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Ca y est, la France est qualifiée, sans panache, pour les huitièmes de finale... Comme pour la rubrique « chronique », la rubrique « revue de presse » commençait à vieillir sans mises à jour… J’ai pourtant accumulé les coups de Stabilo sur les articles du Monde, et comme le temps a passé, les articles ne sont plus en accès libre ; je vais donc mettre quelques extraits. Les remarques sur l’actu sont par ordre chronologique, donc on risque de passer du coq à l’âne pour revenir ensuite au coq… (Le coq étant… Ségolène !)
« Sorti au Maroc le 10 mai, le film pulvérise tous les records. Au Megarama de Casablanca, les deux salles ne désemplissent pas et on compte 14 500 entrées le week-end. Le public, jeune, est majoritairement féminin. Il vibre, rit, et applaudit tout au long du film. A la sortie, un seul mot : « génial ! ». Sans la polémique qui a entouré sa diffusion au Maroc, le film aurait-il connu pareil succès ? Pas sûr. Il porte sur la jeunesse dorée de Casablanca, autrement dit sur une fraction infinitésimale de la population marocaine. […] « Ce film, c’est nous ! Il dit ce que nous vivons. » affirment en chœur la quasi-totalité des jeunes. […] Marock est vu comme un idéal à atteindre. Et tant pis si son univers est avant tout matérialiste. […] Alors que le public se précipite dans les salles pour se faire une opinion, Marock est aujourd’hui brandi par deux camps de plus en plus ouvertement opposés : les islamistes, pour qui ce film est synonyme de dépravation. Et les partisans de la laïcité, pour qui il est devenu l’emblème de la liberté. »
Ca complète mon post sur le film, où je parlais de controverse, mais sans donner de détails… Voilà qui est fait ;)
Le Monde, 28-29 mai, Le PS cherche à élaborer un projet européen pour oublier les divisions du référendum
« Ce rabibochage a un prix. M. Fabius, chef de file du non, n’a pas tiré les bénéfices escomptés du référendum. Il n’est pas parvenu à fédérer plus largement autour de lui, et il reste le mauvais élève des sondages. « Il y a eu d’autres non, ensuite, comme le refus du CPE. La demande sociale s’est exprimée différemment, à plusieurs reprises. Et aucune personne ne peut ramasser la somme des non », analyse M. Hamon. C’est vrai aussi pour le reste de la gauche, du PCF à la LCR, qui n’a pas su transformer la dynamique de la campagne référendaire. »
Deux remarques : (1) bien fait pour Fabius et l’extrême gauche (une remarque puérile mais qui soulage !) ; (2) le refus des projets ne pourrait-il pas être un refus des partis ? quand ces derniers s’en rendront-ils enfin compte ?
Le Monde, 28-29 mai, Jean-François Mattei : « La Croix-Rouge n’a pas vocation à être un cache-misère »
« Question : Comment expliquer que des structures soient en difficulté budgétaire alors que la Croix-Rouge a reçu quelque 110 millions d’euros lors du tsunami en Asie du Sud-Est ? Réponse : Actuellement, nous avons une insuffisance de financement de 8 millions d’euros par an. Les neuf dixièmes des dons pour les victimes du tsunami ont été dépensés ou engagés. Lorsque l’argent a été donné pour une cause, vous devez le dépenser pour cette cause, il n’est pas possible de déroger à cette règle. »
Très bonne question, mais combien de mensonges (habillés de la vertu) dans la réponse ? La politique actuelle de la Croix-Rouge (fermeture de trois centres de santé en Seine-Saint-Denis) me décourage de tout don à cette structure pour un bon moment… Et puis caser l’excellent ministre de la canicule à ce poste, c’est encore un exemple d’un système politique exécrable.
(Pas d’extrait, car c’est un dossier spécial qui est consacré à la question)
Où le patriotisme économique est décrié… Encore et encore, l’élite (notamment médiatique) française critique chez son voisin ce qu’elle accepte chez elle.
Sur le polychronisme (fait de mener plusieurs activités simultanément) dû aux NTICs, ou comment en tapant ce post, j’écoute de la musique et, si ma Freebox était arrivée, je serais sur MSN et jetterais un coup d’œil à ma boîte mail. L’instantanéité, un danger pour la concentration et pour le repos (car on est « toujours » joignable) ? La question mérite d’être posée, même si je suis justement en « manque » de ce sentiment grisant d’être en lien avec plein de monde au même moment !
« Au fond, le PS estime que l’état [économique] de la France n’est pas si mauvais. Le projet dit « son ambition sociale, démocratique et écologique ». Le mot « économique » n’y figure pas. Sa seule stratégie en la matière consiste à « nationaliser de façon temporaire » les firmes en pertes et à mettre le paquet sur la recherche. Ce diagnostic est dangereusement optimiste et ignorant de l’âpreté de la concurrence mondiale. Mme Royal propose une « reprise en main lourde » des banlieues. Pour l’économie, le même remède serait nécessaire pour redresser des « fondamentaux » en voie de dégradation rapide. »
Pour la énième fois, merci Eric Le Boucher pour votre analyse. L’aberration de la situation, le populisme du PS qui promet en étant sûr de ne pas pouvoir réaliser 10% des mêmes promesses… Je ne voterais décidément pas PS !
« « Si Ségolène voulait retirer l’image, ou en tous cas le procès d’intention que l’on fait à la gauche d’être un peu laxiste sur la sécurité, elle a réussi ! » s’amuse [Pierre Mauroy]. »
Oui, sortir de la langue de bois et du dogme, ça a du bon. La fermeté aussi, parfois. Ségolène symbolise une fraîcheur de langage… dommage que ce ne soit qu’une façade.
Elle marque aussi un point en disant « Depuis quand l’uniforme des militaires, des gendarmes et de pompiers ne serait pas socialiste ? »
Dans le même sens, l’article suivant du même numéro (A Evry, Manuel Valls, PS, a fait de la sécurité une priorité) : « « Si la gauche n’est pas claire sur la question de la sécurité, on ne sera pas crédible sur le reste » souligne [Manuel Valls]. » Comme quoi des soupçons de bon sens sont discernables chez quelques socialistes. Rien n’est perdu ?
Voir mon commentaire plus haut sur le patriotisme économique…
Si Ségolène arrive à débarrasser le PS et la France de éléphants mentionnés (Fabius, DSK, Lang, et les autres comme Mauroy, Aubry, etc.) elle aura rendu un immense service au pays… Mais est-on sûr qu’elle n’est pas elle-même un éléphant (déguisé en gazelle) ? Le doute persiste.
Le Monde, 6 juin, Daniel Cohn-Bendit : « Ségolène Royal est la seule capable de gagner face à Sarkozy »
« Réponse : C’est la seule capable de gagner face à Sarkozy, mais je ne la soutiens pas à n’importe quelles conditions. Il faut prendre au bond ce qu’elle a dit pour en faire débat. La société française meurt d’absence de débat. Les Verts sont incapables de fédérer la mouvance écologiste ; la gauche de la gauche est incapable de se fédérer. Le PS va adopter un projet insipide, où l’on dit tout et son contraire. »
Parce que seules les Maisons d’arrêts (où l’on met prévenus « potentiellement innocents » et condamnés à de courtes peines) sont dans des conditions indignes de l’idéal français, et que les Centrales (pour les condamnés à de longues peines comme celle de Poissy) sont des prisons où les conditions de détention sont très raisonnables… et qu’il faut le savoir ! Normalement, d’ici huit jours, je vous en dirais plus sur le sujet (d’ici là suspense, faut bien fidéliser les lecteurs du blog !).
Le projet m’a l’air de mauvais goût. Je signe la pétition… Et vous ?
Quand on parle de fin de langue de bois… La France est tellement bien portante que sans provocation, on ne peut débattre. Heureusement (?!), les provocations se multiplient. En attendant, certaines des idées de M. Pitte me semblent pleines de bon sens. D’autres sont à nuancer, voire à jeter. Mais comme Ségo et Sarko, déjà on pose les bonnes questions. La France ira mieux quand elle réussira à s’unir derrière des réponses à ces questions…
Comme vous le savez sans doute, le régime "ben alien" a encore fait parler de lui…
En solidarité avec les défenseurs des droits humains tunisiens, différentes associations marocaine se sont données rendez-vous à 17h, en face de l'Ambassade de Tunisie à Rabat (Maroc) pour manifester leur solidarité, leur mécontentement et pour dénoncer les violations des droits humains en Tunisie…
On était une trentaine peut-être avec des banderoles et quelques pancartes, à scander quelques slogans, à frapper dans ses mains... on ne bloquait pas la route (on n'en a pas eu le temps aussi!)…
Tout de suite, la police a arraché la banderole et les pancartes en bousculant tout le monde… On ne faisait rien de mal, c'est un droit de manifester pacifiquement au Maroc, non? … et puis ils ont commencé à pousser tout le monde, à faire tomber les gens, certains se sont fait mal, à taper avec leur matraque… des discussions houleuses se sont engagées avec les "forces de l'ordre" alors, on résistait, on ne bougeait pas.
Et le plus drôle, ou le plus lâche peut-être, c'est qu'avec une amie, Chloé, étudiante française, on s'est mis devant et ils n'osaient pas nous pousser… on avait l'avantage d'être françaises…et on a fait barrage! Un petit moment… Jusqu'à ce qu'ils nous poussent dans les buissons…
A un moment, j'ai demandé aux policiers pourquoi ils faisaient ça, qu'est-ce qu'ils cherchaient, à nous faire mal? La seule réponse que j'ai eu c'est : "madame, svp, on a des ordres"… des ordres qui empêchent de réfléchir, des ordres de frapper tous les manifestants… C'est injuste… et on ne s'attaquait pas au royaume, alors imaginez! Ensuite, ils ont arraché un appareil photo numérique d'une journaliste et à la fin quand elle leur a demandé de le lui rendre, ils ont dit "non, c'est pas nous, on ne l'a pas pris"!... alors on a commencé à crier, et là comme par hasard ils lui ont rendu… mais ils ont effacé les photos… Quel courage d'assumer ses actes…
Voilà, ce n'est pas un article, ni une grande réflexion, je relate simplement les faits d'hier [mercredi], à chaud… désolée pour peut-être le manque de cohérence et de structure... mais il faut faire savoir, diffuser l'information… si on en doutait, voilà la preuve qu'au Maroc, on ne peut pas tout dire, même sur des sujets qui ne figurent pas de l'autre côté de la ligne rouge royale…
A nos plumes…journalistes, militants, citoyens...
Le titre est ambigu… ou plutôt à deux lectures (que je partage autant) : douze mois c’est encore très long, et peu importe le Premier ministre. Chirac est un frein au progrès, même une « marche arrière » en ce qui concerne mes sources habituelles d’espoir, comme l’Union européenne ou/et une réforme du système politique national en vue de l’intérêt public plutôt que la survie de l’un ou de l’autre. Douze mois, c’est aussi très court pour voir émerger une offre politique qui soit susceptible de remporter mon adhésion. J’ai déjà eu l’occasion dans ce blog de parler de mon désarroi face à la situation actuelle (voir le début de la rubrique « actualités » par exemple). Mais le désarroi demeure, je parlerai même de désespoir sur le sujet. Je vais refaire la liste des « sorties de désespoir à court terme (c’est-à-dire d’ici un an / un an et demi) » apparentes et montrer en quoi elles ne me conviennent pas. Si quelqu’un en voit n’en serait-ce qu’une autre, je l’accueillerais volontiers !
Comme ceux qui me connaissent (et/ou les lecteurs de ce blog) le savent, je n’ai pas tendance à penser d’abord à la radicalité. Donc examinons pour commencer les offres politiques « dans le système ».
« Il n’a pas l’air content du gouvernement actuel, semble-t-il… Le PS pourrait l’intéresser. » Non. D’abord le PS n’est pas clair. Est-il social-libéral ou anti-libéral ? (L’importance de courants « anti-libéraux » au PS suffit à le disqualifier à mes yeux). A-t-il tiré les leçons de 2002, renouvelé son personnel, son discours ? Non. Il est ultra-déchiré, arrogant, refuse tout compromis vers une alliance soit avec le centre, soit avec une gauche plus à gauche qui devrait avoir le monopole de l’anti-libéralisme. Ségolène Royal ? Oui, c’est une femme, ce qui change. C’est une énarque, sans idées neuves, exemple-type de socialiste qui n’assume pas le social-libéralisme (cf. ses propos sur le blairisme)… ce qui ne change donc pas ! DSK, Lang, Fabius, Emmanuelli (j’en oublie sûrement) me dégoûtent. Jospin m’indignerait s’il était candidat. Hollande me ferait rire. Exit donc le PS.
Les Verts ? Divisés et sans véritable tête. Le PRG ? J’avais voté Taubira en 2002 (une femme, originaire des DOM-TOM qu’on oublie trop, avec un programme sympa). Ayant, moi, tiré les leçons de 2002, et même si je souffre de ne pas choisir ce qui est le plus proche de moi, je ne veux pas réitérer la dispersion des votes. Quoique, si le PRG présente à nouveau Taubira, j’hésiterais peut-être. Le PCF, ou au moins Marie-Georges Buffet, suscite mon admiration dans sa réflexion « un candidat PCF est-il pertinent avec le risque de dispersion des votes ? ». Mon admiration sur le plan moral, mais je diffère trop sur les questions économiques pour voter un jour PCF.
La barre plus à droite donc. Voici l’UDF, dont je suis le moins éloigné (cf. le Politest) mais dont le candidat m’atterre bien plus souvent qu’il ne le faudrait. Les deux conférences de François Bayrou à l’IEP m’ont montré un homme absolument pas à la hauteur et multipliant les bourdes. Certes, il censure l’UMP et dénonce trente ans de système, mais il a été très impliqué dans ce système… Le refus du PS de lui tendre la main montre aussi qu’une « grande coalition », qu’une « union nationale » n’est pas envisageable…
L’UMP ? J’exclus de Villepin d’office, sa gestion des crises est tout simplement lamentable et le fait qu’il n’ait jamais été élu ne le rend (curieusement ?) pas plus sensible à l’intérêt général. Sarkozy ? Je dois avouer que j’ai été parfois tenté. Au moins il pose les bonnes questions, celles qui fâchent. Mais les réponses qu’il propose sont loin de me plaire. Par exemple sur l’immigration : au lieu de simplifier les procédures, il introduit encore plus d’arbitraire… Dommage ! La discrimination positive ? Aussi une bonne idée, mais… que pour les autres (Sarkozy laisserait-il sa place de candidat à une jeune femme issue de l’immigration, anciennement scolarisée dans les ZEP, par exemple ?) !
Donc des insatisfactions qui me semblent irréductibles d’ici douze mois en ce qui concerne les partis « respectables ». Me réfugier dans le vote-sanction ? Malgré ma colère je n’envisage pas de voter contre ma liberté menacée soit par l’extrême droite (y compris de Villiers bien entendu) soit par l’extrême gauche.
L’abstention me répugne. J’ai une conviction très profonde que le vote est un droit, mais aussi un devoir. Encore plus si on veut « changer » les choses. Ou les critiquer. Je ne me sens pas légitime pour critiquer des mesures (qui me concernent) prises par des dirigeants dont le statut de « dirigeant » dépend de tous donc de moi. Or comme je tiens à ma liberté d’expression, je dois –moralement- voter. Qui sait si un régime extrémiste arrivait un jour au pouvoir car des citoyens comme moi se refusent à voter ? On n’en est à mon avis pas si éloigné, surtout avec mon diagnostic actuel de la situation. Dès 2007 ? Ce serait un cauchemar… pas aussi impossible que cela…
Dans la même veine « je suis concerné par ce que font les dirigeants, donc je participe », pourquoi « ne pas participer pour être dirigeant ? ». Parce que les partis actuels sont des étiquettes (on en a parlé…), des machines à produire des discours stéréotypés, où les jeunes ne sont pas vraiment pris en compte car seule la reconduite des élites du parti est prioritaire… Parce que créer son propre parti est irréaliste par les moyens nécessités et aussi parce que cela encourage à nouveau la dispersion des votes. Parce que dans tous les cas cela suppose devoir se battre contre les « éléphants » (pas seulement PS) et qu’on ne peut qu’y perdre (son honnêteté, son éthique, sa liberté de pensée…).
Donc que faire ? J’avais commencé à rédiger ce post samedi, et depuis j’ai été au culte, où, à partir des premiers passages du livre de Job et d’autres extraits, on m’a rappelé que Dieu n’abandonne jamais sa Création, que tout concourt au bien de Dieu, et (clin d’œil au film Secrets de Famille) que les voies du Seigneur sont impénétrables. En sortant du temple, je tombe sur une plaquette de présentation de l’Eglise réformée de France, avec une rubrique « Témoigner, s’engager », qui commence par « politique : c’est l’affaire de tous. L’accueil de l’autre, de l’étranger, est fondateur du lien social ». J’approuve à 100%, et après le bilan détaillé ci-dessus, j’en suis arrivé à « Aujourd’hui, la situation est bloquée. Dans 12 mois pourtant, le monde devrait continuer à tourner (Inch Allah ! diraient nos frères musulmans). Une solution à mon problème aura été trouvée. Je ne la connais pas pour le moment. Mais j’ai confiance. Non pas en les hommes mais là-haut… »
Ce post aura également servi d’exemple de « ce que la religion peut apporter ». Ce n’était pas prévu. Démonstration donc que l’imprévu peut survenir !
PS : Je devais à l’origine faire quelques commentaires sur « la République des Idées » et le dossier spécial qu’y consacre Le Monde du 20 mai… Ce sera pour une prochaine fois !

La Sejm (chambre basse du Parlement polonais)"We are fully aware of the reputation of Mr. Lepper in Poland and abroad," the government spokesman, Konrad Ciesiolkiewicz, said Thursday. "But at the same time, we know the experience different countries have had with populist parties that entered governments, and the experience shows that when a populist party entered the government, it usually changed its positions."

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