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Samedi 4 juillet 2009
Après les Pyrénées, direction la Lombardie avec Antoine et Aurélie pour la deuxième partie de mes vacances.

Départ ce samedi matin en train pour Milan où nous rallierons le Lac de Côme. Au programme, lac de Côme, lac Majeur, Milan, et plus si nous avons le temps (lac de Garde, Vérone...). Retour le 13 juillet. La première fois que je mettrais le pied en Italie !

Par David Veldhuizen - Publié dans : Chronique
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Vendredi 3 juillet 2009
Le Bataclan m'avait laissé assez furieux... En ce début juillet, la programmation est alléchante: Regina Spektor le 1er, que je manque à mon immense regret, suivie de Vincent Delerm, un concert que la miss attendait depuis longtemps. Nous y allons ce vendredi soir, elle profitant de son séjour parisien, moi glissant le concert entre deux destinations de vacances.

La première partie est assurée par Ed Laurie, chanteur britannique accompagné d'un bassiste et d'un batteur. Ca me fait un peu penser à du Jack Johnson en plus mélancolique. Un des titres est dédié à George W. Bush... et un autre à un certain Albert, qui, décidément, poursuit Mélie ! C'est très sympa, même si encore une fois, la sono (en particulier de la basse) est très mauvaise (je ne comprends pas comment une salle comme le Bataclan arrive à massacrer autant de la musique).



Après 30 petites minutes d'Ed Laurie, place au "Music Hall" de Vincent Delerm et ses deux complices multi-instrumentistes (dont Ibrahim Malouf, remarquable). Une vraie scénographie pour des chansons des différents albums (je connais surtout les premiers), et la salle est rapidement conquise. Hommages à Tati (Les vacances de M. Hulot, Mon oncle) (j'aime !!!), et clins d'oeils habituels à Alain Souchon, Fanny Ardant, et les centaines de personnages de ses chansons. Au détour d'une d'entre elles, on s'aperçoit que la salle est majoritairement composée d'enseignants et d'électeurs d'Europe Ecologie. Surprenant ? Heu... Distribution de Michoko (après les éventails dans la file d'attente), interludes comme au cinéma d'autrefois, Vincent Delerm sort le grand jeu. Après de multiples rappels, une cinquantaine de fans absolument déchaînés obtient encore une chanson. Un concert franchement réussi !








Par David Veldhuizen - Publié dans : Musique
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Vendredi 3 juillet 2009
(Suite de ce billet)


Pour faire simple, vous n'avez qu'à suivre ce lien vers 48 photos légendées...
Par David Veldhuizen - Publié dans : Chronique
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Jeudi 2 juillet 2009
Une semaine sans ordinateur, sans Internet, et même sans téléphone portable (pas de réseau SFR à Oust), ça laisse du temps pour lire tranquillement.

J'ai donc redonné sa chance au Dernier monde de Céline Minard, que j'avais eu du mal à apprécier dans des conditions peu optimales (entre deux stations de métro). Parce qu'en plus de ma pile de livres à lire, j'ai aussi une pile de livres à "relire", heureusement moins importante, mais qui descend lentement car ce sont surtout des ouvrages qui demandent un minimum de concentration...

Bref, cette deuxième lecture a été moins décevante. Parce qu'en effet, le récit dispose d'un rythme, autour de "chapitres" (non numérotés, non titrés), avec des passages vraiment prenants, des prouesses de style autour de métaphores filées (la destruction du barrage des Trois Gorges et un long rapport sexuel conclu par un orgasme), d'assonnances, alittérations et autres figures... Bien sûr, plein de références m'échappent encore (et probablement pour plusieurs années), mais cela me déconcerte moins qu'il y a deux ans.

Voir mes précédents billets sur ce livre: première lecture - rencontre avec l'auteur
Par David Veldhuizen - Publié dans : Livres
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Jeudi 2 juillet 2009
Comme annoncé, je suis parti une petite semaine avec mon frère dans les Pyrénées ariégeoises. Nous sommes de retour depuis mercredi soir.

Au camping "mettez-vous où vous voulez", la saison n'a pas encore commencé (ce week-end, ce sera le cas, et la semaine d'après, le Tour de France passe dans la vallée, autant dire que le calme ne doit pas durer). Nous sommes à Oust, dans la vallée où coulent - notamment - le Garbet, le Salat, l'Allet...

Le premier jour (vendredi), nous commençons par un tour à l'office du tourisme du village voisin, Seix (les deux villages alternent la permanence de l'office du tourisme en basse saison). Après l'acquisition d'un topo-guide qui nous sera très utile pour toutes les randonnées, nous allons découvrir les bords du Salat. Une fraîcheur appréciable, et nous re-découvrons la marche dans les sentiers à peine fréquentés. Heureusement, au départ, plusieurs habitants des lieux nous ont mis sur la bonne voie, parce qu'après, c'est à peine si nous avons rencontré un berger avant de terminer notre parcours par de la forêt.

Samedi, on prend la voiture pour monter un peu. Le chemin forestier de 10 km, non bitûmé, plein de cailloux et d'ornières, sera parcouru avec une vitesse moyenne de 15-20 km/h. Cela ne suffira pas pour éviter d'abîmer ma 206, qui n'est pas un véhicule tout-terrain (eh non). Au retour, j'apprends que le pot catalytique est à remplacer... Mais le paysage sur le Tuc de Peyre Mensongère (1500 m) vaut le détour. C'est de la haute montagne, des vaches paissent sur les chemins. Mon frère et moi, en contournant les bovins, perdons le bon chemin. Nous en sommes quittes pour une belle après-midi, des coups de soleil, un parcours incomplet... et surtout de très beaux panoramas !

Le même jour, nous allons visiter deux fermes d'éleveurs de chèvres, où sont fabriqués des fromages. On voit les pâturages, les bergeries, les animaux, dans l'une des fermes on assiste à la traite, et on est invité à voir les installations et les caves où sont affinés cabrits, tommes, et autres merveilles culinaires. Bio, qui plus est. Un moment fort pour deux grands amateurs de fromage, même si l'accès aux fermes demandait un peu de persévérance !

Une des deux destinations principales des touristes dans cette région du Haut Couserans est la Cascade d'Ars, fréquentée également par les curistes d'Aulus-les-Bains. Emportés par notre enthousiasme, nous dépassons le pied de la cascade et gravissons un chemin de grande randonnée (le fameux GR10, que nous suivrons à plusieurs reprises dans la semaine), assez abrupt et rocailleux. Là encore, au bout de l'effort, le réconfort, avec la magnifique passerelle d'Ars. C'est LE point de pique-nique, et nous ne dérogeons pas à la coutume du lieu. Le cadre est de toute beauté. Nous redescendrons par le même chemin, sauf sur la dernière portion où nous sortons du sentier "tous publics" pour le GR10, complètement désert.

Lundi, nous partons pour le cirque de Cagateille, la deuxième attraction de la vallée. La balade "minimale" étant courte, nous voulons prendre le GR10 un peu plus tôt qu'indiqué. Impossible de trouver son entrée ! Le balisage est nettement insuffisant dans le sens de la montée. Du coup on reste sur la route, avec un temps très orageux et donc assez désagréable. Jusqu'à ce que nous rejoignons le parcours normal. Là aussi, pique-nique sur un site magnifique, mais un orage guette et nous commençons le retour... cette fois-ci en ayant bien trouvé le GR10, bien plus sympathique... avant d'être, à nouveau, sans balisage sur plusieurs centaines de mètres. L'orage nous rattrape, mais sans faire plus que mouiller les K-Ways.

Enfin, nous terminons nos cinq jours par une nouvelle journée en haute montagne. Au départ d'Aulus-les-Bains, sur la route du col d'Agnès, un incontournable du cycliste grimpeur (et donc du Tour de France), après quelques dizaines de lacets, nous voilà marchant (sur le... GR10) direction le port de Saleix, puis le Mont Ceint (ou Pic de Girontos), culminant à 2088 mètres. On touche même quelques neiges éternelles, un 30 juin ! Nous croisons des troupeaux de chevaux, de moutons, de chèvres, sans aucune susceptibilité. Après le port de Saleix, et donc pendant plus de trois heures, nous serons seuls sur le chemin, à profiter de la météo idéale et des points de vue de tous les côtés.

Dès demain, des photos de cette première partie de mes vacances, où, vous l'aurez compris, il a beaucoup été question de montagnes, de cours d'eau, de marche sur des sentiers au balisage incertain...
Par David Veldhuizen - Publié dans : Chronique
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Jeudi 25 juin 2009
Départ ce jeudi matin pour une semaine, avec mon frère, direction les Pyrénées ariégeoises.

On campera à Oust et on devrait profiter de la montagne pour faire de la marche.

A très bientôt !

Par David Veldhuizen - Publié dans : Chronique
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Mercredi 24 juin 2009

Russell Banks est un spécialiste des nouvelles et autres fictions assez courtes. Ce livre de 1991 est un roman de près de 330 pages... mais décomposé en cinq récits par quatre personnages différents, ce qui fait que chaque partie pourrait constituer une nouvelle. De beaux lendemains ? Pas évident pour les habitants du village de Sam Dent, dans l'Etat de New York. Un accident du bus de ramassage scolaire tue plus d'une dizaine d'enfants (le nombre exact ne compte pas pour l'auteur, même s'il apparaît une ou deux fois), en blesse d'autres, et brise par ricochets des familles.

Un accident de la route, quatre destins différents mais tous liés à ce moment dramatique, qui sont suivis tour à tour... Cela ressemble à s'y méprendre à une trame scénaristique pour Inarritu ou Arriaga (je pense à Amours chiennes, 21 Grammes, et indirectement à Babel et Loin de la terre brûlée). En immersion avec la conductrice du bus - choquée, mais est-elle victime ou responsable ? -, avec le garagiste vétéran du Vietnam - père de jumeaux disparus dans la tragédie-, avec un avocat spécialisé dans les procès de ce type et qui rêve d'indemnités fantastiques ("pour dissuader ceux qui n'ont pas assumé leur responsabilité", dit-il), et avec une rescapée qui a perdu l'usage de ses jambes alors qu'elle était avant la cheerleader et la Miss du coin...

Immersion écrivais-je, car comme d'habitude avec Russell Banks, on accompagne chaque personnage dans les méandres de ses pensées, de ses souvenirs. C'est toujours très crédible, donc réussi. Et puis, à la différence d'une succession de points de vue sur un même événement, l'intrigue évolue, celle de savoir si et comment les responsabilités seront identifiées, avec le constat des limites du système judiciaire aux Etats-Unis (non pas pour ses effets, mais plutôt pour son esprit - confrontation entre deux camps plutôt que recherche de la vérité, avidité des avocats, etc.).



Pour en savoir plus:
Ce que j'ai déjà lu de Russell Banks: Histoire de réussir - L'ange sur le toit
L'auteur sur Wikipedia
Site éditeur
Par David Veldhuizen - Publié dans : Livres
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Lundi 22 juin 2009
La Fête de la musique à Paris, troisième édition en ce qui me concerne. En 2007 et en 2008, le programme était de se retrouver à quelques-uns avec quelques repères et de vagabonder... l'esprit de la fête en général, avec quelques bonnes surprises, mais finalement beaucoup de concours de décibels. Cette année, petit changement. Un programme à la fois peu ambitieux, mais qui se mérite quand même (quelques files d'attente)...



On se retrouve d'abord à 14h15 au Théâtre du Châtelet. A 15 heures, Jean-François Zygel (dont je suis un inconditionnel) enregistre Les clefs de l'orchestre avec l'Orchestre Philarmonique de Radio France (dont je suis aussi un habitué), dirigé par Christian Vasquez. En effet, les excellentes émissions de vulgarisation de la musique classique animées par J.-F. Zygel (Les clefs de l'orchestre, La leçon de musique), diffusées sur France 2 à des heures indignes, sont enregistrées en public tout au long de l'année. A des horaires peu pratiques néanmoins, et moyennant quelques euros. 21 juin oblige, c'est gratuit. D'où la nécessité d'arriver bien en avance pour être sûrs d'entrer. Finalement ça ira, on sera très bien placés.

Au programme de cet après-midi, deux poèmes symphoniques ultra-connus, la Danse macabre (1894) de Camille Saint-Saëns, et l'Apprenti sorcier (1897), de Paul Dukas, immortalisé par Walt Disney (qui n'a décidement fait que copier les maîtres). Les deux pièces font chacune 10 mn, J.-F. Zygel les décortique d'abord, thème par thème, avec l'aide des différents pupitres de l'orchestre. C'est naturellement très instructif, et un régal pour les oreilles.


Pour en savoir plus:

Site de l'émission sur France Télévisions
Site de l'Orchestre philarmonique de Radio France
Wikipedia sur Camille Saint-Saëns / sur l'oeuvre


Wikipedia sur Paul Dukas / sur l'oeuvre



Sortis du théâtre du Châtelet, c'est l'heure du goûter pour Aurélie et moi (Sophie et son amie partent courir en musique). Défilé de centaines de CRS et autres gendarmes, omniprésence et tapage diurne par un hélicoptère de la sécurité civile en vol stationnaire pendant plus d'une heure juste au-dessus des Halles, c'est désagréable au possible, on se croit en plein sommet international, ou sous la menace d'une armée de casseurs. En tous cas, il est évident que Michèle Alliot-Marie est plus écoutée que Christine Albanel: le concerto de matraques plutôt que la musique qui adoucit les moeurs... Quelle époque.

A 18h, la file est déjà longue boulevard des Capucines, à quelques dizaines de mètres de l'Olympia. Là encore, concert exceptionnel et gratuit, là aussi avec le service public, car c'est la radio FIP qui organise, pour la sixième année consécutive, un concert avec des artistes que la station soutient dans ce lieu mythique. Les portes s'ouvrent vers 19h, et si le balcon est pris d'assaut, nous trouvons place aux premiers rangs de la fosse. Le concert débute à 20h.


Le premier groupe ne doit sa (relative) notoriété qu'à la présence d'Yvan Le Bolloch (de Caméra Café). Ca s'appelle Yvan Le Bolloch et Ma guitare s'appelle reviens, ça s'inspire de la musique gitane, c'est sympa et gentillet, mais la moitié des gens sur scène ne servent à rien, sauf au spectacle. Mais ça met un peu d'ambiance.



Le groupe est suivi de La chanson du dimanche, deux ressorts hirsutes au fan club particulièrement enthousiaste (les fans clubs de chacun des artistes se relaiera aux premiers rangs pendant la soirée, c'est assez marrant). Là encore, musicalement c'est très basique. Un sampler et une guitare, et c'est parti pour faire chavirer la fosse, sur des textes à la simplicité désarmante. Ca bouge, ça fait sourire, et puis c'est à peu près tout.


Une petite pause puis on change vraiment d'atmosphère. Babx fait, comme les précédents groupes, son premier Olympia. Dans une version très calme, le leader du groupe me fait un peu penser à M (en vraiment moins rock...). Les groupies sont essentiellement des adolescentes (ce sera pareil après, ce n'était pas le cas avant). J'avais déjà entendu un ou deux titres, sur FIP naturellement, et ça m'a bien plu. Petit hommage à Alain Bashung, mais aussi des textes de Voltaire et de Beaudelaire, c'est "clââââsse" (Mélie ?).



Enfin, Arthur H. entre en scène. Seul, au piano ou à la guitare. Sa voix et ses textes le confirment d'emblée comme la star de la soirée. Des chansons à textes dans la pure tradition française, avec des rythmes bluesy ou plus américains, il maîtrise. "Cosmonaute père et fils" chantée à l'occasion de la Fête des pères. Un très bon moment.



La soirée FIP se poursuit, sans nous, un peu fatigués, avec l'afro-beat de Fanga...

Pour en savoir plus:
Site de FIP
Yvan Le Bolloch et Ma guitare s'appelle reviens: Wikipedia / Site / MySpace
La chanson du dimanche: Wikipedia (où l'on évoque - logiquement - les Fatals Picards) / Site / MySpace
Babx: MySpace
Arthur H.: Wikipedia / Site / MySpace



Je suis vraiment content de cette Fête de la musique, car avec le programme suivi, j'ai pu profiter de très bonne musique dans des conditions optimales. Pas la quantité (d'artistes, de décibels) qui compte, mais la qualité. Elle était au rendez-vous.
Par David Veldhuizen - Publié dans : Musique
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Vendredi 19 juin 2009
Vendredi 19 juin
Paris 20, MK2 Gambetta

LASCARS
Animation, de A. Pereira Lazaro et E. Klotz (F, 2009)


Mon appréciation: 8/10

Si on ne devait garder qu'une expression pour qualifier Lascars, c'est "de la dynamite". De l'animation très originale avec des images franchement réussies (Télérama explique qu'il s'agit d'un mélange de 2D, de 3D et de prises de vue réelles - le résultat est formidable), un scénario sympa (avec des personnages tous plus déjantés les uns que les autres, jeunes femmes en particulier), et des dialogues d'anthologie... "De la dynamite", car Lascars déborde d'énergie, visuelle, sonore... un effet Red Bull puissance mille !

Un film hilarant sur les mésaventures estivales de quelques jeunes de banlieue, sans naïveté mais avec une réelle tendresse, je n'étais pas prêt à y croire. Pourtant, c'est possible. Je suis impressionné, conquis.


Par David Veldhuizen - Publié dans : Cinéma
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Jeudi 18 juin 2009
Je passe beaucoup d'heures ces jours-ci devant des écrans d'ordinateur. Rien d'exceptionnel et d'inhabituel, même si depuis deux-trois semaines, il s'agit uniquement de tâches nécessitant un ordinateur (rédiger un dossier peut être manuscrit, par opposition).

En effet, je suis arrivé au terme d'un projet qui traînait depuis deux ans environ, à savoir la mise en place d'un Intranet pour PRisonniers Sans Frontières. Cela traînait pour toute une série de raisons, certaines indépendantes de ma volonté, mais il y avait un obstacle technique que je n'arrivais pas à surmonter. Je souhaitais utiliser SPIP, un CMS particulièrement répandu avec lequel je suis déjà assez familiarisé (pour le site de l'Association des Anciens en particulier), mais qui a deux niveaux: celui du rédacteur de pages lambda, et celui du concepteur de site, en capacité de modifier la mise en page, les couleurs, bref, tout ! Cette deuxième étape, je l'ai enfin atteinte, et je suis maintenant expert en squelettes, feuilles de style en cascades (CSS) et fonctions PHP/SQL de base. Je pourrais ajouter ce savoir-faire à mon CV avec assurance !

Dans la foulée de ce site Intranet pour PRSF (qui permet de mettre à disposition des documents de travail à tout moment pour les responsables de l'association, tant en France qu'en Afrique), je travaille sur une nouvelle version du site Internet (donc destiné au grand public) de PRSF (la précédente version est "statique", digne de l'Internet des années 95-98; avec SPIP, on va entrer dans le troisième millénaire). Et je rafraîchis significativement le site de l'Association des Anciens, dont la maquette commençait à accuser un certain âge (plus de trois ans, en "vie Internet", c'est dinosauresque).

* *
*

La Toile fait beaucoup parler d'elle. Hadopi retoqué, c'est bien fait pour le gouvernement. Et Guaino est d'une mauvaise foi qui devrait être punie par la loi ("la jurisprudence du Conseil Constitutionnel déconcerte les meilleurs juristes"...). Qu'aurait-il inventé si le Conseil constitutionnel avait été nommé dans sa majorité par la gauche ? Un complot soviétique, probablement.

Mais c'est bien sûr ce qui se passe en Iran qui mobilise. Les interventions des utilisateurs confirmés des réseaux sociaux sont demandées. Et je m'interroge, sur La weberaie, sur la faisabilité de faire reconnaître (et donc protéger) Internet comme "bien public mondial", en tant qu'instrument de la démocratie. Vous en pensez quoi ?

Je suis d'assez près tout ce qui se passe dans cette région du monde ces temps-ci. Je me mets même à acheter et lire Courrier International. OK, je connais les petites mains qui oeuvrent dans l'ombre pour nous rendre intelligible ce qu'il se passe à Téhéran... ça n'enlève rien à la qualité du travail !

Monde perse toujours
, samedi dernier, le Comptoir des Mots organisait une rencontre-dédicace avec Zoyâ Pirzâd, célèbre écrivain irano-arménienne. Son dernier livre, Le goût âpre des kakis, semble excellent; en tous cas il a fait plaisir à celle à qui je l'ai offert ! Et quelques jours plus tard, une ancienne camarade de promo me demande mon avis sur les rencontres avec Zoyâ Pirzâd ! A very small world, indeed.

* *
*

Samedi dernier, après la dédicace, c'était la fête d'anniversaire des Drôles de Dames, l'événement de la mi-juin durant lequel trois (ou cinq) anniversaires sont célébrés. L'an dernier, je l'avais manqué... mais on se retrouve d'une année sur l'autre quand même, et on s'amuse bien. C'est un peu le symbole du début de l'été.

D'ailleurs je commence mes congés vendredi soir ! Plus de trois semaines pour souffler, entre Paris, Poitou, Pyrénées et Lombardie (le "Sud" du titre de ce billet !). Tout un programme, vous en aurez naturellement des échos. Mais pour l'instant je vous ai mis plein de liens dans les précédents paragraphes, ça vous occupera de tous les visiter !
Par David Veldhuizen - Publié dans : Chronique
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Mercredi 17 juin 2009
Mercredi 17 juin
Paris 19, MK2 Quai de Seine

AMERRIKA
De C. Dabis (USA, 2009)




Mon appréciation: 7/10

Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un film un peu original sur le rêve américain. Mouna, banquière en Cisjordanie, divorcée, vit avec son fils Fadi, sa mère et son oncle. A l'heure où les Etats-Unis bombardent l'Iraq, où le mur de la honte est érigé par Israël, terreau de haines pour des décennies, Mouna reçoit une lettre qu'elle avait oublié, qu'elle n'attendait plus: oui, elle est autorisée à aller aux Etats-Unis. Elle pourra rejoindre une partie de sa famille, établie depuis 15 ans dans l'Illinois. Elle hésite, mais l'avenir de Fadi sera sûrement meilleur chez l'oncle Sam. Mouna et Fadi débarquent donc aux States, terre de liberté et d'opportunité... mais aussi peuple devenu parano, qui voit Al Qaeda dans chaque Arabe. Trouver un job, se faire accepter à l'école, ça n'est pas aussi facile que prévu. Mais Mouna s'accroche. Au prix de quelques mensonges, de quelques risques, de quelques erreurs.

Sans révéler la fin, je peux vous dire que le film ne tranche pas: la greffe a-t-elle pris, ou non ? Faut-il rester près de ses racines ou tenter sa chance à l'étranger ? Dans les deux cas, des épreuves sont à prévoir.

Amerrika est un film "intelligent", qui oscille entre comédie et drame (sans tomber dans le mélo), qui évite quelques écueils, qui est porté par son actrice principale. Qui a été apprécié à Cannes et dans d'autres festivals, à raison.

Par David Veldhuizen - Publié dans : Cinéma
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Vendredi 12 juin 2009
Vendredi 12 juin
Paris 19, MK2 Quai de Seine

SUNSHINE CLEANING
De C. Jeffs (USA, 2009)



Mon appréciation: 6/10

Albuquerque, Etats-Unis. Une ville ordinaire. Nous sommes dans les "classes moyennes du bas", c'est-à-dire où il y a du boulot, une maison, une voiture, mais c'est limite. Une voiture: un van. Une héroïne qui se répète qu'elle est une "winneuse". Un grand-père loufoque, fervent "supporter" de son petit-fils. Et puis une idée insolite... non, ce n'est pas la petite Olive qui va concourir à Little Miss Sunshine, mais Sunshine Cleaning, qui revendique clairement (jusque dans le titre et sur les affiches) l'héritage du premier, réalisé par John Dayton et Valerie Faris.

Ici, une mère célibataire gagne sa vie en faisant des ménages. Son amant est flic, et lui passe un tuyau: le nettoyage des "lieux de crime", c'est un marché très porteur. Rose et sa soeur (à moitié droguée) montent donc Sunshine cleaning, et découvrent le métier, ses règles, ses risques (à cotoyer les morts violentes, on se rappelle quand on a vécu un épisode traumatisant, dans l'enfance). Pendant ce temps, le fils de Rose, renvoyé de son école (ce qui oblige à l'inscrire dans le privé, accélérant la création de Sunshine cleaning) s'initie au business aux côtés de son grand-père.

Le film est marrant, surtout dans sa première partie, mais beaucoup moins que Little Miss Sunshine. A copier autant ses recettes, et en passant par une partie "mélo" un peu longuette, Sunshine cleaning manque de "personnalité", ce qui est dommage; le potentiel du scénario aurait probablement pu être approfondi et mieux exploité. Dommage, l'idée était bonne, il y a plein d'autres bons choix (casting, musique), mais on sent un manque d'audace, de prise de risque, de courage.

Par David Veldhuizen - Publié dans : Cinéma
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