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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 21:44
Le liseur du 6h27, de Jean-Paul Didierlaurent

Bien loin de l'Île-de-France, il y a parfois quelques souvenirs qui sont ravivés; par exemple un bus aux couleurs de la RATP qui sort de l'usine locale, ou encore un auteur qui vient parler de son ouvrage solidement arrimé dans ce même univers des transports franciliens connu de plusieurs millions de personnes. Le liseur du 6h27, ou comment un employé, rouage d'une machine assez terrifiante (je ne vous dis pas laquelle, c'est le suspense du début du roman), insuffle un peu de littérature, de poésie, d'humanité dans des trajets de RER bien mornes. Guylain Vignolles, qui a bien quelques amis (un planton alexandrophile, un Italien mutilé du travail, un poisson rouge) pourrait être quasi invisible, sans son activité insolite de lecteur à haute voix dans le RER. Peu à peu, Guylain se retrouve malgré lui l'attraction d'un public de plus en plus enthousiaste. De l'enthousiasme naît l'audace, et, avec un petit coup de pouce de la chance, le quotidien prend rapidement davantage d'épaisseur, de chaleur.

Ce court roman a connu du succès, notamment parce qu'il appartient à ces "feel good books" qui ré-enchantent un quotidien identifié et commun à beaucoup de monde, parce qu'il manie habilement les contrastes entre les routines mécaniques, presque déshumanisantes, et les éclats de vie, de sourires, de poésie, qui rappellent qu'un rien peut changer beaucoup de choses. Il faut dire que cela marche ! Une recette efficace et sans prétention, pour passer un bon moment.

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Published by davveld - dans Livres
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