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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 20:08

Cela faisait un moment que je n'avais pas assisté à un concert salle Pleyel. Ce mercredi, nouveauté, les places sont à l'arrière-scène, ce qui donne un point de vue décalé sur l'orchestre: on voit la tête du chef, mais pas celles des musiciens !

Au programme, dans une formation "orchestre à vents", une première pour l'Orchestre de Paris avec la Suite pour orchestre à vents d'après l'Opéra de Quat'sous, de Kurt Weill (1900-1950). De la musique de cabaret, évoquant les bas-fonds du quartier londonien de Soho au début du vingtième siècle, c'est vrai que cela change du répertoire "autorisé". Le résultat est réussi, parce qu'il y a du génie dans la musique méprisée. Bon, le premier basson en fait un peu trop pour attirer l'attention, et la présence d'un banjo ne semble pas toujours très utile ou pertinente, mais les évocations du jazz sont efficaces avec une telle formation instrumentale.

Deuxième pièce, un concerto pour violon en ré majeur, d'Erich Wolfgang Korngold (1897-1957, inconnu en ce qui me concerne). La partition soliste est à porter au crédit de Gil Shaham, excellent. J'en profite pour mentionner le chef de l'Orchestre de Paris pour ce concert, le jeune James Gaffigan (35 ans), lui aussi excellent. Le compositeur s'était fait connaître pour des musiques de films hollywoodiens dans les années 30 et 40. J'ai aimé, mais un peu moins que Weill, parce que je ne suis pas un très grand fan des concertos pour violon, indépendamment du talent des interprètes. Gil Shaham accordera un "bis", avec un court morceau de Bach, me semble-t-il.

Enfin, on nous propose 45 minutes d'extraits du ballet Cendrillon, de Serge Prokofiev (1891-1953). Alors bien sûr, sans danseurs et danseuses, il n'y a "que" la musique pour suivre l'intrigue (et le livret du concert). Le deuxième acte est annoncé comme celui des danses, j'ai du mal à les distinguer, ce que je regrette. Mais l'ensemble est évocateur, on est clairement dans l'univers du conte, pas très loin de Disney. Rien à redire sur l'interprétation, à la hauteur de la réputation de l'Orchestre de Paris. Le public, respectueux, écoute sans applaudissements intempestifs, ce qui contribue à la qualité acoustique de la soirée.

L'Orchestre de Paris interprète Weill, Korngold et Prokofiev

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Published by davveld - dans Musique
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