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Lundi 14 avril 2008
Ce dimanche matin, après avoir quitté l'AJ d'Arlington Street et redéposé mes bagages à celle de Congress Parkway, direction la 4th Presbyterian Church. La quoi ? Vous l'avez déjà vue, de haut: c'est la deuxième photo du billet relatant mon passage au John Hancock Center Observatory. J'avais noté son nom, et les horaires des cultes du dimanche matin (8h, 9h30 et 11h). J'avais aussi, grâce au site Internet, pu jeter un oeil à la liturgie. J'arrive à 11h précises, le culte commence. Des pasteurs et pasteures en robe, une église pleine aux deux tiers au moins, deux choeurs chantant des cantiques "classiques", un orgue... Il n'y a pas à dire, ça fait plaisir, je me sens vite chez moi. Je connais même le premier chant, issu d'un psautier de la Réforme. Plusieurs baptêmes d'enfants (j'apprendrais plus tard qu'il y a des baptêmes une fois par mois), et puis les lectures du jour (le Psaume 23 et Jean 10, sur le "bon berger"), qui sont les mêmes que celles en France.

La pasteure délivre un message que je trouve excellent et qui me touche beaucoup; elle explique que le texte (Jean 10 donc) est souvent source de divisions alors que Jésus rassemble, il connaît chacun par son nom et propose un abri pour ses brebis. Pas la division, l'union. Tout de suite. A l'appui, un extrait d'une lettre de Martin Luther King "comprenez notre impatience pour l'égalité". Un abri, une protection. Suit une évocation de la guerre en Irak, dont l'aspect protecteur est "au mieux, discutable". Enfin, la prédication cite le devoir de solidarité de l'église et de la communauté locale, comme d'accueillir les SDF. Comme je disais, j'ai trouvé ce message très juste; il m'a beaucoup apporté.

La liturgie se poursuit, impeccablement organisée (je dis ça parce que ce n'est pas évident), on peut vraiment se concentrer sur les textes et les prières. Celle d'intercession est également très belle. Symbole des apôtres, Notre Père, tout y est, seule la langue change ! Je m'en doutais, mais me voilà vraiment rassuré: aux Etats-Unis, il y a des protestants "très sages" (ce point de vue est éminemment subjectif, bien entendu) comme en France !

A la sortie, accueil très chaleureux par la communauté. Là aussi, comme en France, ceux qui le peuvent se retrouvent autour d'un café. Mais les "touristes" ont aussi droit à la visite du "complexe". D'architecture gothique mais bâtie en 1914 (après une première église inaugurée et détruite le même jour, celui du grand incendie de Chicago), d'après des modèles européens, l'église s'est agrandie dans le bloc: salle paroissiale, chapelles (une inspirée d'une chapelle de Calvin à Genève), etc. Mais les bâtiments restent très "bas" comparés aux skyscrapers tout autour (dont le John Hancock, comme je disais). La visite est extrêmement sympathique, nous sommes une demi-douzaine à profiter des explications de la guide.

Cette fin de matinée sera un des temps forts de mon séjour chicago-ien.







par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Dimanche 13 avril 2008
L'auberge de jeunesse "officielle" (membre du réseau Hostelling International) de Chicago n'avait pas de place pour moi pour cette nuit de samedi à dimanche . J'ai donc dû trouver autre chose, avant d'y retourner de dimanche à mercredi. Direction une auberge de jeunesse "non officielle", près du Lincoln Park, c'est-à-dire bien plus au nord (mais à 15mn du Loop via le L, donc ça reste raisonnable).


Comme d'hab' (mes co-voyageurs habituels, Antoine et Aurélie, pourraient témoigner de l'habitude), je n'arrive pas à faire correspondre un parcours simple sur la carte avec une réalité sur le terrain. Je pars dans une mauvaise direction en descendant du L. L'occasion de constater, à nouveau, la grande gentillesse des Américains. Ayant tendance à demander mon chemin puis à le faire confirmer, ça permet d'échanger quelques mots avec pas mal de monde.


Donc Arlington International Hostel (n'ayons pas peur des mots). Le dortoir est immense (une trentaine de lits, superposés), je suis content de n'y passer qu'une nuit même si le reste des installations communes semblent très bonnes. A peine arrivé, profitant de la lumière du jour restante et de l'arrêt de la pluie (et puis pour me consoler de m'être perdu, ce qui m'a retardé et donc empêché de rejoindre un groupe de la première AJ qui devait assister à un concert de jazz), je suis ressorti faire un petit tour dans les rues avoisinantes. On est sorti des skyscrapers, les bâtiments font deux-trois étages. Quelques rues animées... avec des fast-foods et autres restaurants ! Décidément, quand il s'agit de manger...


Je me pose dans un Starbucks, je bouquine un peu (La folle allure, merci Mélie), et je me dis que cette atmosphère, ça ressemble pas mal à ce que j'imagine être le Greenwich Village de New York... A vérifier dans quelques semaines ! En sortant, il tombe de la neige fondue.
par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Dimanche 13 avril 2008
L'auberge de jeunesse propose de nombreuses activités à ses hôtes. Parmi celles-ci, ce samedi matin, une promenade guidée des environs de l'auberge, avec un Chicago-ien bénévole. Nous partons à quatre: le guide, un Anglais, une Brésilienne et moi. Hostelling International spirit ! Il ne fait pas loin de 0°C, il y a du crachin et du vent, ce qui rend les choses un peu moins agréables, mais notre guide est visiblement passionné. Nous commençons par le Grant Park (l'esplanade filmée hier), et on prend le temps de regarder les monuments. Notre guide connaît bien les buildings, et du coup on ne passe pas à côté de bâtiments ayant un certain intérêt architectural (l'Auditorium, la Roosevelt University, le Pier Hostel, le Manhattan, le Fischer, la Public Library, mais aussi... la prison !).

Grant Park (entre les deux tours, on devine la John Hancock Center Tower, dans les nuages, qui dépasse largement en hauteur les deux tours)...

Pier Tower (de la chaîne Hilton, mais à quelques mètres, des mendiants... c'est aussi ça l'Amérique)

Chicago Metropolitan Detention Center (la tour triangulaire jaune)

Devant les bâtiments du Département de la Justice de l'Etat d'Illinois

Après plus de deux heures dans le froid, nous regagnons l'auberge, où l'un de ses collègues guides bénévoles nous rejoint autour d'une tasse de chocolat chaud. La discussion s'engage sur plein de sujets, histoire, communautés, liberté, etc. Le petit groupe de touristes décide d'aller déjeuner ensemble, avec le guide. David, l'Anglais, veut goûter une des spécialités de Chicago, la pizza, avant son départ (dimanche). Nous suivons le guide à deux blocs de l'auberge dans une de ses bonnes adresses. A quatre, nous commandons la spécialité de la pizzeria, version "large". Cela ressemble d'ailleurs plus à une tarte qu'à une pizza... Mais elle est excellente, et un quart chacun nous suffit (la Brésilienne expérimentant le carry-out: on donne une boite pour emporter les restes avec soi) largement ! La discussion se poursuit avec l'évocation d'Al Capone (nous sommes à 100 mètres du building avec le bureau d'Elliott Ness, l'Incorruptible) -notre guide s'étonnant de la popularité du personnage, je lui explique qu'en France, avec Tintin et Sammy, on est baigné dès l'enfance dans l'association Chicago-Al Capone !-, sports, etc.



par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Samedi 12 avril 2008
Un truc à touristes ? J'aurais pu m'en tenir éloigné. Mais la clémence de la météo, et ces buildings, ça méritait bien de prendre un ascenseur (payant, celui-là, à la différence de beaucoup d'autres déjà utilisés dans la journée -je ne saurais plus monter d'escaliers, si ça continue-), bref de prendre un ascenseur pour arriver au 96ème étage de la troisième plus haute tour du monde (enfin le record change tous les jours, donc dans les dix premières sera exact un moment). Manquant de notions de base en architecture, j'apprécie que l'observatoire soit situé en haut de la tour que je trouve la plus laide (toute noire), même si elle a été la première à être bâtie avec des lignes diagonales (et sûrement d'autres innovations techniques). Après, pas de mots, juste le lien vers le site officiel, et surtout des photos. Enjoy !







PS: il n'y aura pas autant de billets et photos tous les jours...

par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Samedi 12 avril 2008
Conseillé par l'employée du service informations touristiques de l'auberge de jeunesse, qui explique qu'on peut y passer 15 mn ou 4 heures, que chacun en sort avec une expérience différente, etc... J'ai de la chance, en cette période pré-électorale, il y a une exposition de sensibilisation sur les présidentielles, et donc du coup accès gratuit à l'exposition temporaire, et au reste du musée.



Vraiment tourné autour de la liberté (!) et du premier amendement à la Constitution américaine. Amendement que je ne maîtrise pas bien, comme je me trompe assez régulièrement dans les petits jeux disponibles (nettement moins quand il faut donner, après l'exposé d'un cas, la décision de la Cour Suprême sur ce cas). On peut aussi dans 4 ou 5 textes fondateurs (Bill of Rights, un autre texte britannique, Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, Charte sud-africaine...), pour faire sa propre Bill of Rights, en 10 points, qu'on peut ensuite se faire envoyer par e-mail. C'est ce que j'ai fait. Les deux derniers mériteraient à être rassemblés en un seul... et beaucoup manquent. L'exercice demeure amusant !


You requested that we send you this electronic copy of the Bill of Rights you created today at the McCormick Tribune Freedom Museum.
davveld's Bill Of Rights
1. To assemble peacefully in public
2. To form and join a trade union and to strike
3. To freely participate in the cultural life of the community and in the benefits of science
4. To not be subjected to arbitrary arrest, detention, or exile
5. To have a speedy and public trial
6. To have access to a free press
7. To have access to social security
8. To receive equal protection of the laws
9. To not be discriminated against because of race or sex in employment or property transactions
10. To not be discriminated against because of a handicap
McCormick Tribune Freedom Museum



par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Samedi 12 avril 2008
Le "L" (pour elevated), c'est le "métro" aérien qui entoure le Loop, le centre de Chicago. A la différence d'autres lignes partiellement aériennes que je connais en France, le "L" "apporte de l'humanité/du lien social" à la ville, dixit les personnes qui le défendaient face aux promoteurs qui voulaient le supprimer (et qui ont perdu). Il impressionne en tous cas par son caractère "ancien authentique": pilonnes soutenant les voies assez rouillés, entretenus alors que des trains circulent (voir la première photo), sans rambardes de sécurité... C'est de l'archaïsme au sens positif du terme (difficile de positiver l'apparence archaïque et vétuste, mais ça fonctionne très bien).




Sur la dernière photo, le métro souterrain (appelé metra) a des bouches d'entrée qui me procurent un air de déjà-vu. Pas vous ?


par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Samedi 12 avril 2008
La bonne nouvelle du matin, c'était le beau temps (avec une prévision pessimiste pour le week-end). Le côté que j'ai moins apprécié, c'est ces allers-retours incessants entre le 2ème étage de l'auberge (accès WiFi, cabine téléphonique, réception de l'auberge), le 1er (boutique), et le 4ème (pour ma chambre). Le problème de mon hébergement de la nuit de samedi à dimanche ne se résoudra pas dans la matinée, mais dans la soirée, après mes pérégrinations. Soulagé !


usa-20080411
envoyé par davveld

Il y avait donc des "formalités", et puis une première balade dans une mégalopole états-unienne. Et là je n'ai pas été loin de ce que Mélie qualifierait d'hystérie. Quelques photos, après la vidéo...






par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Vendredi 11 avril 2008


Lors de mon avant-dernière sortie cinéma, j'ai vu la bande-annonce pour Le Grand Alibi, adaptation d'un roman d'Agatha Christie, Le Vallon. Le film sortira en France le 30 avril.

(EDIT 01/06: j'ai vu le film hier soir: mon avis dans ce billet)

Ca m'a fait penser que je pourrais relire ce whodunit de la Reine du Crime avec Hercule Poirot. Aussitôt pensé, aussitôt fait, j'ai terminé cette relecture dans l'avion.

Pour une fois je n'ai pas eu trop de mal à ne pas mélanger les personnages. Hercule Poirot est invité chez ses voisins, mais à son arrivée, il assiste à un spectacle, qu'il juge de mauvais goût: un meurtre. En fait il ne s'agit pas d'une pièce de théâtre, il y a vraiment un cadavre, mais les efforts de mise en scène ne sont pas innocents. Alors, meurtre passionnel ? accident ? Pourquoi, par qui, avec quelle arme ?

On s'amuse baucoup avec les personnages, en particulier  Lady Angkatell, complètement déjantée,  Veronica Gray, l'artiste égocentrique, ex-fiancée de la victime, Gurgeon, le majordome excessivement loyal... Pointe aussi quelques tensions entre le mode de vie aristocratique où règne l'oisiveté, et le mode de vie des "travailleurs", ces gens étranges qui doivent "gagner leur vie".

Le dénouement est typique d'Agatha Christie, il n'est pas (trop) tiré par les cheveux mais je n'en dirais pas plus...
par David Veldhuizen publié dans : Livres
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Vendredi 11 avril 2008
... ça fatigue ! Il n'est pas encore 20h à Chicago à l'heure où j'écris ces lignes, mais ça fait 3h du matin en France. Retour sur une journée qui a duré plus que d'habitude.

Prévenu, j'avais essayé d'éviter l'arnaque habituelle de la RATP, qui déleste abusivement les gens se rendant à l'aéroport. Mais devant des machines toutes incapables de me donner satisfaction, je m'adresse à un guichet et me fait quand même avoir (j'ai oublié de préciser que je voulais un billet de bus, et pas un de RER). Le conducteur de bus m'annonce la non-validité du titre à 9 euros, mais qu'il me suffit d'un billet à 1,5 euros pour arriver à Roissy en règle.

Ce bus est donc pas cher (si on n'achète pas un billet inutile), et direct en partant de Gallieni (deux stations de métro pour moi). Quand je dis direct... il me dépose à 15 mètres du comptoir d'enregistrement des bagages American Airlines ! Ca évite de se perdre.

Je fais ensuite partie des heureux tirés au sort pour une inspection poussée des bagages à main, de mes chaussures... pas de problèmes ! Les formalités s'arrêtent d'ailleurs relativement rapidement, j'attendais pire.


Vol sans histoire. La flotte de Boeing 767 d'AA n'est pas encore très moderne en terme d'équipements; pas de télé individualisée (les Airbus d'Air France en ont), des chaînes de radio inaccessibles parce que le bouton ne va pas assez loin... Mais ce sont des détails. 9 heures de vol donc, je suis tout content de voir vraiment le passage de la Manche (après, nous serons au-dessus des nuages jusqu'à 30 secondes de l'atterrissage), on nous propose au moins 15 fois des boissons, on mange deux fois (la deuxième me fait beaucoup sourire: à côté de la "chicago pizza"... un "broyé du Poitou" en guise de dessert !), ...

Miam ?

A la sortie de l'avion puis plus tard du métro, de la pluie. Des averses à prendre avec capuche et philosophie ! Entre les deux, je suis impressionné par la taille et le silence qui règne dans les couloirs de l'aéroport (les valises roulent silencieusement, c'est assez apaisant), je souris quand deux des employées orientant les passagers vers la douane se parlent en polonais (Chicago concentre le plus grand nombre de Polonais dans le monde en dehors de la Pologne), je passe sans aucun problème les différentes étapes, et les indications du Routard pour gagner la ville sont suivies scrupuleusement. C'est en sortant du métro (sous la pluie donc), que j'ai du mal à repérer les noms de rues, mais la prévenance des Etats-Uniens m'évite d'errer des heures avant de trouver l'auberge de jeunesse.

Plusieurs questions maintenant:
1- est-ce que je mange une quatrième fois aujourd'hui ?
2- comment se connecter à Internet (si vous me lisez, c'est que la réponse a été trouvée) ?
3- je commence par quoi demain ?

EDIT
22h à Chicago (5h à Paris...), et quelques réponses:

1- Oui, j'ai voulu prendre l'air pour me mettre vite à l'heure d'ici, donc je suis sorti de l'AJ, après avoir trouvé un plan du quartier, et me suis posé à un Subway tout proche. Bonne nouvelle, il ne pleuvait plus. J'ai hâte de faire un peu le tour du quartier (le Loop), voir s'il y a autre chose que des parkings (les guides m'affirment que oui).
2- En rentrant de ma petite excursion, je vois un panneau à l'accueil de l'auberge, mentionnant un accès WiFi gratuit au 2ème étage du bâtiment. Après 40-45 mn à me battre avec mon Mac pour lui faire accepter cette connexion, me voilà relié au www !
3- Après le réveil ? Par le petit déjeuner. Le reste ? On verra après !
par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Mercredi 9 avril 2008

Le départ, c'est pour demain... sauf si on révise mon avion !

American Airlines grounds flights - il y a 3 heures
American Airlines cancels more flights after grounding its MD-80 aircraft to inspect their wiring.
BBC News

 

Selon le site d'American Airlines, il n'y a pas (encore) d'imprévus pour mon vol...

 

Les bagages sont prêts. Petit stress quand même, la durée et la distance me font craindre d'oublier quelque chose (alors qu'il y aura tout ce qu'il peut me manquer sur place).

 

Ces derniers jours, les choses ont bien avancé: j'ai eu pas mal de retours de contacts qui avaient été jusque là infructueux. Pas tous, mais une bonne partie... Plein de nouvelles données à noter et qu'il va falloir essayer d'agencer au mieux... comme je n'ai pas chômé les derniers jours, tant au boulot qu'en dehors, je n'ai pas eu le temps d'actualiser mon ébauche de planning. Ca sera à faire sur place. Pourquoi pas !

 

Les personnes que je prévois de rencontrer devraient recquérir toute mon ouverture d'esprit: entre non-violents anti-guerre, militants politiques, et évangéliques aux jugements assez "surprenants" (je pourrais écrire "choquant" d'un point de vue français), je pense que je devrais entendre plein de choses, pas forcément compatibles entre elles. Pourvu que je trouve aussi quelques modérés, pour ne pas tomber dans le balancier entre deux pôles extrêmes et oublier l'existence d'un "ventre mou"...


Prochain post d'outre-Atlantique !


Rien à voir, mais ce soir, j'ai été invité à rencontrer le Bureau du Conseil presbytéral (le conseil presbytéral n'est rien d'autre que le conseil d'administration de la paroisse). Je ne vous dirais pas encore la teneur des échanges... car il y aura sûrement du neuf à mon retour, courant mai. Malgré le télescopage avec mon calendrier perso, j'ai apprécié la franchise des propos qui s'y sont tenus. Et c'est déjà une bonne chose.

par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Mardi 8 avril 2008
Mardi 8
Paris 19, MK2 Quai de Seine

DESOBEIR
Documentaire de Patricio Henriquez (Chili, 2005)
dans le cadre des Mardis de Courrier International


En savoir plus ? Site du producteur

Mon appréciation: 4/10

Autant j'avais bien aimé Toro si te (en février) et Nanking (en mars), cette session m'a beaucoup moins enthousiasmé. Le thème était pourtant porteur, et la salle bien remplie (plus que les autres fois). Des militaires qui désobéissent aux ordres, c'est un sujet dense. On en suit trois: un officier chilien qui, le 11 septembre 1973, ne veut pas rejoindre la junte militaire de Pinochet et s'exilera; un para israélien, qui a fait de la prison pour avoir refusé de défendre les colonies illégales en bande de Gaza; un étatsunien d'origine nicaraguayenne qui refuse de rentrer de permission pour retourner en Irak et passera en cour martiale pour être condamné à un an de prison. Mais pour une raison que je n'ai pas identifié, le rythme de la narration ne prend pas (le passage fréquent à l'espagnol, qu'utilise le réalisateur et la plupart des protagonistes est peut-être une piste). Je me prends même à piquer du nez pendant un bon quart d'heure. Le film n'aborde finalement que peu les questions de fond (je vais revenir dessus), et je ne suis pas mécontent d'arriver au bout.

Le débat est un "plan B". Pas le réalisateur, mais un militant de la désobéissance civile en général, plutôt porté sur les actions anti-nucléaires en Aquitaine (tu parles de désobéissance... on ne lui a donné aucun ordre !). Et dès le départ, on sent qu'il ne va pas y avoir débat, mais "bien pensance" unanime donc nauséeuse sur les bienfaits de la désobéissance. Ayant d'autres choses à faire, je ne me suis pas attardé et suis parti au bout d'un quart d'heure d'échanges avec la salle, qui en effet était d'un consensus assez peu stimulant. J'aurais bien aimé que quelqu'un critique un peu ces belles leçons.

Car, moi-même pacifiste convaincu, je suis persuadé que le problème n'est pas dans le soldat qui refuse un ordre qu'il estime contraire à sa conscience, mais, d'une part, dans le fait qu'il interroge sa conscience, et d'autre part, qu'un ordre controversé puisse être donné. Je m'explique. Pour moi, l'une des bases de l'armée est la discipline, l'obéissance quasi aveugle à la chaine de commandement, qui reflète un système de responsabilité clair: en bref, le dernier échelon n'a pas à s'interroger, il doit obéir; si l'ordre est mauvais, il n'en endosse pas la responsabilité (on ne peut pas demander d'un soldat qu'il soit un expert en prises de décisions stratégiques et respectueuses de toutes les lois en vigueur). L'armée n'a aucun sens si l'ordre du supérieur est discuté par le(s) subalterne(s). C'était le premier point. Le second, c'est "comment prévenir que des ordres contraires aux législations (internationales et autres) soient donnés ?" Et c'est là qu'est le noeud du problème: si la chaîne de responsabilités est opérationnelle, les échelons décisionnaires doivent être condamnés, ou encore mieux, empêchés de donner des ordres qu'ils ne pourront pas défendre (soit par la dissuasion (la peur du gendarme ou du juge, au choix), soit par l'existence de contre-pouvoirs non militaires qui pourraient valider (ou non) les ordres potentiellement controversés). 

Et je trouve cette problématique bien plus intéressante: comment éviter que des soldats se retrouvent face à des ordres contraires aux lois (parce que la "conscience personnelle", c'est beaucoup trop subjectif comme concept) ? Dans le feu de l'action, la prise de recul éthique n'a pas de place. C'est en amont qu'il faut intervenir. Cet aspect fondamental (à mes yeux) du problème n'a pas été évoqué. C'est regrettable.

Le mois prochain, je manquerais la séance (je serais à New York). Le thème annoncé ? L'immigration... Vue la sociologie des lecteurs de Courrier International et des environs du ciné, j'ai peur qu'une nouvelle soupe bien-pensante à sens unique soit resservie. A moins qu'un dialogue de sourds... J'espère qu'on me racontera... et que le thème de juin sera moins "casse-gueule".
par David Veldhuizen publié dans : Cinéma
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Lundi 7 avril 2008

Il fallait absolument que j'écrives ce billet avant de partir... L'une de mes dates aux States est le concert de Vienna Teng à Montclair, dans le New Jersey. Mais qui est Vienna Teng, allez-vous me demander ? Je l'ai entendue il y a quelques mois sur Radio Paradise, le titre était Whatever you want. J'ai vite acheté le titre sur iTunes, histoire de bien apprécier. Peu après, j'ai acheté Warm Strangers (2004), son deuxième album. Que j'ai écouté en boucle (acheté en novembre, il a tourné une vingtaine de fois sur iPod et iTunes, et probablement autant sur mon autoradio (vu toute la musique que j'écoute, vingt fois en cinq mois, c'est plutôt beaucoup)).

En préparant mon voyage aux States, j'ai aussi regardé les dates de concerts d'artistes qui ne font pas (encore/assez) de tournées en Europe. Vienna Teng en fait partie (quoiqu'elle passe en Allemagne au printemps). Alors je me suis dit autant profiter de son concert dans le New Jersey. Je viens d'acheter ses deux autres albums sur iTunes: Waking Hour (2002) et Dreaming Through the Noise (2006), dont est extrait Whatever you want. Vu les dernières dates, j'espère qu'un quatrième album est prévu pour cette année 2008 !


Vienna Teng donc, est Américaine d'origine chinoise (un de ses titres est chanté en mandarin). Ses chansons font penser à celles de Katie Melua, très douces, parfois un peu moins riantes, mais avec de beaux textes portés par de très bons accompagnements, souvent au piano.

Mes titres favoris ? Bien sûr Whatever you want, mais aussi Harbor, Mission Street (ces deux sur Warm Strangers), City Hall, Recessionnal (sur Dreaming through the noise), Gravity, Between, Drought (sur Waking Hour)... Bref, une très grande partie de ses albums !

Pour en savoir plus ?
Vienna Teng sur Wikipedia (EN) (FR) - Site officiel



Sinon, depuis Les clés de l'orchestre de J.-F. Zygel sur la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak, j'ai déjà revu l'émission une fois et ré-écouté la symphonie deux fois... avec des frissons, devant un tel chef d'oeuvre. Bravo Antonin pour ces mondes que tu ouvres dans notre imagination !

par David Veldhuizen publié dans : Musique
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