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Mercredi 4 juin 2008
Mardi 3 juin
Paris 19, MK2 Quai de Seine

LE DESHONNEUR DES CASQUES BLEUS
Documentaire de Raymonde Provencher (Canada, 2007)
dans le cadre des Mardis de Courrier International


En savoir plus ? Site producteur

Mon appréciation: 7/10

Le sujet n'est pas facile. Il est même dur, quasiment insoutenable. Alors que les Casques Bleus représentent dans l'imaginaire des victimes de conflit des "super-héros", ils se transforment parfois eux-mêmes en criminels. C'est cette trahison abjecte qui intéresse la réalisatrice.

Au Canada, on parle d'habitude de "l'honneur des Casques Bleus", avec de la fierté, car ce serait un Canadien qui aurait eu l'idée de cette force de maintien de la paix. D'où le titre, apprendra-t-on dans le débat avec la réalisatrice qui suivra la projection.

Donc les Casques Bleus. Ex-Yougoslavie, République démocratique du Congo (la plus importante mission de l'ONU depuis sa création, avec 20000 Casques bleus ; ce qui paraît beaucoup, mais est à rapporter à l'immensité du territoire, et par exemple au 120000 soldats US en Irak), et ailleurs. Certains des soldats commettent des viols sur les populations qu'ils sont censés protéger. Un des témoins interviewés a un point de vue discutable mais qui révèle l'incompréhension et l'horreur qu'inspirent ces exactions: "les Casques Bleus sont riches; ils pourraient se payer des prostituées; et ils s'en prennent à des adolescentes, de 12 à 16 ans...").

Multipliant les témoignages, essentiellement autour de la Mission de l'ONU au Congo (MONUC) autour de Goma, avec des victimes, des témoins, des enquêtrices québecoises mandatées pour tenter de poursuivre des Casques Bleus, avec les photos d'un soldat français (qui attend actuellement  son jugement) dignes de celles d'Abou Ghraib; le film est très documenté, très solide, très efficace dans sa mise en scène, et fait l'effet d'un coup de poing.

Le film et le débat posent des questions, sans qu'aucune réponse ne soit à elle seule satisfaisante:
- ne faudrait-il pas supprimer les Casques Bleus, si ceux-ci deviennent criminels ?
- comment transformer un militaire formé à tuer en Casque Bleu, voué à protéger des populations en situation de grande détresse ?
- comment s'assurer que les pays contributeurs aux contingents des Casques Bleus veillent à l'éthique des soldats (alors que pour certains pays du Sud, les Casques Bleus permettent de financer l'armée nationale) ?
- comment créer un système de justice efficace, c'est-à-dire qui prévienne les exactions par le caractère dissuasif et systématique de ces sanctions ? Et particulièrement dans le cas des Casques Bleus, qui dépendent quand même de chaque Etat contributeur ?
- comment faire pour répondre au besoin (naturel) de sexe des Casques Bleus -et de toute armée en général- (une question qui se pose depuis l'éternité) ?
- comment faire pour résoudre les conflits à l'origine de ces situations d'une complexité infinie, alors que les grandes puissances (Etats et firmes multinationales) ont tout intérêt à les entretenir ?
etc.
Bref, l'interrogation va de "comment faire un pansement qui n'aggrave pas la blessure ?" à "comment ne pas se blesser". La réalisatrice est lucide et parvient à intégrer les interventions parfois saugrenues de la salle (un ancien Casque Bleu, et puis aussi un adepte de la mutilation des soldats...). Elle insiste sur l'absence de généralisation: de très nombreux Casques Bleus sont témoins de ces crimes et en sont révoltés, tout en restant impuissants. Un discours raisonnable, sur un sujet pourtant horrible donc ouvert aux réactions instinctives et passionnées.

Difficile de sourire après tout ça. Mais nous ne pourrions plus dire que nous ne savions pas. Et il faut se forcer à se dire que ça peut s'améliorer: les Casques Bleus sont un progrès, ils ont aussi et c'est nouveau des règles de conduites; encore faut-il les mettre en oeuvre. Ils seront probablement toujours en retard d'un combat. Mieux vaut pourtant qu'ils soient imparfaits plutôt qu'inexistants.
par David Veldhuizen publié dans : Cinéma
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Mardi 3 juin 2008
Lundi soir, c'était la deuxième édition de "on fête mon CDI", et j'ai fait des progrès en terme d'organisation ! Très "Sciences Po" cette fois-ci, on se retrouve au Kashmir Café, dans le 10ème, où l'écran diffusant les clips indiens est un peu envahissant et bruyant. Mais comme promis par "Le Guide des rades les moins chers de Paris - 2è édition" (quespire éditeur), on y mange pour pas cher. Le service est... "original", des lassis à la rose arrivent sans qu'on les commandent, et il faut tout répéter au serveur. On regrette l'absence de desserts et de boissons style pressions. Le plus important, c'est qu'on discute. Grosse thématique sur les voyages faits ou à faire vers l'est (Pologne, Inde, Corée, Japon, Philippines...).

En sortant, des gouttes hésitent à se transformer en averses. Finalement pas de pluie. Le groupe réduit de moitié parcourt le boulevard de la Bonne Nouvelle en quête d'un endroit mieux achalandé en boissons et affichant ses tarifs (le premier critère est vite trouvé, la conjonction avec le second est plus compliquée, on devrait lancer la brigade de répression des fraudes dans ce coin !). Ce sera finalement un lounge à la musique sympa au départ, mais qui devient nettement moins amusante après, ce qui nous permet néanmoins de bien parler de l'Eurovision, reprenant pas mal des sujets abordés par tout ceux qui ont plus ou moins suivi la chose, par exemple en faisant du live blogging.

Et minuit arrive, et comme on est en début de semaine, il est temps de rentrer avant la suite des aventures.
par David Veldhuizen publié dans : Chronique
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Dimanche 1 juin 2008
Le mois de juin. J'ai l'impression que les exam' de fin d'année, c'était il y a dix ans (trois ans, en fait). Finir une année d'études, arriver au terme de certaines activités... Depuis plusieurs semaines (même avant mon départ aux Etats-Unis, en fait), je réfléchis un peu à mes activités extra-professionnelles. Avec le sentiment d'arriver au bout d'un cycle.

Une chose est sûre, mon engagement au MoDem est mort-né. J'ai fermé aujourd'hui les billets et les commentaires de mon blog politique, mes avis et coups de gueule sur l'actualité vont revenir sur ce blog, catégorie "actualité".

Le week-end prochain, l'association des Anciens de Sciences Po Lille, dont je suis un des membres les plus actifs (facile, on est une demi-douzaine de "piliers"), tient son Assemblée générale (la première depuis que j'en suis membre) à Lille. On prévoit aussi de bosser sur une stratégie à moyen terme et évidemment parler des dossiers courants. C'est une étape importante, il est nécessaire de redéfinir les priorités, les responsabilités, et les méthodes. J'en attends pas mal (j'espère pas trop), parce que c'est une "cause" qui me tient à coeur, mais je ne veux pas non plus perdre mon temps à remuer ciel et terre pour des résultats décevants.

Il y a ma participation à la chorale de ma paroisse. On a une échéance à la fin du mois, j'en serais, mais je m'y ennuie terriblement. Le groupe est globalement très sympa, mais j'ai besoin d'être un peu "tiré par le haut", et non de devoir toujours attendre les autres (or c'est ce que je fais au boulot, il faut donc que je "compense" cette "frustration" par des activités plus stimulantes).

C'est quelque chose de fondamental, ce côté "challenge", "émulation". Il va falloir faire des choix en conséquence. J'aurais le temps d'y réfléchir pendant l'été.

Enfin, dans ma paroisse, j'avais été contacté début avril pour entrer au "conseil presbytéral", le conseil d'administration de la paroisse. J'avais expliqué que je ne voulais pas donner ma réponse tout de suite et avais exposé mes avis sur plusieurs questions, y compris ma conception du rôle du pasteur. Des diplomates parleraient d'échange courtois mais franc, sans concessions, où on s'accorde à constater que des points de vue variés nourrissent le débat ! Ils avaient été surpris. Durant mon mois aux Etats-Unis, ma décision était prise, j'allais répondre "oui" à leur invitation. Ce que j'ai fait à mon retour. Oui mais voilà, je ne suis pas convoqué ni invité à la prochaine réunion du conseil (prévue ce mardi), alors que j'ai passé -encore aujourd'hui- pas mal de temps avec le président dudit conseil, lui laissant toute opportunité pour m'en parler. Alors on verra bien. S'ils veulent vraiment de moi, ils savent que je répondrais présent, mais avec mes convictions. Sinon, j'aurais bien d'autres choses à faire, et je suis bien libre d'aller trouver ce que je cherche ailleurs.

Bien sûr, dans l' "extra-professionnel", il y a le cinéma, les concerts, tout ça... mais je n'y suis que spectateur passif, ce qui n'apporte pas la même chose que des "activités" !

Donc pour reprendre le commentaire récent de zabriina, pour cette suite de 2008, j'ai comme "chantier" la remise à plat de ces différents engagements. M'investir dans des projets collectifs suppose que j'en retire quelque chose (ça a l'air cynique, c'est juste lucide), et je suis en train de revoir mes tarifs à la hausse... Etre un bon exemple, je veux bien; une bonne poire, non !
par David Veldhuizen publié dans : Chronique
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Samedi 31 mai 2008
Samedi 31
Paris 19, MK2 Quai de Seine

LE GRAND ALIBI
De P. Bonitzer (France, 2008)



Mon appréciation: 6/10

J'avais relu le roman d'Agatha Christie "Le Vallon" dont est inspiré ce film. C'est d'ailleurs un des billets les plus lus du dernier mois ! Le film délocalise et actualise l'action, et élimine Poirot dans l'opération. La trame reste cependant assez fidèle au roman, le "whodunit" est résolu de la même façon même si le dénouement est un peu différent. Je ne vous en dirais pas plus sur l'intrigue.

"Terne" est le qualificatif que j'ai envie de donner au film. Non pas du fait des acteurs (Lambert Wilson, Valerie Bruni-Tedeschi sont très bien, quant à Anne Consigny - qui joue aussi dans Un conte de Noël-, ce n'est pas son jeu qui est en question -au contraire-, mais son personnage, bien moins marqué que dans le livre; Miou-Miou est parfaite bien qu'à contre-emploi dans le rôle de la maîtresse de maison excentrique et/ou extravagante, vous choisirez), mais donc, comme je l'indique dans cette longue parenthèse, des simplifications des personnages d'une part, et d'autre part dans la photographie. J'associe "Le Vallon" (le livre) à des couleurs éclatantes, à des paysages anglais, et c'est vrai que la transposition en France, et le traitement de l'image fait perdre beaucoup de cette atmosphère.

Une adaptation qui ne démérite pas mais sans éclat non plus...
par David Veldhuizen publié dans : Cinéma
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Vendredi 30 mai 2008
Il y a un peu plus de deux ans, quand j'emménageais à Paris, l'agence immobilière m'avait expliqué que la fenêtre du studio devrait être rapidement remplacée. Normal, c'était une vieille fenêtre en bois, simple vitrage, qui s'apparentait à une passoire.

Cet hiver, après des pannes de chauffage dans l'immeuble cumulées à des grands froids, j'ai estimé que la fenêtre-qui-devait-être-remplacée devenait prioritaire (j'ai fait le constat qu'une relance semestrielle et non insistante ne portait pas de fruits). D'autant plus qu'avec un peu d'humidité, le bois jouait tellement que je ne pouvais plus l'ouvrir, pour aérer de temps en temps.

Grâce à ces arguments de bonne foi, un suivi régulier et suspicieux du dossier, et malgré le refus initial de l'artisan d'accepter les conditions du proprio, je n'aurais attendu "que" cinq mois entre la visite de devis et la pose de la nouvelle fenêtre. Une "bien", en PVC avec double vitrage (ce qui n'est pas du luxe, même au cinquième étage car les bruits des moteurs résonnent dans la rue un peu étroite). C'était ce vendredi matin, l'artisan était ponctuel et relativement efficace (bon, il a fallu que je lui fournisse un pansement quand il s'est coupé en démontant la vieille).

Vous n'échapperez pas au avant/après !





Bon, le blanc ne restera pas longtemps blanc, pollution oblige, mais je suis sûr d'avoir moins froid cet hiver... ;-)
par David Veldhuizen publié dans : Chronique
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Jeudi 29 mai 2008
Ce billet va "ressusciter" la rubrique "actualité", laissée à l'abandon depuis six mois... et ce n'est pas parce que j'écris sur mon blog politique (faudra que je le ferme, au passage), non plus !

Bon, j'ai toujours été passionné par l'actualité des médias. Alors bien sûr, quand Sarkozy, pour faire un coup, annonce la suppression de la publicité sur les télés du service public, je ne peux m'empêcher d'admirer le talent politique de piquer cette idée, plutôt de gauche a priori (la publicité, c'est le Grand Méchant Capital) (bon, il paraît maintenant qu'on peut oser dire être socialiste et libéral, faudra que j'en reparle), pour surprendre tout le monde. Y compris les ministres concernés, les pédégés etc. Evidemment, ça ne fait pas très sérieux. Mais bon... Une commission a même été créée pour faire comme si...

Depuis, entre Télérama, ou encore @rrêts sur images, que je consulte régulièrement (d'autres s'y sont sûrement mis, mais bon, je ne parlerais que de ce que je connais), les papiers et points de vue se sont multipliés et ne manquent pas sur le sujet. Il y a évidemment un nombre important d'enjeux.

Comme je n'ai ni l'envie, ni le temps, ni suffisamment de données pour commenter tous ces débats, quelques réflexions.

Je regarde peu la télé, y compris les chaînes du groupe France Télévisions. Si je devais faire la liste des programmes diffusés par France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO (que, comme tout métropolitain, je regarde encore moins que les autres, et j'ai tort) que je trouve "dignes du service public", voilà ce qu'il y a:
- côté informations, les JT façon France 3 (avec les différents échelons en journée, et le Soir 3, avec une vraie hiérarchie des sujets, un maillage important au niveau local et qui pourrait être développé à l'international); Envoyé Spécial (France 2), Complément d'Enquête (France 2), C dans l'air (France 5); on pourrait aussi ré-activer Arrêt sur images bien entendu (ex-France 5);
- côté divertissement intelligent (l'autre n'a pas sa place sur le service public), je salue Des chiffres et des lettres(France 3), Questions pour un champion (France 3)...
- côté culture, il y a l'excellent Une nuit au musée (France 5), toutes les émissions de JF Zygel (Boite à musique, Leçon de musique, etc. sur France 2 et France 4), parfois Des racines et des ailes;
- n'oublions pas, dans le volet "télé intelligente", C'est pas sorcier (France 3), un must absolu; les excellents Ce soir ou jamais (France 3)...
... et je pense que c'est à peu près tout (bon j'ai peut-être oublié quelques trucs, je compléterais au besoin !).

Alors bien sûr, il ne faudrait pas que France Télévisions diffuse uniquement ces programmes, en boucle. Parce que j'aurais du mal à quitter mon écran ! Mais si je devais dire quelle est la télé qui me ferait plaisir, c'est celle-ci. Et, au risque de choquer, je dirais même que je n'ai pas besoin de quatre cinq chaînes pour ça. Deux ou trois suffiraient amplement. Style France 3 pour l'information (avec un réseau international commun à RFO et France 24*, ça serait encore plus intelligent) et le "divertissement intelligent", France 5 pour le pédagogique et le culturel, et France 4 en agitateur de trucs un peu alternatifs, décalés, en somme avec un ton plus "léger". Un peu ce qui se fait à l'heure actuelle, mais plus assumé (pour ces trois chaînes). Dans mon esprit, une chaîne comme l'actuelle France 2 ne sert à rien (Je suis un peu dur, mais...). Privatisons-la, ça sera la même qualité (ça ne sera pas pire en tout cas), avec autant de pubs qu'aujourd'hui, et ça ne baissera pas le niveau du service public.

Autre exigence. Quand il s'agit de films et/ou de séries, étrangères: je ne comprends pas que le service public ne diffuse pas de version multilingues (parfois France 4 et France 5, Arte souvent, mais France 2 jamais). Multilingue, ça veut dire que chaque téléspectateur choisit s'il veut la version française mal doublée, ou la version originale avec la coloration musicale des voix d'origine et des chances de mieux entendre (et donc de connaître) de langues étrangères.

Voilà mes rêves.

On va dans la bonne direction: regardez, on remplace le divertissement bête à la Laurent Ruquier par le racolage vulgaire de Julien Courbet sur France 2... Pour moi, c'est se tirer une balle dans le pied. Pourquoi pas Cauet à la place de Julien Lepers ?

L'affreux rêveur a parlé. Lynchez-moi en commentaires !

(* encore plus fou: si France 3 était une chaîne d'info en continu, centrée sur le national et les régions, et France 24 centrée sur l'international, avec des décrochages mutuels, à quatre ou cinq reprises dans la journée; décrochages durant lesquels le journal des rédactions régionales et nationale de France 3 est diffusé sur France 24 pour les Français et amis de la France à l'étranger, et le journal des rédactions ultra-marine de RFO et internationale de France 24 diffusé sur France 3 pour "ouvrir les horizons" des métropolitains ? Moi je n'aime pas les doublons, alors gardons les mêmes moyens, mais mutualisons-les)
par David Veldhuizen publié dans : Actualité
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Mardi 27 mai 2008
Oui, il y en aura plusieurs. Je veux en effet marquer le coup de mon entrée dans le monde des "détenteurs d'un CDI".

L'objectif est ambitieux. Fou, même. Faire coïncider plein d'emplois du temps sur Paris relève du casse-tête.

Sur la grande vingtaine de personnes contactées, malgré l'heure tardive, malgré l'heure précoce, malgré la pluie, malgré la Fête des Voisins (là-dessus j'ai pas été prévoyant), nous étions huit ce soir au Paradis du Fruit. C'est pas mal, quand même. Surtout qu'on a eu du mélange des groupes habituels: anciens paliens bien sûr, mais pas seulement; anciens de Lille 2; un ami de quasi-enfance (bon d'adolescence); et ma soeur Nathalie. On a parlé de politique bien sûr, mais aussi d'ouvriers capverdiens, de foot, de majorettes (avec et sans majuscule), de cuisine "tendance" (j'ai d'ailleurs reçu mon premier livre de recettes, un moment historique !), etc. Merci à tous d'être venus !

Et pour les absents (faites gaffe, il arrive qu'on plaisante sur les absences de certaines), ce n'est que partie remise. La tâche est nettement plus facile: je n'ai "plus" qu'une douzaine d'agendas à accorder ! Et puis, j'ai à me rattraper, j'ai été pris en défaut sur l'organisation de ce soir. Oui, moi. Ce qui a fait dire qu'un CDI change un homme !
par David Veldhuizen publié dans : Chronique
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Dimanche 25 mai 2008
Dimanche 25 mai
Paris 20, MK2 Gambetta

UN CONTE DE NOEL
De A. Desplechin (France, 2008)



TELERAMA 1 - 2

Mon appréciation: 7/10

Dans le Télérama de cette semaine, seulement trois nouveaux films à l'affiche. Trois... Ca doit être la semaine la plus creuse de l'année, parfois on dépasse la douzaine. Parmi eux, un en compétition à Cannes (mais non primé, donc), et acclamé par le magazine. Un titre, un auteur, une ville, que je ne savais pas comment appréhender. "Un conte de Noël", en mai presque juin, c'est plus que bizarre. Desplechin, un nom que je catégorise par "a priori" dans les auteurs donc potentiellement très et trop élitiste (de plus, classé "Nouvelle Vague" par Télérama, ce qui est un repoussoir depuis que j'ai vu Pierrot le Fou, de Godard). Une ville où se déroule l'action, Roubaix, que je connais bien (forcément, six ans), mais qui peut servir de décor à des histoires plutôt glauques.

Bref. Le conte de Noël passe finalement très bien. Desplechin n'est pas incompréhensible, je lui en veux juste  (mais beaucoup) d'avoir ajouté ces effets d'optiques qui s'agrandissent, ces acteurs qui parlent directement au public, et ces didascalies qui, hormies les dates, ne servent à rien et sont donc exagérées (vraiment, s'il avait pu s'en passer, j'aurais mis 8/10 au film). Roubaix, avec l'hôpital, le parc Barbieux, la patinoire à Noël devant l'hôtel de ville, le Musée de l'art et de l'industrie André Diligent (aussi appelé La Piscine), mais aussi les rues (on aperçoit le Colisée rue de l'Epeule, et un bar de la rue des Arts, où j'ai habité). Pas de misérabilisme, pas d'enjolivements exagérés (certains quartiers étant très bourgeois, on peut y trouver la maison du film).

En plus, le casting, déjà impressionnant sur le papier (Deneuve, Mastroianni, Poupaud, Amalric...) est vraiment excellent. La bande-son, entre oeuvres classiques et très bon hip-hop, est géniale.

Ne reste que le scénario. Une famille se retrouve pour Noël; la mère vient d'apprendre qu'elle est malade et va mourir prochainement à moins d'une greffe. Les enfants, dont l'aîné est mort à six ans et dont le souvenir hante les esprits, sont des phénomènes: la deuxième a banni un des frères de la famille cinq ans auparavant; les autres n'ont rien dit. Tous se retrouvent, avec fiancés, concubins, enfants. Avec leurs souvenirs, leurs addictions. Un cocktail explosif, et pourtant. Alors bien sûr, on ne comprend pas tout. Il y a des mystères, certains qui se résoudront, d'autres qui demeureront. Il y a du ridicule (on rit, c'est une bonne surprise), quelques longueurs sur les 2h20 du film (certains de mes voisins soupirant d'ailleurs ostensiblement). Et malgré quelques données assez invraisemblables, on y croit. Vraiment. Encore bravo aux acteurs.
par David Veldhuizen publié dans : Cinéma
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Mardi 20 mai 2008
Vous vous rappelez, il y a quelques semaines, j'étais allé rendre visite à Denis et Lourdes à Rouen. Ils m'avaient montré des noms marrants de boutiques, que j'avais photographiées pour le site "Devantures".

La première avait été publiée début avril. La seconde l'a été ce lundi: cliquez ici !
par David Veldhuizen publié dans : Internet
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Lundi 19 mai 2008


Je poursuis mes re-lectures de polars avec le commissaire Maigret (après celui-ci, celui-là, ou encore ce livre). Le commissaire est ici en vacances à Vichy. En cure, pour être plus précis. Son médecin lui a conseillé de changer d'air, et de rythme pendant trois semaines. Le commissaire et sa femme se joignent aux colonnes de curistes et prennent leurs habitudes. Et bien entendu, il est impossible de ne pas essayer d'imaginer qui se cache derrière chacun de ses buveurs d'eau. Une "dame en lilas" (qui s'habille souvent avec cette couleur) l'intrigue particulièrement... et elle est retrouvée étranglée. Le responsable de l'enquête, un ancien adjoint de Maigret, trouve tout naturel d'inviter son ex-patron à assister aux interrogatoires. Pour le commissaire, c'est plus dur. Il est partagé entre ces mystères humains, et son souhait d'obéir à son médecin. Difficile de dire qu'il mène l'enquête. Mais quand les choses s'éclairent un peu, il lâche "J'espère qu'il sera acquitté...", un moment de franchise qui résume à lui seul l'état d'esprit du "curiste" Maigret. Derrière les drames, il n'y a en somme que des hommes et des femmes. Certains dangereux, d'autres malchanceux.

Ca me fait penser, sans lien direct, mais quand même... Lors de la conférence au Grand Orient de France, le Grand Orateur expliquait les conditions d'entrée/d'initiation. Parmi celles-ci, un casier judiciaire vierge... ce qui me choque: derrière l'affichage humaniste, on ne donne pas de seconde chance au condamné... alors que "se surpasser soi-même pour bâtir un monde meilleur", ça peut aussi se faire avec des anciens délinquants et criminels. "Aussi". Je pourrais aussi écrire "particulièrement" ! Cette condition m'a déçu.

par David Veldhuizen publié dans : Livres
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Dimanche 18 mai 2008
"Ce n'est pas parce que nous n'aurons pas le meilleur des mondes que nous ne pouvons pas oeuvrer à un monde meilleur", concluait, dans un accès inhabituel de lyrisme, un des responsables sortants de PRSF, lors de l'assemblée générale de l'association ce samedi. Après la réunion des "équipes-soutien" (ces groupes de donateurs et sympathisants de l'association) vendredi, deuxième journée de réunion ce samedi donc: assemblée générale le matin et conseil d'administration l'après-midi. Obligations formelles et statutaires, prises de becs préméditées et désorientant les débats, mais aussi séances d'auto-congratulations respectives... c'est comme ça que ça se passe, et ça pourrait être bien pire... et aussi tellement mieux... Je ne serais jamais content ? Non, j'espère juste que je resterais toujours exigeant...

Ambiance très studieuse à l'assemblée générale de PRSF

"Se dépasser soi-même pour un monde meilleur", martelait le Grand Maître du Grand Orient de France (les francs-maçons). C'était aussi ce samedi, dans le cadre de la "Nuit des Musées". J'avais rejoint Sophie et Nathalie pour l'occasion, n'ayant rien anticipé. Nous nous sommes rendus au Musée de la Franc-Maçonnerie, où était prévue à 22h une conférence de présentation de cette organisation qui fait vendre du papier à l'Express, au Point, au Nouvel Obs', etc. Il y a beaucoup de monde, notamment d'anciens paliens (Simon, Romain, Marc !). Un exposé intéressant, des questions (nombreuses) de la salle sans débordements (ce qui est remarquable). Une opération de comm', bien sûr. On ne me fera pas croire, comme le souhaiterait ce fameux Grand Maître, que les "mystères" et "secrets" auxquels on les associe n'ont aucun fondement... Parce que parmi leurs brillants membres, ils auraient largement de quoi vaincre sérieusement cette idée reçue, sauf si bien sûr elle était fondée sur du sérieux ! Enfin, la tendance actuelle à "plus de transparence" est plutôt une bonne chose. Mais durera-t-elle ?

Devise républicaine, Marianne, triangle, quelques-uns des symboles maçonniques

Nous terminons la soirée par la visite du musée Guimet, spécialisé dans l'art asiatique. Bien sûr, je n'y connais rien, et n'y serais pas allé en-dehors d'une opération comme la "Nuit des Musées" (ce qui prouve son utilité !). Je l'ai trouvé plutôt bien conçu, même si l'objectif "estampes japonaises" n'a pas été vraiment atteint. Pierres des temples cambodgiens, armures samouraïs (rien à voir avec la collection du Met, mais quand même), paravents, peintures coréennes, vases chinois, scuptures hindoues... Des amis allemands de Nathalie nous ayant rejoints, l'un d'eux me dit qu'une des scuptures d'une divinité hindoue aux innombrables bras, couverte d'or fin, est une des pièces favorites de Sarkozy: à chaque bras sa Rolex ! Pareil pour les divinités à plusieurs têtes, pour les paires de Ray-Ban ! Une visite décidément iconoclaste, je n'hésite pas à montrer que la position du lotus (eh oui, il y a plein de Bouddhas) est super simple pour moi, et je compte les bras des autres statues... Ca m'a bien amusé... même si bien sûr ce n'est pas très respectueux des oeuvres et civilisations concernées. Il faudrait que je fasse une visite plus sérieuse (et guidée, parce que je répète que je n'y connais vraiment rien) pour me faire pardonner !

attention chien méchant !

après le "monstre" cambodgien, un cavalier et sa monture...
impressionnant de réalisme pour un objet réalisé il y a deux mille ans environ


le musée Guimet a été rénové récemment, et c'est réussi !

j'ai trouvé ce paravent superbe...

tu me cherches ?

moi aussi, je sais me mettre en lotus !

c'est cette dernière statue, très "bling-bling" qui est "Rolex-ready" ;)
par David Veldhuizen publié dans : Chronique
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Jeudi 15 mai 2008
Il y a quatre mois, dans mon billet "Et en 2008 ?", je donnais deux "grands" projets pour cette année.

Les Etats-Unis. C'est fait. Et vous le savez si vous avez consulté ce blog ce dernier mois !

Le CDI. C'est fait aussi. Prévu depuis mars, effectif depuis le 1er avril (sans blague), et signé formellement ce matin. Je fêterais l'évenement (un CDI dans la France du 21ème siècle, c'est rare; au siège d'une ONG, encore plus) prochainement... et merci pour les nombreux messages de félicitations sur Facebook ces dernières heures !

Ces objectifs 2008 étant atteints, c'est de bon augure pour la suite.
par David Veldhuizen publié dans : Evénements-clés
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