La pasteure délivre un message que je trouve excellent et qui me touche beaucoup; elle explique que le texte (Jean 10 donc) est souvent source de divisions alors que Jésus rassemble, il connaît chacun par son nom et propose un abri pour ses brebis. Pas la division, l'union. Tout de suite. A l'appui, un extrait d'une lettre de Martin Luther King "comprenez notre impatience pour l'égalité". Un abri, une protection. Suit une évocation de la guerre en Irak, dont l'aspect protecteur est "au mieux, discutable". Enfin, la prédication cite le devoir de solidarité de l'église et de la communauté locale, comme d'accueillir les SDF. Comme je disais, j'ai trouvé ce message très juste; il m'a beaucoup apporté.
La liturgie se poursuit, impeccablement organisée (je dis ça parce que ce n'est pas évident), on peut vraiment se concentrer sur les textes et les prières. Celle d'intercession est également très belle. Symbole des apôtres, Notre Père, tout y est, seule la langue change ! Je m'en doutais, mais me voilà vraiment rassuré: aux Etats-Unis, il y a des protestants "très sages" (ce point de vue est éminemment subjectif, bien entendu) comme en France !
A la sortie, accueil très chaleureux par la communauté. Là aussi, comme en France, ceux qui le peuvent se retrouvent autour d'un café. Mais les "touristes" ont aussi droit à la visite du "complexe". D'architecture gothique mais bâtie en 1914 (après une première église inaugurée et détruite le même jour, celui du grand incendie de Chicago), d'après des modèles européens, l'église s'est agrandie dans le bloc: salle paroissiale, chapelles (une inspirée d'une chapelle de Calvin à Genève), etc. Mais les bâtiments restent très "bas" comparés aux skyscrapers tout autour (dont le John Hancock, comme je disais). La visite est extrêmement sympathique, nous sommes une demi-douzaine à profiter des explications de la guide.
Cette fin de matinée sera un des temps forts de mon séjour chicago-ien.
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