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Dimanche 4 mai 2008
Ce samedi, je devais, comme à Chicago, changer d'auberge pour la nuit (allez savoir pourquoi, les week-ends sont presque toujours pleins, même à l'avance, dans le réseau FUAJ - Hostelling International). La semaine dernière, j'avais pris mes précautions. Un autre hôtel, type AJ, à 50 mètres de Central Park, et quelques blocs de la première auberge, ça semblait aller. Je réserve pour un lit dans un dortoir masculin de 8 lits, paie et reçoit une confirmation. Jusque là, tout va bien.

Ce soir, après une balade dans Greenwich Village, j'arrive à 18h30. Une file d'attente assez importante est déjà formée devant la réception. Le personnel (de une à quatre personnes en fonction des moments) n'est pas stressé. Du tout. Lors de mon premier passage au comptoir, j'apprends qu'ils ont changé de logiciel depuis la semaine dernière... et qu'apparemment ma résa n'a pas été transférée ! On me dit d'attendre et de revenir. Je me remets rapidement dans la file, cette fois-ci pour plus longtemps. Je ne suis pas le seul à avoir des problèmes de résa. Mais comme j'ai payé, ma résa n'a pas été annulée, ils vont tout faire (à leur rythme, cependant) pour que j'ai satisfaction. Ce sera un lit dans un dortoir féminin (devenu mixte) de 12 lits. Je vous laisse deviner à quelle heure j'ai eu la clé...

Ah, au fait, si vous voulez éviter cet hôtel, il s'agit de Jazz on the Park.
par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Samedi 3 mai 2008
Vendredi, 15h30. Deuxième visite guidée thématique au Met.
Titre: Impressionism and Post-impressionism
Descriptif: "An exploration of the 19th-century French Impressionnists and Postimpressionists focusing on the artistys' stylistic innovations and the social milieu in which they worked"
Nous sommes une petite dizaine au début, d'autres nous rejoignent en cours de route. Des salles entières des plus grands noms... Degas (4 salles), Manet, Monet, Renoir (deux salles), Cézanne, Van Gogh, Gauguin, Matisse, Picasso...

Après la visite, passionnante, je refais le tour des salles. Mes favoris sont Degas, Monet, Cézanne, Van Gogh et Gauguin (mon père avait visité l'exposition Van Gogh Gauguin (aux Pays-Bas il me semble, il y a quelques années), dont le catalogue, magnifique, m'a beaucoup plu). Je parcoure aussi les autres salles de peintures du 19ème siècle (Ingres, Delacroix, Corot, Courbet, Pissarro) avant de changer de département, et de rejoindre Modern Art... dont je vous ai donné quelques impressions ici.

Comme pour la première visite guidée, un petit diaporama... Pour y accéder, cliquez ici ou sur l'image.


par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Samedi 3 mai 2008
Vendredi 2, 12h30. Visite guidée "Old Master Paintings". Une quinzaine de visiteurs individuels suivent la guide à la voix assez basse...
Descriptif de la visite: "A chronological overview of the Museum's distinguished collection of European paintings from the 13th through the 18th century". En une heure, c'est aller vite... mais on a le temps de parler des techniques, des thématiques, et on voit des chefs d'oeuvres, certains peu connus, d'autres beaucoup plus: on finit avec Rubens, Rembrandt...

Comme Over-Blog est un peu contraignant pour les séries de photos, je vous ai fait un diaporama*... Comme ça le problème est résolu ! Vous y verrez la douzaine d'oeuvres qui ont été commentées pendant cette visite. Bon, la qualité des photos (prises avec du public un peu partout et pas beaucoup de temps) et la compression pour diffusion sur Internet gâchent tout, mais comme ça vous devrez aller à New York pour voir les vrais, c'est tellement mieux !

* EDIT: Grrr, Dailymotion ne veut pas mon diaporama... Bon, cliquez ici ou sur l'image, j'espère que ça marchera (vous avez besoin d'un logiciel comme Quicktime pour lire le fichier)


par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Samedi 3 mai 2008
Le Metropolitan Museum of Art, ou Met, est un des musées les plus célèbres du monde, du style du Louvre ou du British Museum. A Chicago, Philadelphie et Washington DC, j'avais évité les "Louvre" locaux pour ne pas saturer avant les meilleurs, ceux de New York (le Met, donc, et je prévois aussi d'aller voir le Museum of Modern Art, ou MoMA).

La météo faisant bien les choses, c'est sous un ciel très couvert que je me rends au Met, de l'autre côté de Central Park, par rapport à l'auberge de jeunesse. J'avais mis des priorités dans les départements à visiter. En arrivant, pas de longue file d'attente (ça me change), un contrôle de sécurité minimaliste... pas d'attente non plus à la billetterie, il n'y a pas à dire, malgré l'affluence, c'est déjà un succès d'organisation ! Je prends le programme du jour... et y repère deux visites guidées (gratuites, c'est encore mieux) pour mes priorités... A savoir les "Old Master Paintings" (deuxième billet sur le Met), et "Impressionism and Post-impressionism" (troisième billet).

En attendant, je parcoure le département "Arms and Armor", très riche (même si j'avais déjà vu pas mal d'armures, certes moins nombreuses et moins rares, au Musée de Celje, en Slovénie, il y a deux ans). S'y trouvent de rarissimes armures de samouraïs, mais aussi de soldats tibétains. Je traverse ensuite une partie du département "European Decorative Arts": ils ont tout bonnement déplacé et reconstitué des intérieurs de palais européens ! Exceptionnel. Le "Medieval Art" ensuite, peu exotique car là aussi très européen, mais avec des chefs-d'oeuvre (de très belles scuptures en ivoire, inouïes de précision).

Entre les deux visites guidées, pause à la Cafeteria, là aussi un modèle d'efficacité (bon c'est un peu cher, mais en France ils seraient encore pire à profiter de la situation).

A la fin de la deuxième visite guidée, et après avoir refait le parcours de la visite (cette fois-ci à mon rythme et en voyant les autres tableaux des salles traversées), je m'aventure dans les galeries des peintures plus récentes. Avant d'arriver dans le département "Modern Art". Où je n'ai plus de batterie d'appareil photo... alors que j'aime beaucoup de ce que je vois. Des noms, vous voulez des noms ? Accrochez-vous. Vous êtes prêts ? Parmi les mondialement connus: Jackson Pollock, Roy Lichtenstein, Andy Warhol (des "Jackies" et "Mao"), Yves Klein (je sais enfin à quoi ressemble le "Yves Klein Blue"), Picasso, Modigliani, Miro, Norman Rockwell... Côté scuptures, Norman Shapiro, Brancusi, Giacometti, le plus ancien Degas... Et ceux que je ne connaissais pas mais ai beaucoup apprécié: Clyfford Still, Robert Motherwell, Morris Louis, Elfsworth Kelly, Cy Trombly (je n'arrive pas à me relire, c'est peut-être pas tout-à-fait ça), Stephen Hannock, Stuart Davis... Il ne s'agit évidemment que d'une visite "rapide" du département... Si le MoMA est aussi riche, voire plus, ça va être trop... Car forcément on est frustré d'être fatigué (bon, au bout de 5 heures de musée, c'est normal), et de ne passer que quelques dizaines de minutes où l'on pourrait passer une journée (ou plus). D'ailleurs si je peux, j'y retournerais.

L'agencement du musée est formidable. A chaque collection, un style de salle. Style cathédrale dans le médiéval, style renaissance pour les peintures de la même époque, salles reconstituées pour la décoration intérieure, très grands espaces blancs pour le moderne... Je n'ai pas visité les antiquités (égyptiennes, grecques, romaines), l'art asiatique, africain, océanien... Bref, très loin d'avoir tout vu, mais j'ai eu un bon aperçu de ce qui m'intéressait le plus.

Quelques photos non liées aux visites guidées: des armures (!); une chambre d'un palais vénitien; une salle pour les scuptures (majestueuse).




par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Samedi 3 mai 2008
Jeudi après-midi, après les clichés à la Statue de la Liberté, direction Ellis Island, juste à côté de Liberty Island. C'est par cette île, spécialement aménagée à cet effet, qu'ont transité des millions d'immigrés qui souhaitaient entrer aux Etats-Unis. Les années les plus denses ont été entre 1880 et 1924 (des lois plus strictes sont alors promulguées pour "endiguer" les flux); dans les années 1960, l'île sera abandonnée (comme l'ESP à Philly), avant d'être rénovée et transformée en lieu de mémoire. Ces images d'immigrés sont extrêmement familières, notamment en films (le voyage interrompu des passagers du Titanic, les immigrés italiens de Golden Door, mais aussi le scorsesien Gangs of New York, ou West Side Story, et j'en oublie des dizaines).

L'audio-guide était recommandé par le Guide du Routard. A juste titre. Il est passionnant. Alternant explications de la collection et témoignages d'immigrés passés par Ellis Island, il est très complet et très humain (sans tomber dans l'émotion).

Le lien vers le site officiel... et quelques photos du musée:
  • des piles de valises, à l'arrivée;
  • la registry room, où avaient lieu examens médicaux sommaires et appels des inscrits (la plus grande salle que nombre d'immigrés, d'origine rurale, aient jamais vue);
  • le dortoir dans l'attente d'autres membres de la famille ou d'examens complémentaires (ce n'est pas le grand luxe);
  • et la maquette de l'île à ses "heures de gloire" (l'entre-deux siècles donc), après de multiples agrandissements depuis l'origine.




par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Vendredi 2 mai 2008
De retour à New York depuis mercredi soir. Ca fait plaisir de reconnaître les lieux, de ne pas se perdre après le trajet en train.

La semaine dernière, j'avais réservé mon ticket pour le ferry et la visite de la Statue de la Liberté. Je ne savais pas si ce jeudi 1er mai (qui n'est pas férié aux Etats-Unis, leur fête du travail étant le 1er septembre) serait un bon jour pour ça, mais c'était en dehors du week-end. J'espérais donc une affluence limitée. Le soleil m'a fait une agréable suprise. Après un certain nombre de files d'attente (pour retirer le ticket, puis pour le portique de sécurité n°1, puis pour le ferry), me voilà sur le ferry.


usa-20080501
envoyé par davveld

Sur Liberty Island, je fonce vers la Statue. C'est-à-dire que je dois mettre mon sac en consigne, rejoindre une nouvelle file d'attente, passer un nouveau portique de sécurité (avec un appareil qui souffle sur les gens, très curieux), et enfin entrer dans le piédestal. L'exposition permet de me rappeler que ce n'est pas Eiffel (enfin, pas tout seul) qui a construit la Statue. C'était un autre Français, Bartholdi. Et c'est une vraie histoire de partenariat entre les deux pays, que ce soit pour la levée des fonds que pour les symboles véhiculés. Bon, je ne vais pas vous faire de cours, pour en savoir plus, il y a le site officiel.

Et comme c'est l'endroit idéal pour cela, je fais plein de "photos carte postale", des "clichés" dans tous les sens du terme. En voici quelques-uns. Le ferry m'emmènera ensuite à Ellis Island et son musée de l'immigration (voir mon prochain billet).






par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Vendredi 2 mai 2008
Mercredi 30
AMC Georgetown 14, Washington DC

THE FORBIDDEN KINGDOM
De R. Minkoff (USA, 2008)


SITE OFFICIEL
(pas encore sorti en France, donc pas dans Télérama)

Mon appréciation: 4/10

Bon, je voulais aller au cinéma (j'y suis accro, un peu comme Internet). Les titres n'étant pas très évocateurs, la bande-annonce de ce film semblait annoncer de belles images, du spectacle.

Elle n'annonçait pas de scénario exceptionnel, et c'est normal. C'est l'histoire d'un ado américain passionné de kung fu qui se retrouve en possession d'un bâton (il y a sûrement un terme technique au kung fu pour désigner ce truc mais j'ai la flemme de chercher). Et qui se retrouve téléporté dans un autre monde, asiatique fantastique, investi de la mission de redonner ce bâton à un roi-singe mystérieusement statufié (bon, pas besoin de chercher loin l'inspiration), à la barbe d'un très méchant Warlord, mais avec l'aide de deux maîtres de kung-fu, l'un aviné, l'autre plus ou moins moine, et d'une ravissante orpheline en quête de vengeance. Inutile d'en dire plus, vous avez tout ce qu'il faut pour connaître les différentes étapes du film, et son dénouement.

Tout est invraisemblable. Les ennemis qui ne meurent jamais, les ongles manucurés de toutes les combattantes femmes, les effets spéciaux, les images de synthèse... Etant complètement inculte en arts martiaux, je suis incapable d'apprécier la crédibilité des scènes de kung fu. Il y a donc du spectacle (très moyen), comme prévu. Mais c'est le seul "mérite" du film ! Le tandem Jet Li, Jackie Chan ne sauve pas les meubles.

Parmi mon lectorat, je trouverais sûrement quelqu'un pour me dire que ce film hollywoodien n'est qu'une pâle copie d'un superbe texte et/ou film asiatique, comme très souvent. Je veux bien le croire !
par David Veldhuizen publié dans : Cinéma
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Vendredi 2 mai 2008
Mercredi matin, Sophie (qui m'a hébergé pendant mon séjour dans la capitale fédérale) devait assister, dans le cadre de son travail, à une audition de scientifiques et responsables de la NNSA (National Nuclear Security Administration, lien vers le site) devant la sous-commission Energie du Sénat, à propos de non-prolifération nucléaire. Ces audiences étant publiques (il paraît qu'en France, on ne peut assister aux travaux des commissions parlementaires... si c'est vrai, c'est bien dommage), j'y ai aussi assisté. Les travaux des "sub-committees" ont lieu dans un bâtiment annexe au Capitole, il faut passer un portique de sécurité (je ne les compte plus), et nous voilà dans la salle. Quatre sénateurs et leurs assistants écoutent les intervenants et leur posent des questions (rien de bien surprenant jusque là).

Le sujet et les argumentaires étaient passionnants. Parce que les Etats-Unis (s'affirment) sont leaders dans les efforts de non-prolifération nucléaire. Pour protéger leur population, certes. Mais nous aussi, nous en bénéficions.
La NNSA se félicitait du travail accompli depuis 1992 pour la sécurisation de l'arsenal de l'ex-Union Soviétique. La Russie, considérée comme très riche avec ses ressources énergétiques (en fait l'argent est dans les entreprises en question, pas au Kremlin), pourrait être, selon ces intervenants, plus associée aux efforts (en particulier financiers) pour achever ce travail.
Les sénateurs sont très inquiets des situations nord-coréennes ("que pouvons-nous leur offrir pour les convaincre de renoncer à leurs essais ?") et iraniennes (la majorité des participants étant pour un dialogue, même difficile, plutôt que le silence actuel).
Je découvre des sénateurs, des politiques donc, vraiment préoccupés de la sécurité collective. De l'intérêt général, en somme. Ca me change agréablement du spectacle politique français, même si je pense que ces mêmes parlementaires US sont parfois de moins bonne foi, par exemple en plénière.
De vraies questions, aptes à fournir des heures de discussion pour des cours de négociation et de relations internationales, sont posées. Par exemple le cas indien. Ils se sont tenus à l'écart des efforts de non-prolifération, ont mené leur propre programme, et les Etats-Unis (enfin, pour être précis, l'administration Bush Jr) signe un accord nucléaire avec l'Inde. Le signal envoyé n'est pas dissuasif pour les "rogue states": selon certains des sénateurs, cela encourage à mener un programme clandestin ou non-autorisé, puisqu'après, on peut rejoindre le concert des Nations...  Il s'agit ici de questions fondamentales.
Enfin, le thème de la recherche est abordé. Les restrictions des allocations budgétaires allouées aux laboratoires de recherche inquiètent au plus haut point scientifiques et politiques (la question est notamment soulevée par la sénatrice de Californie, où des centaines d'emplois dans ces laboratoires sont menacés).

* *
*

Après cette matinée très instructive et à porter au crédit de la "démocratie" états-unienne, direction l'ambassade de France. Un repas au restaurant de l'ambassade avec des "plus" (une sole meunière, ça fait plaisir, du poisson; et du fromage, bien sûr), et des "moins" (une discussion sur les serpents, scorpions et autres bestioles qu'on ne souhaite pas rencontrer). Ensuite, Animya (que je connais depuis mon mois de prépa au lycée Faidherbe, et qui a aussi fait Sciences Po Lille) fait son travail: elle (me) fait visiter l'ambassade, achevée dans les années 1980, la plus grande aux States après celle du Canada. Saviez-vous qu'il était prévu à l'origine d'aménager une piscine et des courts de tennis ? Le projet a été abandonné (j'en suis ravi; il s'agit d'une ambassade, pas d'un club de vacances !). On peut voir plusieurs maquettes du bâtiment, plusieurs tableaux, un mini-buste de De Gaulle...

Après cette visite, je me rends à la gare, pour mon premier trajet en Amtrak (la SNCF fédérale !). Le train est plutôt confortable, mais pas excessivement ponctuel. De retour à New York City pour huit jours !


par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Jeudi 1 mai 2008
Le Capitole, LE monument que je voulais visiter à Washington DC. Siège du Congrès (Chambre des Représentants et Sénat), c'est l'un des symboles des Etats-Unis. Mardi matin donc, j'ai retiré mon billet... pour une visite le même jour à midi. Après l'inévitable portique de sécurité (que j'ai passé dans TOUS les bâtiments visités, y compris le centre commercial du Old Post Office, et le bâtiment qui abrite l'office du tourisme - avec il est vrai l'administration des douanes et US-AID), nous voilà à quarante à suivre de près notre guide (il a dû rappeler plusieurs fois à l'ordre des gens qui s'éloignaient de plus de quelques mètres). Beaucoup d'autres groupes en même temps, surtout des Américains, qui sont ravis de voir, dans les collections de statues, celles qui concernent des personnalités de leur Etat respectif). La visite en elle-même n'est pas très intéressante... Dans la Rotonde (où des événements importants ont eu lieu, comme des prestations de serments), à noter la fresque au plafond.







Le lendemain, mercredi donc, je retournerais au Capitole. Plus exactement dans un bâtiment annexe. Pour un programme différent du "touriste de base". Mais ce sera l'objet du prochain billet.
par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Jeudi 1 mai 2008
J'approche ensuite la Maison Blanche, c'est-à-dire que je suis à moins de 500m du bâtiment quand il est temps de revenir au Capitole pour la visite, que je décrirais plus précisément dans le prochain billet. Dans l'après-midi, je repasserais près de la Maison-Blanche, cette fois de l'arrière, et la visibilité est meilleure ! A quelques pas, une statue en l'honneur de Taddeusz Kosciuszko (décidément...)





Un autre des musts de Washington est le cimetière d'Arlington, sur l'autre rive du Potomac, à côté du Pentagone. Y sont enterrés des milliers d'Américains morts pour la patrie. Première et deuxième guerres mondiales, guerres de Corée, du Vietnam... Le président assassiné, aussi (JF Kennedy). Et "le" soldat inconnu, auprès de qui défile un garde (il y a une relève, paraît-il impressionnante, mais j'arrive trop tard dans l'après-midi pour voir ces clowneries).




Ah ! J'allais oublier. Entre le Capitole et la Maison Blanche, j'ai aussi visité la Library of Congress (photo), avec notamment la première carte avec le mot "America" pour désigner le nouveau continent; et les National Archives (pas de photos), où sont exposés les vrais (pas comme à Philly) originaux des trois documents fondateurs: la Déclaration d'Indépendance, la Constitution, le Bill of Rights. Foule impressionnante aux Archives, mais ça se comprend !


Mais globalement, cette journée intense dans la capitale fédérale m'a épuisé (il faut parcourir des kilomètres à pied, et je n'ai pas réussi à comprendre le système de bus qui aurait pu économiser mes forces...) et j'ai été un peu déçu (par le Mall, par l'architecture, plutôt froide)... J'ai trouvé ce quartier pas vraiment "humain". D'autres sont sûrement plus sympathiques (Georgetown, par exemple).
par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Jeudi 1 mai 2008
Je suis arrivé lundi soir à Washington DC, après un trajet en Greyhound sans histoire (sauf qu'évidemment, il y avait une famille de Français et que je ne suis pas fan de croiser des groupes de touristes français quand je suis à l'étranger). J'y retrouve deux amies de Sciences Po Lille qui travaillent aujourd'hui à l'ambassade de France à Washington.

Mardi matin, j'arrive au Capitole avant 9h, heure du début de la distribution des billets. Heureusement, le temps d'avoir le mien, tous les billets pour les visites avant midi sont déjà partis ! En attendant, je parcoure une partie du Mall, ce grand espace entre le Capitole et le Lincoln Memorial, avec accès à la Maison Blanche. Je suis un peu déçu, je m'attendais à un espace central plus "parc" que "terrain vague". Il faut faire des kilomètres entre chaque "bloc", c'est vite fatigant. Les musées de la Smithsonian Institution jalonnent le trajet.




J'arrive au Old Post Office, qui, comme d'autres bâtiments historiques, a failli disparaître avant que quelques passionnés ne se mobilisent. Aujourd'hui, c'est un centre commercial, avec un panorama sur la ville, gratuit et beaucoup moins touristique que l'obélisque du Washington Monument.




Suite des "musts" très vite.
par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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Lundi 28 avril 2008
Suite du billet "pédagogique". Pour commencer, au hasard de mes marches dans Philadelphie, je suis arrivé à la prison fédérale de la ville. Comme à Chicago, elle est en plein coeur de la ville, avec des fenêtres-meurtrières (juste assez fines pour qu'une tête ne puisse pas passer, en fait). Ceux qui ont lu attentivement le billet précédent reconnaîtront le "modèle" new-yorkais.


Je mentionnais l'aspect "dissuasif" du pénitencier. Voici l'extérieur de l'Eastern State Penitentiary. Les murs ont plusieurs dizaines de centimètres d'épaisseur, les "ouvertures" visibles de la rue n'existent pas à l'intérieur.


Je ne l'avais pas signalé, mais l'architecture des bâtiments est celle d'une "rosace", ou plutôt d'ailes de bâtiments convergeant vers une partie centrale (comme une étoile, en fait), où l'on voit tous les couloirs. Dans une note plus "légère", vous admirerez ce style si vous jouez à Sim City 4, par exemple.


Bon, toujours sur le concept. Voici une maquette montrant l'arrivée d'un prisonnier, les yeux bandés: il entre par l'extérieur, et se trouve dans sa petite cour de promenade. Sur la gauche, sa cellule, qui n'a pas de porte sur le couloir, mais juste une ouverture pour les repas. A noter que toutes ces ouvertures ont ensuite été remplacées par des "vraies" portes-grilles, quand l'esprit d'origine n'était plus "tenable". Reconstitution d'une cellule "idéale".



Al Capone a séjourné quelques mois à l'ESP. Sa cellule était dans "Park Avenue", le quartier VIP. Il avait même la radio !


Ce qui reste de la chapelle...


Une photo d'un pénitencier sur le modèle new-yorkais.


Dans une des cellules, un artiste a reproduit une "cage" modèle Guantanamo. Bien sûr plus petite et un peu moins intimiste qu'une cellule-type de l'ESP... Mais les cages, ça date de l'Antiquité, donc cette fois-ci les Ricains n'ont pas été pionniers...


Et pour finir, quelques couloirs. Je n'ai pu m'empêcher de faire du noir et blanc pour renforcer le côté "ruinesque" de la prison.





Mes billets sur le même sujet:
- Le musée des prisons, en France (avec des cellules individuelles, des ouvertures tournées vers des images religieuses... où ça, une copie ?)
- Plainfield Correctionnal Center, une prison en exercice à Indianapolis (c'était le dimanche précédent... je vais devenir un habitué des prisons le dimanche !)
- Quelques lectures sur les prisons américaines

Pour en savoir encore plus:
- le site officiel de l'ESP (une vraie attraction touristique aujourd'hui, avec audioguides, gift shop, etc.)

PS: Probablement pas de billet avant mercredi ou jeudi, le temps pour vous de digérer les deux derniers jours (6 billets quand même), et pour moi de visiter Washington DC.
par David Veldhuizen publié dans : USA 2008
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