc relu Maigret et la grande perche (que j'avais dû lire une fois, il y a plusieurs années). Où une ancienne prostituée, précédemment arrêtée par le commissaire, lui rend visite pour défendre son mari, cambrioleur à ses heures, et qui a fait une découverte embarrassante dans un hôtel particulier à Neuilly (oui, Simenon a ce talent pour parcourir l'ensemble de la société, des marins sur des canaux aux bourgeois et aristocrates, en passant par les agriculteurs de province, etc.). Dans cette demeure, un dentiste pas surmené, et sa mère. Curieusement, autour de ce "couple", beaucoup de personnes souffrent de "maladies du coeur". Certains en sont morts. Mais l'épouse du dentiste, malade elle aussi, a disparu alors qu'elle faisait ses bagages pour les Pays-Bas. Pas de cadavre, un témoignage insolite, un dentiste revêche perçu par Maigret comme un défi, une mère poule... une enquête à la fois inhabituelle et tellement typique (voir l'atmosphère de canicule qui écrase la capitale, par exemple), de celles du commissaire.

Une lecture facile, plaisante, efficace. Objectif atteint. Bravo !
par David Veldhuizen publié dans : Livres
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Jeudi 27 mars 2008
Jeudi 27
Paris 18, Le Bout

HIGHWAY TO HELL ELLES
Un one man show de Sébastien Bizzotto

Highway-To-Elles.jpg

Bonne nouvelle Sébastien, ton mot d'ordre de fin de show est obéi: c'est avec l'insistance d'une admiratrice blogueuse que j'ai eu connaissance de ce spectacle et que je me suis décidé à y aller, en compagnie d'une autre blogueuse. L'adresse sur le ticket renvoie à une caisse située dans une autre rue que la salle, minuscule (quarante place à tout casser, y compris la mère de l'artiste), ce qui est un peu déconcertant entre tous les cabarets de Pigalle.
Le show est un peu court (1h). Parce qu'il faut quand même 15-20 mn pour rire franchement, les premiers sketchs font juste sourire. Des bonnes idées sur le tsunami et le dinothon. Belle performance pour le père bourré qui rentre et discute avec la babysitter puis sa fille. Mon préféré reste celui du Cid de Corneille (ça m'a aussi rappelé une belle journée, là-bas, où on avait émis des idées qui ont été aussi trouvées par Sébastien Bizzotto -Corneille est plus connu comme chanteur que comme auteur dramatique; comment expliquer le Cid à des jeunes du 21ème siècle, etc.- ce qui prouve que les idées n'appartiennent à personne -certes, Denis et moi n'avions pas écrit de sketch, mais on aurait pu). Bref, une heure, c'est un peu court !

Mais ça donne le temps d'aller manger un couscous "à la Goutte d'Or", la meilleure adresse parisienne que je connaisse pour ce plat ! (Bah oui, il n'y a pas de raisons que je ne fasse pas non plus de recommandations pour mes lecteurs !)
par David Veldhuizen publié dans : Chronique
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Mercredi 26 mars 2008
bloglines.jpgAprès trois mois de relances régulières de la hotline de Bloglines, je dois me rendre à l'évidence: le bug que je connais ne sera pas résolu par leurs soins. Pour mémoire, je ne reçois pas les nouveaux billets des fils RSS auxquels je suis abonné, qui sont hébergés chez hautetfort.com et blogspirit.com (mais bizarremment, aucun problème sur aucune des autres plate-formes). Or un agrégateur de fils RSS qui annonce des fils en parfait état de fonctionnement, alors qu'ils ne fonctionnent visiblement pas (même en se désabonnant puis en se réabonnant), ça ne sert pas à grand'chose.

Aux petits maux les grands remèdes, j'ai migré ce lundi et ce mardi sur Netvibes. Et à part une fonctionnalité encore à trouver (à moins qu'elle n'existe pas), je suis ravi du changement.
netvibes.jpgD'abord je peux y ajouter des boites e-mails (impossible sur Bloglines); ensuite, j'ai créé 4 pages (perso, blogo, info, pro) pour hiérarchiser les fils et widgets en fonction de la journée, et pour ne pas avoir des pages trop lourdes; enfin, non seulement le problème des billets chez hautetfort et blogspirit est réglé, mais en plus j'ai pu faire un peu de ménage dans les 100 à 120 fils auxquels je suis abonné. Ca me permet même d'avoir moins d'onglets ouverts sur Firefox, ce qui n'est pas négligeable sur les machines antédiluviennes que j'utilise au travail. J'espère trouver rapidement du temps pour rafraîchir ma collection de liens dans la colonne de gauche de ce blog !

C'était la minute geek. Merci.
par David Veldhuizen publié dans : Internet
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Mardi 25 mars 2008
Quelques jours avec un fil rouge involontaire, le "home sweet home" itinérant ou nomade.

Jeudi, c'est sur le quai "MK2 Bibliothèque" qu'on embarquait pour l'Inde. Dépaysés, mais il n'y a pas à dire, ça donne envie de voyager en train.

DSC00004.JPG DSC00001.JPG

Vendredi, départ improvisé pour l'Italie en franchissant la porte du Djam Café, une maison pour voyageurs (ça tombe bien, elle était de passage) du côté de République. Un trio italien était invité pour la soirée. Cornemuse, guitare, blocks, accordéons, tambourins... et des belles voix d'hommes, que, inculte que je suis pour ce type de musique, je ne peux m'empêcher de relier à I Muvrini.

DSC00001-copie-1.JPGDe samedi à lundi, séjour dans le Poitou. Par rapport à Paris, ailleurs, sans aucun doute. Et pourtant, chez soi dans les deux cas ! Découverte du temple de Saint-Sauvant, lumineux, avec son bois, sa chaire qui évoque la poupe d'un navire (et la croix en guise de mat), heureusement, sans mal de mer !
par David Veldhuizen publié dans : Chronique
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Samedi 22 mars 2008
kaspi.jpg

Partir pour la première fois, et pour un mois, aux Etats-Unis, ça se prépare, notamment par des lectures. Il y a bien entendu les guides, indispensables (Routard et autres). Mais faire le point sur ses représentations des Etats-Unis, en particulier pour un Français, c'est aussi nécessaire. Avec ce petit livre (300 pages qui se lisent très bien), refondu il y a quelques mois, et donc à jour sur la fin du second mandat de Georges W. Bush, c'est chose faite.

Il s'agit clairement d'adopter une perspective française, mais d'universitaire, de scientifique. De partir des postulats, des lieux communs hexagonaux sur le pays de l'Oncle Sam pour les confronter à des statistiques, des analyses, et identifier sommairement ce qui relève de la tendance, et ce qui relève de l'exagération.

La conclusion est particulièrement banale, sur cette fameuse compétition entre deux nations qui veulent incarner les mêmes valeurs et leur conférer une portée universelle, mais chacune de son côté, et non ensemble. Heureusement, les chapitres précédents, bien plus solides, accomplissent un travail de "complexification" des idées reçues autour de plusieurs thèmes (les USA terre d'émigration; le mythe du self-mad-man et les dures réalités des catégories sociales; une conception de l'Etat très différente de la vision française; une démocratie qui a fait ses preuves mais qui a aussi des faiblesses inquiétantes; un balancier entre interventionnisme et isolationnisme assez logique; et une culture qui sert de support à un modèle culturel mondialisé).

La leçon, pressentie et rebattue, est retenue: il y a autant d'Etats-Unis que d'états-uniens et de non-états-uniens. Chacun sa vision, sa réalité. Nous voilà bien avancés ;)
par David Veldhuizen publié dans : Livres
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