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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 22:07
Oblomov, d'Ivan Gontcharov

J'ai aperçu le livre, j'en ai lu la quatrième de couverture... et je me suis dépêché d'aller l'acheter ! Un classique russe dont je n'avais pas entendu parler (il semble qu'il manquait d'une bonne traduction française), qui traite de thèmes intemporels quand il s'agit de la Russie (un certain fatalisme, des propriétaires mauvais gestionnaires, etc.), et plus particulièrement d'une attitude qui ressemble un peu (mais pas complètement) à la procrastination moderne, ça m'a donné envie.

C'est un livre du dix-neuvième siècle, avec ses longues descriptions, non pas tant de paysages, de lieux, ou de structures techniques ou institutionnelles, mais plutôt d'états d'âmes. La préface propose une comparaison pour ces passages: "larges fleuves qui se prélassent paresseusement dans leurs lits confortables". Car il est question, dans ces presque 700 pages, d'Oblomov, âgé d'une trentaine d'année, qui vit à Saint-Pétersbourg avec son domestique des rentes (déclinantes) de son village rural dans lequel il ne revient jamais. Oh, parfois il y pense, bien sûr, mais c'est déjà trop d'agitation... Alors, entreprendre le voyage... Car oui, Oblomov se complaît dans une certaine paresse. Se lever est déjà un événement, sortir de chez lui relève donc de l'exploit. Des connaissances viennent le visiter, plus ou moins bien intentionnées.

Le livre est découpé en quatre parties. La première (un bon tiers du texte quand même) nous fait suivre Oblomov de son réveil (son lever sera plus tardif) jusqu'à la nuit clôturant une de ses journées ordinaires. A partir de la deuxième, Oblomov n'a plus le choix, il doit réagir face à des perturbations de son quotidien. Un déménagement, des rencontres, le chant de la jeune Olga, mais aussi les escroqueries de quelques proches entrent en conflit avec son penchant naturel.

Pour moi, difficile de m'identifier au héros tellement sa façon de remettre tout au lendemain est source évidente de complications (je suis un peu plus proche de Stolz, l'ami allemand d'Oblomov). Mais, entre naturalisme et romantisme, ce portrait d'une certaine Russie du milieu du dix-neuvième siècle a réussi à me captiver, notamment quand le rythme des événements s'accélère un peu. C'est une lecture qui porte, qui ouvre des horizons, oui, l'image du "large fleuve" est décidément appropriée !

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Published by davveld - dans Livres
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