Rechercher

Archives

20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 16:51

Budaï est un linguiste, de talent, qui maîtrise au moins les rudiments de près d'une trentaine de langues. Quand il prend l'avion pour Helsinki, où il est attendu pour un congrès de linguistique, il se trompe d'avion. Mais s'endormant pendant le vol, il ne se rend pas compte de son erreur. A l'atterrissage, il suit le flot des passagers et se retrouve dans un hôtel. Là, il obtient une chambre même si personne ne semble le comprendre, ni être en mesure de le renseigner. Après une première nuit, il veut tout faire pour reprendre son trajet. Mais l'hôtel fonctionne bizarrement. Et dans la ville, la foule est omniprésente, et personne ne comprend aucune des langues que Budaï connaît. D'ailleurs, l'écriture ne ressemble à rien de ce qu'il a déjà pu voir. Notre héros va tout essayer pour sortir de ce mauvais pas...

Perspective cauchemardesque, car absurde, que cette situation décrite par l'auteur hongrois Ferenc Karinthy en 1970. L'absence quasi-totale d'une quelconque notion de solidarité contribue à déstabiliser le lecteur attaché au héros, la présence oppressante d'une multitude se bousculant sans cesse crée une atmosphère d'agoraphobie... Le texte est à cet égard impressionnant. Il suppose néanmoins d'accepter (pas trop tard) que Budaï a basculé dans un univers parallèle, et "faire avec" ces pages aux dialogues extrêmement rares.

C'est donc un roman très original, une expérience de lecture assez marquante, qui peut enthousiasmer ou énerver. Je reste dans un sentiment plus mitigé, entre amusement et légère frustration...

Pour en savoir plus:

Epépé, de Ferenc Karinthy

Partager cet article

Repost 0
Published by davveld - dans Livres
commenter cet article

commentaires

En Savoir Plus

Catégories